Montreal La voix des images, Exposition Collective-Group Exhibition 3 novembre 2017 11:00-17 novembre 2017 19:00, Exposition LA CENTRALE galerie Powerhouse LA CENTRALE galerie Powerhouse.

LA VOIX DES IMAGES
EXPOSITION COLLECTIVE
Virginie Jourdain (Montréal) – Commissaire
Hugo Santerre (Montréal) – Commissaire
Exposition du 3 novembre au 1er décembre, 2017
Vernissage Vendredi 3 novembre, 18h à 21h

ARTISTES:

ELOISA AQUINO, CARO CARON, MIRA FALARDEAU, COCO GUZMAN, LISA MANDEL, DIANE OBOMSAWIN, SYLVIE RANCOURT, CHRISTINE REDFERN, LIV STRÖMQUIST

Collective et pluridisciplinaire, sollicitant les œuvres et les voix d’artistes locales et internationales, cette exposition tisse et croise différentes pratiques affiliées à la bande dessinée actuelle. Les artistes convié.e.s par ce projet participent à la scène contemporaine et leur travail est diffusé par des maisons d’édition, présenté dans des expositions, publié dans la presse écrite ou sur le web, ainsi qu’exposé autant au sein d’institutions culturelles que dans des événements et lieux auto-gérés.

La voix des images, en s’inscrivant dans l’espace d’une galerie, souhaite faire résonner une pluralité de stratégies narratives féministes et de processus créatifs graphiques souvent dévalorisés par le milieu de l’art actuel, alors que ces pratiques ont pourtant largement influencé et impulsé le déploiement de représentations dissidentes et de récits alternatifs, symboliques, politiques et culturels. En d’autres termes, constatant le manque de reconnaissance pour la bande dessinée, l’art graphique ou le zine, l’exposition tient donc à rendre hommage à ces démarches qui ont contribué à bouleverser le champ des arts visuels et notre rapport aux représentations et aux narrations biographiques, fictionnelles ou documentaires.

En partenariat avec la librairie féministe L’ Euguelionne http://www.librairieleuguelionne.com

COMMISSAIRES:

À travers sa démarche artistique et ses recherches, Virginie Jourdain tente d’interroger l’autorité des hiérarchies, des genres, des pratiques, des récits et s’intéresse à décrypter les discours courants et les expertises culturelles et politiques. sa pratique d’artiste et de travailleuse culturelle compte le commissariat comme activité récurrente et ce au Canada et ailleurs, avec comme grille d’analyse (et boîte à outils) les féminismes et les modes d’organisations collectives et horizontales.

Hugo Santerre est né et vit (encore) dans le quartier Rosemont, à Montréal. Libraire depuis maintenant quelques années, son emploi lui assure, pour sa plus grande joie, de corpulentes bibliothèques et de nombreuses heures de lecture. Sur son bureau et dans ses tiroirs, des vestiges d’anciens travaux, des bouts de papier aux airs officiels et un certain document boudiné signalent qu’il a un baccalauréat (Université de Montréal) et une maîtrise (UQAM) en histoire de l’art. Son intérêt pour la bande dessinée et les féminismes le mène à poursuivre des projets un peu fous.

ELOISA AQUINO est une artiste et créatrice de zines brésilienne-canadienne qui vit et travaille à Montréal, où elle dirige la maison de micro-édition B&D Press. Elle est née à São Paulo (Brésil), où elle a produit des zines et travaillé comme journaliste et traductrice, avant de déménager à Montréal pour entreprendre une maîtrise en communication. Ses œuvres se composent d’histoires illustrées s’articulant autour d’enjeux queers et présentant majoritairement des récits réfléchissant à la marginalité. Elle est surtout connue pour sa série de zines The Life and Times of Butch Dykes.

CARO CARON se nourrit de tout petits riens, de fonds de poches, de trouvailles, de trésors ignorés des regards distraits. Illustrations, BD, peintures, gravures, collages, murales, body painting, décors de scène atypiques pour événements déjantés sont autant de langages graphiques qui servent sa signature subversive et provocatrice, brodée de poésie kitsch… Caron fait partie de l’organisation du Carnaval et des productions Carmagnole depuis 2001. Elle a été du collectif En Masse, notamment pour l’exposition Big Bang au Musée des beaux-arts en 2012. A exposé en 2013 à la galerie GAO dans le cadre de l’exposition « Choix du Président » commissariée par Robert Poulain, et à la galerie Yves Laroche. Elle a eu plusieurs expos solo dont à l’Usine C, au Cheval Blanc, au Divan Orange, à la galerie ELLEPHANT et a participé a de nombreuses expos de groupe et publications de BD et fanzines de la scène underground de Montréal. Elle est aussi maquilleuse artistique et parfois scénographe (en ce moment pour la troupe de théâtre Momentum).

MIRA FALARDEAU Tendre enfance pleine de voyages. France, États-Unis, Suisse, Angleterre, Italie. Parfois de longs séjours. Parents intellos qui aiment discuter tard en buvant du bordeaux et en fumant des gauloises avec leurs amies et amis. Anne Hébert, Gabrielle Roy, Jeanne Lapointe. Des hommes aussi, mais les femmes m’ont plus marquée. Elles m’ont formée, elles m’ont ouvert la voie. Et la voix. Des mots, des images, du rire. Commencer à publier des dessins et des ironies sur les femmes. Être au cœur de cette grande avancée des femmes. Réaliser qu’on nous lit, qu’on nous rit. Que notre parole a un sens. Avoir peur de ce pouvoir. Lâcher. Revenir avec une autre parole. Enseigner. Écrire. Se battre encore car la parole des femmes a encore du chemin à faire tout autour du monde.

COCO GUZMAN ont appris son premier long poème à l’âge de 4 ans. Ce poème était à propos d’un pirate qui faisait l’éloge de la mer. C’’est probablement grâce à ce poème que Coco sont devenu amoureux de la mer, et des conteurs passionnés de l’histoire de ceux qui n’ont pas leur place dans la société normalisée. Les histoires de Coco se sont principalement développées par le dessin et elles ont graduellement pris la forme de zines, de romans graphiques, de murales, d’’animations et d’’expositions. Les travaux de Coco ont été présentés dans de nombreux lieux célèbres, mais ils ont surtout été lus dans un grand nombre de lits, de chambres et de maisons queers en Europe, en Amérique latine et en Amérique du Nord.

LISA MANDEL a eu 40 ans cette année, l’âge de la maturité… C’est pour ça que depuis quelque temps, elle tient un blog sur lemonde.fr, pour y faire de « la BD du réel », genre très à la mode qui consiste à faire du reportage en bande-dessinée. Mais comme elle se plaît à le dire elle-même dans les cocktails mondains très prisés du 9e Art : « c’est pas passque c’est à la mode que c’est pas passionnant, vazy ressers-moi une 33 essporte (bière de luxe française) ». Après les camps de réfugiés à Calais et la présidentielle française vue d’une école en banlieue, elle s’attaque aujourd’hui au Liban, où elle est réside pour plusieurs mois. Vu qu’elle n’est plus de prime jeunesse, Lisa compte à son actif une vingtaine d’albums. On peut citer en vrac de la bande-dessinée jeunesse un peu barrée, de l’autobiographie, des chroniques psychiatriques, de la science-(auto)-fiction saphique, du porno sociologique, elle co-dirige d’ailleurs avec la chercheuse Yasmine Bouagga « Sociorama » une collection de bd sociologique, aux éditions Casterman.

DIANE OBOMSAWIN, alias Obom, bédéiste et cinéaste d’animation vivant à Montréal, a réalisé plusieurs films à titre de cinéaste indépendante et six œuvres d’auteur, en collaboration avec l’Office national du film du Canada. Elle a publié plusieurs bandes dessinées à L’oie de Cravan et chez Drawn&Quarterly. Au fil des ans, elle a créé un type de récit bien à elle, teinté de naïveté et de réserve, empreint d’humour et de grande humanité, qui intègre fréquemment des détails autobiographiques. Toutes ses œuvres sont imprégnées de gravité et de candeur, tant par leur propos que par la simplicité du dessin. Cet étonnant équilibre leur procure une qualité de fable urbaine, poétique et bien ancrée dans le réel. (© Nicole Gingras)

SYLVIE RANCOURT est née à Macamic, en Abitibi, le 29 septembre 1959. Elle déménage à Montréal en 1979 et devient danseuse nue, métier qu’elle exercera pendant dix ans dans une vingtaine de clubs au Québec. Après avoir dansé quelque temps sous son véritable prénom, elle deviendra « Barby » sur scène, puis « Mélody » à partir de 1984. Au milieu des années 1980, en publiant Mélody à ses débuts et plusieurs autres bandes dessinées sur ses expériences comme danseuse nue, elle devient la première Canadienne à s’auto-éditer en bande dessinée. Encouragée par le succès de sa BD auprès des clients des bars, elle entreprend de la publier en format magazine. Ses planches, plutôt controversées, seront toutefois reprises dans de nombreuses revues aux États-Unis et en Europe, puis dans diverses anthologies, expositions et œuvres collectives. Elle partage maintenant son temps entre sa famille, sa pratique artistique et les divers évènements où elle est invitée.

CHRISTINE REDFERN est fondatrice d’ELLEPHANT ainsi que commissaire en chef et directrice (www.ellephant.org). Redfern s’est toujours donnée le mandat de créer diverses circonstances pour faire en sorte que l’art contemporain rejoigne un public élargi. À l’aise aussi bien dans le champ des arts que celui de la science, elle détient un baccalauréat en sciences des communications biomédicales de l’Université de Toronto, département de chirurgie, faculté de médecine et un baccalauréat en arts plastiques de l’Université Concordia, Montréal.

LIV STRÖMQUIST Née en 1978, Liv Strömquist vit et travaille à Malmö, en Suède. Elle commence à produire ses propres fanzines au début des années 2000 et fait paraître son premier album de bandes dessinées en 2005. Depuis, elle a publié sept romans graphiques en Suède et jouit d’un certain rayonnement international, ses œuvres étant traduites en plusieurs langues. Strömquist a étudié les sciences politiques et la sociologie à l’université, un cheminement académique qui a consolidé sa pensée militante et qui a eu une forte influence sur sa pratique artistique. En effet, ses travaux ont pour objectif d’examiner et d’analyser, avec un point de vue féministe, les différentes sortes de pouvoirs en jeu dans nos sociétés contemporaines.

Exhibition from November 3rd to December 1st, 2017
Opening Friday November 3rd, 6pm – 9pm

ARTISTS:

ELOISA AQUINO, CARO CARON, MIRA FALARDEAU, COCO GUZMAN, LISA MANDEL, DIANE OBOMSAWIN, SYLVIE RANCOURT, CHRISTINE REDFERN, LIV STRÖMQUIST

Featuring local and international artist works and voices, this multidisciplinary collective exhibition cross-hatches different practices affiliated with contemporary comic book art. The invited artists for this project are active participants in the contemporary art scene and their work is distributed by publishing houses, shown in exhibitions, published in print and online, and featured as much in cultural institutions as in artist-run venues and events.

By occupying gallery space, The Voice of Images wishes to bring forward a plurality of feminist narrative strategies and creative processes in graphic art. Often devalued by the contemporary art milieu despite their wide sphere of influence, such practices fuel representations of dissent as well as alternative symbolic, political and cultural narratives. This exhibition takes stock of the lack of recognition in the field of visual art for comic books, graphic art and zines. It aims to pay tribute to the efforts that not only disrupted the art establishment but also changed our relationships with biographical, fictional or documentary narrative representations.

CURATORS:

Through her artistic practice and research, Virginie Jourdain investigates the shaping and establishment of norms attached to power, hierarchies, gender, practices, narratives.. Her approach as an artist and a cultural worker includes exhibition curating as a recurring activity in Canada and Europe, with feminists perspective (and toolbox) and horizontal and collective practices in art.

Hugo Santerre was born and (still) lives in the Rosemont neighbourhood of Montréal. A bookseller for many years, his career has assured him, to his great joy, of bountiful bookcases and many hours of reading. On his desk and in his drawers, the remnants of former works, official-looking scraps of paper and a certain spiral-bound document indicate that he has a bachelor’s degree (Université de Montréal) and a master’s (UQAM) in art history. His interest in comics and feminisms leads him to pursue some pretty crazy projects.

ELOISA AQUINO is a Brazilian-Canadian artist and zinester who lives and works in Montreal, where she runs the micro-press B&D Press. She was born in São Paulo (Brazil), where she made zines and worked as a journalist and translator, and moved to Montreal in order to pursue a Master’s in Media Studies. Eloisa’s work is focused on non-fictional illustrated narratives on queer topics, and puts forth stories about marginality. She is best known for the zine series The Life and Times of Butch Dykes.

CARO CARON lives on sweet nothings, oddities found at the bottoms of her pockets and rare treasures overlooked by distracted eyes. Illustrations, graphic novels, paintings, etchings, collages, murals, body painting and stage decoration for eclectic events – interwoven with kitch and poetry – are the graphic languages with which she creates her provocative, subversive signature style of art. Caron has been part of the organization of Carnaval Carmagnole and its productions since 2001. She has also been a member of the En Masse collective, most notably for the Big Bang exhibition at the Musée des beaux-arts in 2012. Her work was exhibited in 2013 at the Galerie GAO as part of the « President’s Choice » exhibition, which was commissioned by Robert Poulain and the Yves Laroche gallery. She has had several solo exhibitions at Usine C, Cheval Blanc, Divan Orange and the Galerie ELLEPHANT and has participated in numerous group exhibitions, graphic novel publications and the creation of fanzines for Montreal’s underground scene. She is also a make-up artist and sometimes scenographer (currently for the Momentum theater company).

MIRA FALARDEAU Childhood full of travels. France, United States, Switzerland, England, Italy. Long stays, sometimes. Parents who like to discuss late in the night while drinking bordeaux and smoking gauloises with their friends. Anne Hébert, Gabrielle Roy, Jeanne Lapointe. Men also, but women left a stronger imprint on me. They formed me, they opened the way. My way. And words, images, laughter. Beginning to publish drawings and ironies about women. Being at the heart of this great women’s movement. Realizing that we are read, that we are laughed. That our speech/words has/have a meaning. Being afraid of this power. Quitting. Returning with another speech. Teaching. Writing. Fighting still because women’s speech still has a long way to go all around the world.

COCO GUZMAN learnt their first long poem at age 4. This poem was about a pirate who praiseds the sea. It is probably due to this poem that Coco became a sea-lover, and a storyteller passionate for the stories of those who do not fit in the normalized society. Coco´s stories mostly developped through drawing and they have gradually taken the form of zines, graphic novels, murals, animations and exhibitions. Coco´s work has been shown in many famous places, but most importantly, it has been read in many queer beds and houses in Europe, and America South and North America.

LISA MANDEL (Coming soon..)

Photo Credits ©Diane Obomsawin, Faux public, 2017.

Crédits photo ©Diane Obomsawin, Faux public, 2017.