La Nuit des Rois, 21 avril 2021-21 avril 2021, Alençon.

La Nuit des Rois 2021-04-21 20:00:00 20:00:00 – 2021-04-21
Alençon Orne Alençon

  Avec La Nuit des Rois, Sylvain Levitte entend faire revivre le théâtre élisabéthain comme un lieu de liberté, de joie et de questionnement de tous les désirs. Les douze protagonistes de cette comédie des apparences prennent vie avec huit comédiennes et une pianiste. Alors que seuls les hommes pouvaient fouler la scène au temps de Shakespeare, la distribution se veut ici exclusivement féminine. Plus qu’un clin d’œil, un habile procédé pour placer le travestissement au cœur de l’intention dramaturgique. L’intrigue amoureuse se déploie sur le fil de mélodies classiques et romantiques jouées au piano et dans un écrin bleu nuit qui évoque tant les côtes illyriennes que les murs défraîchis des palais. Viola, rescapée d’un naufrage – comme son jumeau Sébastien qu’elle croit disparu dans les flots – se travestit, prend le nom de Césario et offre ses services au duc Orsino. Charmé, ce dernier en fait son page et le charge de transmettre son amour à la Comtesse Olivia. Mais Césario/Viola, secrètement séduit.e par le Duc, excelle si bien dans sa mission que la Comtesse tombe sous le charme de ce « jeune garçon ». Pour Sylvain Levitte, Viola est comme l’hôte merveilleux de Pasolini dans Théorème. Elle fascine, capte tous les regards et déchaîne les passions. Au-delà du plaisir malicieux du déguisement, le metteur en scène choisit de mettre en lumière la force du désir qui surgit dans toutes ses palettes : manque, animalité, torrent irrépressible, délire sans limites… Jusqu’où le désir peut-il nous conduire ?

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Avec La Nuit des Rois, Sylvain Levitte entend faire revivre le théâtre élisabéthain comme un lieu de liberté, de joie et de questionnement de tous les désirs. Les douze protagonistes de cette comédie des apparences prennent vie avec huit comédiennes et une pianiste. Alors que seuls les hommes pouvaient fouler la scène au temps de Shakespeare, la distribution se veut ici exclusivement féminine. Plus qu’un clin d’œil, un habile procédé pour placer le travestissement au cœur de l’intention dramaturgique. L’intrigue amoureuse se déploie sur le fil de mélodies classiques et romantiques jouées au piano et dans un écrin bleu nuit qui évoque tant les côtes illyriennes que les murs défraîchis des palais. Viola, rescapée d’un naufrage – comme son jumeau Sébastien qu’elle croit disparu dans les flots – se travestit, prend le nom de Césario et offre ses services au duc Orsino. Charmé, ce dernier en fait son page et le charge de transmettre son amour à la Comtesse Olivia. Mais Césario/Viola, secrètement séduit.e par le Duc, excelle si bien dans sa mission que la Comtesse tombe sous le charme de ce « jeune garçon ». Pour Sylvain Levitte, Viola est comme l’hôte merveilleux de Pasolini dans Théorème. Elle fascine, capte tous les regards et déchaîne les passions. Au-delà du plaisir malicieux du déguisement, le metteur en scène choisit de mettre en lumière la force du désir qui surgit dans toutes ses palettes : manque, animalité, torrent irrépressible, délire sans limites… Jusqu’où le désir peut-il nous conduire ?