Exposition de l’artiste Elise Steiner aux jardins du Montperthuis Manoir de la Pillardière, 17 septembre 2021 14:00, Chemilli.

Journée du patrimoine 2021 Manoir de la Pillardière. Tarif habituel Handicap moteur
17 – 19 septembre

Exposition de l’artiste Elise Steiner aux jardins du Montperthuis

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Nouvellement labélisés Jardins remarquables, les Jardins du Montperthuis accueilleront dès le 5 juin pour la saison estivale une exposition d’Élise Steiner.

L’artiste, qui a récemment établi son atelier dans le Perche, présentera une quarantaine de dessins au graphite et de gouaches rehaussées de pastel à la cire.

Élise Steiner conçoit le dessin comme un art à part entière ; la force de son trait vivant suffit à traduire l’intensité des émotions. Ses traits, au graphite, au crayon de couleur ou au feutre, dessinent des lignes aériennes qui lui ont valu le qualificatif de « jongleuse de lignes ».

Nourrie par l’enseignement du modèle vivant, de la perspective et de la morphologie, sa recherche picturale est centrée sur le corps humain. Prenant peu à peu la liberté de s’affranchir du modèle, elle développe une expression graphique très personnelle. Son travail lui a ouvert les portes de plusieurs Salons. En 2018, elle obtient deux médailles d’or du jury de la Société Nationale des Beaux-Arts puis en 2020 le prix Marage décerné par la Fondation Taylor.

L’exposition réunit une sélection d’œuvres présentées à la Fondation Taylor associées à des inédits, fruits d’une nouvelle exploration artistique basée sur la réinterprétation du face à face avec le modèle vivant, mêlant corps aériens qui se poursuivent et fusionnent et visages aux expressions chromatiques.

Élise Steiner vit et travaille actuellement à Saint-Germain-de-la-Coudre (61). Après une formation initiale en costume de scène à Esmod, Élise Steiner suit les cours de plusieurs ateliers parisiens. Depuis 2015, elle a présenté ses œuvres dans une vingtaine d’expositions collectives et personnelles, en France et à l’étranger.

Les Jardins du Montperthuis:

Au commencement était un grand pré avec quelques vaches dedans.
Une grande page vierge où tout était à écrire, à inventer.
Le grand drame de ce jardin était l’absence d’arbres vénérables.
Seuls les bâtiments dominaient le lieu.
Ma première intervention a été de planter des haies bocagères autour de la propriété.
Ensuite m’est apparue la nécessité de fermer la cour du manoir afin de couper le vent et de créer un lieu plus intime, de relier la grande grange au four à chanvre avec un porche qui permettra l’entrée face à la maison, au bout d’un chemin bordé d’Ormes.
Une cour divisée en plusieurs espaces par des haie de charmes taillés, liant les différents bâtiments entres eux, créant des perspectives, des ouvertures, des liens entre les lieux.
Une déambulation autour d’un cloître de verdure occupé en son centre d’un bassin d’où coule quatre jets d’eau symbolisant le jardin originel et les fleuves du paradis, ponctué par des piliers d’ifs d’Irlande, de chêne fastigiés, de cyprès.
La colonne vertébrale du jardin est l’axe Orient-Occident, traversant la maison principale et continuant vers les bois de Clinchamps, de cet axe viendrait plusieurs traverses entrainant l’œil de part et d’autre du jardin et organisant la circulation et les chambres de verdures.
Au début de mon axe central, celui-ci se divise en trois, chiffre mystique, un bras vers le potager et sa fonction nourricière, celui qui mène au logis et le dernier qui sera le chemin pour accéder à la grange où sont organisés les expositions et les concerts, la fonction créative.
Entrée marquée par un mur de pierres sèches en forme de cercle qui est la forme primitive de toute chose. Mur souligné par des chênes vert et des spirées à leurs pieds.
Le Potager domine la cour d’entrée et recevra ce qui devrait nous nourrir et fleurir la maison.
Passionné de jardins, je le voulais formel, avec un bassin rond et encadré de buis et ponctué par des cônes pour animer cet espace. Une rigole d’eau se déverse dans les bassins en conterbas.
De grandes bordures de fleurs attirent les abeilles, ce sont des Népétas, des Pérovskias chargés de fleurs bleues.
Le potager fait la part belle aux fruits rouges et aux légumes oubliés, panais, radis noir, topinambours, Helianthis, scorsonère, persil tubéreux, cardons rouge et jaune.
Il prend sa place naturelle, le long du chemin d’accès, près des communs, traversé par un deuxième axe parallèle au central. Dans la continuité du potager vient se présenter un verger de fruitiers en cordons et en espaliers et ensuite une collection de pommiers anciens Percherons et Normands.
Une collection d’Hydrangéas occupe une des chambres de verdure, un jardin gris une autre.
Un jardin de cottage près de la longère regroupe toutes les vivaces que nous retrouvons dans les petits jardins anglais.
Une grande mix border complète ces jardins à l’est de la grange.
Des terrasses à l’ouest viendront compléter cet ensemble.
Ces jardins reflète l’harmonie que je place dans la conception des jardins que je propose à mes clients depuis 20 ans.
C’est un extrait de tous mes voyages et des expériences jardinistiques vécues jusqu’à maintenant.

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vendredi 17 septembre – 14h00 à 18h00
samedi 18 septembre – 14h00 à 18h00
dimanche 19 septembre – 14h00 à 18h00
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7,5€, gratuit <12 ans. Chien en laisse acceptés.
Manoir de la Pillardière La Pillardière, 61360 Chemilli Chemilli 61360 Orne
http://www.lesjardinsdumontperthuis.com

Crédits : © Elise Steiner Tarif habituel