Exposition : Alph. B. Seny, profession ambrotypiste, 5 juillet 2021-5 juillet 2021, Alençon.

Exposition : Alph. B. Seny, profession ambrotypiste 2021-07-05 – 2021-09-05 Archives Départementales 8 Avenue de Basingstoke
Alençon Orne

  L’ambrotype du grec ambrotos, immortel, est un procédé qui utilise le collodion humide pour créer une image photographique sur une feuille de verre.

« Notre monde contemporain produit une telle masse d’images à consommer de plus en plus rapidement que j’ai décidé de m’engager de façon radicale dans un véritable projet artistique avec l’objectif de créer des images qui résistent à l’érosion, conçues pour durer et être regardées. La réalisation d’ambrotypes est devenue alors un moyen de me confronter à la modernité en m’interrogeant à la fois sur ma pratique et ma manière d’envisager le futur.
A l’instar des photographes primitifs, l’affrontement à la lumière en pleine face par l’utilisation exclusive de la chambre photographique grand format est devenu un enjeu décisif faisant écho au chevalet du peintre dans son rapport intime au silence et à la lenteur. Un élan vers le minimalisme s’impose, une recherche de la simplicité pour atteindre une photographie contemporaine plus conceptuelle, en jouant sur les rythmes, les nuances, les harmonies et les variations de la lumière autour d’un même motif.
La lumière agit comme une matrice vitale et incontournable. Le travail sur le verre, s’impose pour sauver et préserver quelque chose du temps où l’on ne sera plus jamais. Quand au travail sur la chimie, il permet de considérer l’image comme une matière vivante avec laquelle on peut jouer, une façon particulière de saisir le vide, le silence des surfaces.
Il ne s’agit plus alors de « faire une image » mais de réaliser un objet, un cliché qui possède son propre ADN de chimie et de matière. Les contraintes de cette technique, dite du collodion humide constituent ainsi des outils de conception et de création qui alimentent mon désir de faire tout en recourant aux règles d’éclairage et de composition de la photographie classique ».

L’exposition est visible du lundi au vendredi, de 8h30 à 17h30 et le dimanche, de 14h30 à 18h.

L’ambrotype du grec ambrotos, immortel, est un procédé qui utilise le collodion humide pour créer une image photographique sur une feuille de verre.

« Notre monde contemporain produit une telle masse d’images à consommer de plus en plus rapidement…

archives@orne.fr +33 2 33 81 23 00 http://www.archives.orne.fr/

L’ambrotype du grec ambrotos, immortel, est un procédé qui utilise le collodion humide pour créer une image photographique sur une feuille de verre.

« Notre monde contemporain produit une telle masse d’images à consommer de plus en plus rapidement…

L’ambrotype du grec ambrotos, immortel, est un procédé qui utilise le collodion humide pour créer une image photographique sur une feuille de verre.

« Notre monde contemporain produit une telle masse d’images à consommer de plus en plus rapidement que j’ai décidé de m’engager de façon radicale dans un véritable projet artistique avec l’objectif de créer des images qui résistent à l’érosion, conçues pour durer et être regardées. La réalisation d’ambrotypes est devenue alors un moyen de me confronter à la modernité en m’interrogeant à la fois sur ma pratique et ma manière d’envisager le futur.
A l’instar des photographes primitifs, l’affrontement à la lumière en pleine face par l’utilisation exclusive de la chambre photographique grand format est devenu un enjeu décisif faisant écho au chevalet du peintre dans son rapport intime au silence et à la lenteur. Un élan vers le minimalisme s’impose, une recherche de la simplicité pour atteindre une photographie contemporaine plus conceptuelle, en jouant sur les rythmes, les nuances, les harmonies et les variations de la lumière autour d’un même motif.
La lumière agit comme une matrice vitale et incontournable. Le travail sur le verre, s’impose pour sauver et préserver quelque chose du temps où l’on ne sera plus jamais. Quand au travail sur la chimie, il permet de considérer l’image comme une matière vivante avec laquelle on peut jouer, une façon particulière de saisir le vide, le silence des surfaces.
Il ne s’agit plus alors de « faire une image » mais de réaliser un objet, un cliché qui possède son propre ADN de chimie et de matière. Les contraintes de cette technique, dite du collodion humide constituent ainsi des outils de conception et de création qui alimentent mon désir de faire tout en recourant aux règles d’éclairage et de composition de la photographie classique ».

L’exposition est visible du lundi au vendredi, de 8h30 à 17h30 et le dimanche, de 14h30 à 18h.