Les Miss Africa 2016 et l’ACZA contre l’excision : 10 ans de lutte

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Les Miss Africa 2016 et l’ACZA contre l’excision : 10 ans de lutte, 26 mars 2016, Salle De La Cité (Rennes)

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Cette année, c’est le dixième anniversaire de Miss Africa, évènement organisé par l’ACZA pour sensibiliser le public rennais sur la pratique de l’excision et récolter des fonds pour des actions contre cette pratique en Côte d’Ivoire.

Miss Africa aura lieu le 26 mars. Programme :

  • Projection de la “Forêt sacrée“, documentaire sur l’engagement et le combat de la présidente de l’ACZA, Martha Diomandé, dans la lutte contre l’excision en Côte d’Ivoire. Projection suivie d’une rencontre avec des professionnels et des témoignages à la MIR à 14h (gratuit).
  • Puis rendez-vous à la salle de la Cité, Rennes à 20h pour le défilé-spectacle qui, pour marquer les 10 ans de l’évènement, s’annonce particulièrement riche.

L’entrée pour la Cité est de 14 euros. 12 euros en pré-vente.
Réservations possibles en février et jusqu’à mi-mars en envoyant un chèque à l’ACZA (1 rue de Norvège, 35200 Rennes) avec le nombre de places souhaitées et le nom de chaque personne présente, ainsi que votre numéro de portable ou téléphone.
Pour se rendre à la Cité avec la STAR -> Métro arrêt Ste-Anne – www.star.fr
Pour tous renseignements complémentaires : acza-35@gmail.com.

Miss Africa 2016, ACZA, Rennes, Martha Diomandé, 26 mars 2016

 

Fille et petite fille de matrones (exciseuses), Martha Diomandé, s’est faite exciser à l’âge de 8 ans. Elle était d’ailleurs elle-même prédestinée à devenir matrone dans le village de Kabakouma, perché sur les montagnes dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire, zone encore très fortement touchée par la pratique. Son destin sera tout autre…
Passionnée par la danse depuis l’âge de 9 ans, elle devient rapidement une danseuse et chorégraphe reconnue. Elle intègre et crée plusieurs compagnies tout au long de son parcours (Djolem, Lakimado, Wassa, Corps Ivoire…) et saura utiliser son art de façon subtile pour décrire, dénoncer ou faire prendre conscience de certaines réalités sociales qui touchent l’Afrique au sens large.

Martha a aujourd’hui quitté son pays, et s’est créée une nouvelle vie en terre bretonne. Toujours rythmée par la danse, les créations et la transmission de son art, sa vie est aussi désormais marquée par la promesse qu’elle s’est faite : éradiquer la pratique de l’excision de son village et de sa région dans le respect des traditions. Une promesse pas facile à tenir d’autant que c’est une tradition qui structure en profondeur le groupe des femmes et leurs relations avec les hommes.
« L’excision ne se combat pas avec des armes », rappelle souvent Martha. Il faut se montrer stratège, avancer ses pions avec prudence sans heurter le village ni ses croyances et traditions.
C’est ainsi que Martha utilise chaque jour sa propre expérience et la connaissance profonde des traditions et cultures de l’Ouest de la Côte d’ivoire, pour identifier les différents éléments à prendre en compte pour permettre l’arrêt ou la diminution de l’excision dans cette partie du pays. Elle propose une approche différente pour éliminer cette pratique, approche mise en oeuvre par l’association ACZA. Cette dernière reconnait aux matrones, le droit de mener leur propre réflexion, de parcourir leur propre chemin de prise de conscience des dangers de l’excision, grâce aux actions menées par l’ACZA, et qui ouvre la voie d’un arrêt pérenne et conscient de la pratique dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Cela fait aujourd’hui 7 ans que l’excision est pour Martha le combat et l’engagement d’une vie entière.

Les Miss Africa 2016 et l’ACZA contre l’excision : 10 ans de lutte was last modified: mars 21st, 2016 by Caroline Morice
@ Rennes