Festival Augustes Pédales 2015 #5

Augustes Pédales

Festival Augustes Pédales 2015 #5, 23 mai 2015, La Station-Théâtre

Festival Augustes Pédales 2015 #5. Circonvolutions poétiques autour du vélocipède. Théâtre, lectures, littérature et édition, cinéma, bal, chanson et arts plastiques avec Alphonse Allais, Yvan Gauzy, Claude Marthaler, Alexandre L’Agodas et les éditeurs Le pas de côté et Goater.

La cinquième édition de ce festival de circonvolutions poétiques autour du vélocipède et de la lenteur se jouera près de Rennes, dans l’ancienne station-service de La Mézière transformée en théâtre, ainsi qu’au fil des routes, rues et parkings alentour. Yvan Gauzy et Jean-Baptiste Valeur y interpréteront Alphonse Allais et le Cap’taine Cap dans les dialogues hydropathes de l’auteur éponyme sous le titre « Où vont les vieux confettis ». Les spectateurs seront ensuite conviés par les mécaniciens de la recyclerie d’art le T.R.U.C. à expérimenter une sobre solution technique à « La course du millimètre » du Cap’taine Cap avant d’assister à la présentation des ouvrages « Maillot noir », « Les méfaits de l’automobile » et « Les bienfaits de la vélocipédie », à l’occasion de leur sortie, par leurs éditeurs respectifs Jean-Marie Goater et Pierre Thiesset (Le pas de côté). L’équipe de comédiens professionnels de La Station-Théâtre en lira au public de nombreux extraits, ainsi que de l’oeuvre du cyclonaute suisse Claude Marthaler, auteur de sept livres de voyages à vélo autour du monde, qui animera un débat à l’issue de la projection de son documentaire « Bike for bread » sur les livreurs de pain à vélo du Caire et de son diaporama « 7 ans à vélo autour du monde ». Tout le week-end, les enfants pourront circuler sur un vélo à plumes autour d’un « Hermès aux pieds jantés », sculpture monumentale de Marion Derrien qui s’élèvera à l’emplacement des anciennes pompes à essence. Alexandre L’agodas, à la manivelle de son orgue de barbarie, entraînera en chantant les volontaires à vélo dans un grand carrousel cycliste et un orchestre sur pièces de bicyclette clôturera le festival le dimanche soir par un bal.

Avec le mécénat de Chic Cycle et de Velofasto
Avec le partenariat de Radio Rennes, de Gerald service, de Ocavi et de Nature et Loisirs
La Station-Théâtre est soutenue toute la saison par la communauté de communes du Val d’Ille et le Conseil Général d’Ille-et-Vilaine
Organisé par La Station-Théâtre et la recyclerie d’art le T.R.U.C.

Programme en détail :
AUGUSTES PÉDALES 2015
5ème édition les samedi 23 et dimanche 24 Mai
à La Station-Théâtre, La Mézière (35)

– I – Démultiplication des brèves de comptoir en longues de terrasse
Alphonse Allais et Captain Cap

« Où vont les vieux confettis ? » Théâtre.
D’après Le Captain Cap de Alphonse Allais, 1902.
Avec Yvan Gauzy et Jean-Baptiste Valeur

Alphonse Allais n’a pas inventé que le café soluble. Il rédigeait ses contes à toute berzingue sur des tables de bistro. Non pas des brèves de comptoir mais des longues de terrasses où il passait le plus clair et brumeux de son temps. Ces commandes alimentaires honorées dans l’urgence révèlent un écrivain rigoureux et inventif. Tendrement anar, théâtral, parfois mélancolique, revers de tant de merdailles.
Ne nous prenons pas au sérieux, il n’y aura aucun survivant.
Nous sommes au Chat Noir, en 1895, devant une table animée par deux acolytes alcooliques, hydropathes, mystificateurs et interchangeables : Alphonse Allais et CaptainCap. En décor sonore les musiques d’ameublement d’Esotéric Satie. Qui inventa la peinture monochroïdale ? Quelle est la ville située au confluent de Richelieu et du Saint Laurent ?
Et surtout, oui, surtout… où vont les vieux confettis ?
Eh bien ils vont vous le dire, avec véhémence et passion. Ils se lèveront même de table, délaissant provisoirement leurs manitobas bien frappés, tant leur conviction est grande et leur rigueur scientifique irréfutable.

Représentations le samedi à 20h30 et le dimanche à 17h30

Record du millimètre à bicyclette. Animation.
D’après l’exposé de la méthode pour l’établir par le Captain Cap.
Mécanique cycliste mise au point par Gerald service et Fabien

Durant tout le week-end, les festivaliers sont invités à concourir pour pulvériser le record de vitesse du millimètre lancé sur route. Détenu depuis 1895 par le Captain Cap, qui mit un 14 000ème de seconde pour accomplir cette distance sur un vélocipède en bois construit en 64 par un charron des environs de Pont l’Evêque, les techniques modernes mises en ?uvre par l’équipe de la recyclerie d’art le T.R.U.C. Permettront aux concurents juchés sur une bicyclette fixe à l’abri des intempéries de dérouler à grands tours de pédalier le paysage à vitesse réduite sur fond de toile peinte, grâce à un ingénieux système de transmission et de démultiplication. Le quotient de démultiplication appliqué à la distance déroulée du paysage permettra de déterminer la distance virtuellement parcourue par chaque concurrent.

Lancement de la course le samedi à 13h30 avec lectures de textes ‘patacyclistes
par les comédiens de la Station-Théâtre.
Remise des trophées aux vainqueurs le samedi à 22h et le dimanche à 19h.

– II – Deux éditeurs cyclomaniaques mis en selle pour une sortie de livres
Le Pas de côté et Jean-Marie Goater

Anthologies pro-vélo et anti-auto, roman et témoignage cyclistes, d’un siècle à l’autre.
Avec Pierre Thiesset, auteur et éditeur au Pas de côté
et les lecteurs Thierry Beucher et Gwenael De Boodt

A l’occasion de la parution de « Ecraseurs ! Les méfaits de l’automobile », Pierre Thiesset nous présentera cette nouvelle anthologie d’articles, caricatures et extraits d’ouvrages parus à la fin du XIXème siècle et au début du XXème qui revient sur l’histoire méconnue de la résistance à cet envahisseur pétaradant. Au même moment, d’autres détracteurs -parfois les mêmes- s’attaquaient à la vélocipédie naissante. Et il fallut pour les contrer bien des éloges à coup d’articles et de livres que Pierre Thiesset a réunis dans « Les bienfaits de la vélocipédie ». Parmi ces écrivains Maurice Leblanc, l’inventeur d’Arsène Lupin, dédia un roman bucolique aux joies du cycle en couple, intitulé « Voici des ailes ». Et l’on retrouve aujourd’hui les héritiers de ses personnages parmi les résistants à la croissance économique et technologique dans le témoignage d’une assistante sociale, recueilli au cours d’une promenade en rickshaw dans les rues de Marseille, extrait parmi d’autres du recueil « Vivre la simplicité volontaire ». Ces présentations par l’éditeur seront ponctuées de lectures d’extraits par l’équipe de comédiens de La Station-Théâtre.

Le vendredi à 18h (au bar Le Papier timbré à Rennes)
Des méfaits de l’automobile aux bienfaits de la vélocipédie, le samedi à 16h30
Chemins de traverse : Voici des ailes !, le dimanche à 16h

« Maillot noir, huit nouvelles noir autour du Tour et du vélo »
Avec Jean-Marie Goater, éditeur éponyme, les auteurs du collectif Calibre 35
et les lecteurs Thierry Beucher et Gwenael De Boodt

Le Tour de France est de retour. De nouveau, il aborde les terres du cyclisme, l’Ouest et la Bretagne. Mais entre les forçats de la route et les experts en chimie de l’effort, il y a le panache, les espoirs de victoire et les de?faites. Le Tour est un concentre? d’humanite?, de sang et de larmes, d’effort, de sueur et de drames. 11 juillet 2015. 8ème étape du Tour de France. Ville de départ: Rennes. Ville d’arrivée : Le Mûr de Bretagne. 179 kms durant lesquels tous les coureurs vont essayer de faire parler la poudre, d’accrocher la victoire et pourquoi pas, le maillot jaune. Une belle course, rien à dire. Sauf qu’en coulisse ou sur le bord de la route, tout peut arriver. 179 kms durant lesquels des vies vont basculer, certaines s’éteindre, d’autres prendre un sens unique duquel on ne revient jamais. Maillot noir raconte l’histoire de ceux qui ont vu leur existence changer ce jour-là?. Huit auteurs de roman noirs issus du collectif Calibre 35 donnent leur version de cette étape historique. Huit éttapes donc pour un seul maillot : le noir. Celui qui était attribué au dernier du classement dans le Giro dans les années 50. Le noir aussi du polar.

Le samedi à 11h

– III -Claude Marthaler, cyclonaute sur yak et écrivain

«7 ans à vélo autour du monde ». Diaporama
Avec Claude Marthaler

Claude Marthaler commentera en direct le diaporama de sa circumnavigation terrestre à bicyclette : «  La planète est si belle et fragile dans l’oeil d’un vélo, la mémoire si poreuse, l’appareil photo et la langue si imparfaits, que je tremble à l’idée de trahir le monde dans sa diversité et son essence. Les 600 images présentées révèlent mes émotions d’une errance à travers l’Europe, l’Asie, les Amériques et l’Afrique. C’est avec lenteur, érodant la lourdeur de l’exotisme et des idéologies, franchissant les frontières que j’ai mesuré le pouls de la planète comme un séismographe sensuel. Mais au retour, que reste-t-il ? Des amitiés, des amours, des fragments de route, à pédaler comme un fou, des histoires humaines, tristes, drôles, singulières. »
Le dimanche, de 14h à 15h50
entr’acte à 14h50

« Bike for bread ». Documentaire
de Claude Marthaler et Raphael Jochaud

« Plates comme le Caire, rondes comme les roues d’une bicyclette, les croustillantes galettes de pain ont trouvé dans les Bahia Alaheich une mobilité optimale et une vitesse adéquate -un vélomoteur les ferait s’envoler- pour atteindre les estomacs égyptiens. Dans le furieux trafic du Caire, ces insolites livreurs de pain à vélo surgissent comme des étoiles filantes, remontent en sens interdit les interminables files de voitures, glissent entre deux rangées de chaises d’un café puis disparaissent dans un bazar, tenant sur leur tête plusieurs centaines de pain Baladi, parfois l’équivalent de 50 kilos! D’une main, ils tiennent leur lot de pains encore chaud -la nourriture de base des Egyptiens- et de l’autre leur guidon. Ces virtuoses de la conduite par effraction livrent chaque jour des milliers de galettes de pain depuis les forn Baladi (boulangeries) jusqu’aux magasins et stands disposés à même la rue.”L’avenir de ces figures familières du Caire reste pourtant tout aussi fragile que celui du Sphynx. Dans le smog et la cacophonie de la surnommée “Mère du monde”, leur humble présence me fait apprécier un son rare: le silence. » A l’issue de la projection, Claude Marthaler répondra aux questions du public.
Le samedi à 15h. Durée 26 minutes

« Dans la roue du monde ». Présentation du livre et lectures
de et avec Claude Marthaler (éditions Glénat, 2004)
et les lecteurs Thierry Beucher et Gwenael De Boodt

Le vélo est le véhicule universel par excellence, un dénominateur commun à tous les peuples de la planète. Là où il y a l’homme, il y a le vélo, et la grande roue du monde est à coup sûr celle d’une bicyclette. Car la bicyclette transcende et unit les hommes, les distances, les frontières géographiques et climatiques, les générations, les classes sociales et les capacités physiques, servant à la fois au transport, au commerce, au sport, à l’expression artistique, au pèlerinage et au voyage. De son exploration de cyclonaute pendant sept ans autour du globe, Claude Marthaler a rapporté une réflexion “vélosophique” qu’il transcrit avec poésie et humour. On peut ainsi parler de “la vie et autres crevaisons”, on peut “se mouvoir et s’émouvoir”, rencontrer l’amour et l’amitié, vivre “la transe-himalayenne”, progresser “en roue libre” malgré les frontières, cultiver “l’art du pédaler”, s’intéresser aux nomades qui ont “pignon sur route”, s’arrêter pour un paysage ou pour un visage, auprès des bicitaxis d’Amérique du Sud ou des kadahuiles du Congo, parmi des milliers de Chinois ou une poignée de bikers en Alaska… Rarement exploit sportif – plus de 130 000 kilomètres parcourus, souvent en privilégiant les plus hautes pistes du monde, les déserts et la rigueur de l’hiver – est aussi empreint d’humanité.
Le samedi à 18h.

– IV – En piste !

Carrousel et bal cycliste. Animés par Alexandre L’Agodas
à l’auguste manivelle de son orgue Odin

Les festivaliers sont invités à clôre le Festival en venant danser à bicyclette sur le grand parking contigü à la Station-Théâtre. Les joies de la pédale y rejoindront celles de la manivelle avec un répertoire spécial concocté par le chanteur de rue Alexandre L’Agodas qui poussera le carton et enchaînera les chansons sur le rythme endiablé des 12 flûtes de son orgue de barbarie. La sonorisation étant proscrite, il nous sera loisible d’entendre le doux roulement des chaînes et des billes, le chant des patins de frein et les claquements des dérailleurs. Nous conseillons aux participants de se mettre en mode petit plateau grand pignon, afin d’échapper à toute vélléité de compétition et de venir se mettre au diapason des circonvolutions d’ensemble du Carrousel lors de l’atelier de figures qui le préparera.

Le dimanche de 20h À 22h
Atelier carrousel de 12h à 12h30

Hermès aux pieds jantés. Sculpture de Marion Derrien

Si les sandales ailées du messager trismégiste des Dieux avaient connu l’usage de la bicyclette, nul doute que les inventions géniales de Léonard deVinci auraient mieux inspiré l’entreprise éponyme dans ses projets de pistes aéroportuaires. Nous aurions les ailes au coeur plutôt qu’au moteur et connaîtrions les joies intemporelles du vent et du silence qui précèdent les déclarations d’amour et les invitations à la simplicité.

Pendant toute la durée du festival,
au carrefour

Le vélo à plumes. Véhicule quadriplace à pédales
pour les enfants de 1à 4 ans

Un poète ingénieur spécialiste de l’hybridation des mécaniques à roues et de la locomotion charnelle, grand enfant inspiré qui souhaite garder l’anonymat, nous confie sa dernière invention pour que nous observions la circulation du plaisir entre sa mécanique ailée et les petits pédaleurs qui s’y jucheront.

Pendant toute la durée du Festival,
dans les rues de La Mézière

Orchestre de musique expérimentale
sur pièces de bicyclettes

Cette formation est composée d’amateurs de bruits et de sons tirés de pièces de bicyclettes. Retrouvez le fameux Jantophone, la selle à coulisse, la fourche-lyre et autres instruments déjantés lors d’un set de musique expérimentale pendant le bal cycliste. Le public est invité à participer.
Pendant le Bal

Atelier de réparation de vélos
avec Gerald service et Fabien

Gérald et Fabien vous accueilleront pour vous aider à réparer votre biclou qu’ils transformeront en petite reine.
Vous pouvez aussi vous amuser avec ces deux mordus de mécanique cycliste à fabriquer un vélo fou…
Pendant toute la durée du Festival

Balade sur les routes du Val d’Ille
avec Nature et Loisirs

L’association Nature et Loisirs promènera les cyclistes pour une boucle reliant certaines communes du territoire, il sera possible de rejoindre le « convoi » lors de son passage dans les centre-bourgs, et ainsi de se rendre au festival à bicyclette. Ouvert à tous.
Le dimanche de 10h à 12h

Bar et restauration tout le week-end.

Les mécènes : Chic Cycle et Velo Fasto (voir encore Monnier)
Les partenariats : Radio Rennes, Gerald Service, Nature et loisirs, Ocavi
La Station-Théâtre est soutenue par la CC du Val d’ille et le CG d’Ille et Vilaine.

Festival Augustes Pédales 2015 #5 was last modified: mai 11th, 2015 by 2L
@La Station-Théâtre La Mézière