Le métro à Rennes ? Difficile de ne pas voir les chantiers de la construction de la deuxième ligne de métro. Celle-ci court du nord-est au sud-ouest de la ville. Lundi 20 juin, une visite de la station Courrouze a permis de découvrir l’intérieur d’un chantier colossal.

 

Metro ligne bDira-t-on des Gayeulles que c’était un petit jardin qui sentait bon le métropolitain ? Peut-être. La ligne B transitera entre autres par le parc. Au nord-est, le terminus desservira Cesson. La grande construction du projet demeure le viaduc, 2400 mètres de partie aérienne sur trois stations (le terminus nord, Atalante et Beaulieu – Université). Après un retour vers le nord, via Maurepas et les prairies Saint-Martin, la ligne recoupe Sainte-Anne, Saint-Germain, la Gare et le Colombier. Puis elle file vers Mabilay, Cleunay, la Courrouze et enfin Saint-Jacques-de-la-Lande. Les chiffres sont éloquents : 15 stations pour 14 kilomètres de longueur au total, 3 parcs relais, le tout pour un coût prévisionnel de 1 119 millions d’euros, hors taxes. Les travaux ont commencé en 2014 pour une mise en circulation prévue fin 2019.

Metro ligne bCe lundi 20 juin, le rendez-vous avait lieu dans le quartier la Courrouze, zone d’aménagement concerté (ZAC) dans le sud-ouest de Rennes. Dans ce gigantesque chantier à ciel ouvert, dédié autrefois à l’armée, se trouve la future station Courrouze. Pour l’heure, le paysage paraît désespérant d’acier, de ciment et de bitume. On songe à la phrase de Prévert, parlant du centre de retraitement des déchets de La Hague : « Et dire que ça ne fera même pas de belles ruines ». Néanmoins, il faut retenir que les travaux se termineront fin 2019. Les projections numériques de la station donnent à penser que les utilisateurs y flâneront avec sérénité.

Metro ligne bLa visite correspond à une étape importante du chantier : la fin du gros œuvre, c’est-à-dire la structure principale comprenant fondations, murs et toitures. Le second œuvre débutera donc dans quelques semaines. Philippe Menez, directeur de projet en charge notamment du lot 2 de la station Courrouze, nous fait descendre à l’intérieur. Il s’explique : « C’est une station semi-profonde, à 12 mètres environ du sol ». De manière générale, elle ressemblera à la station Henri Fréville de la ligne A. Les lignes seront encadrées par deux puits de lumière, l’un grâce à une douve, l’autre par un jardin zen. De quoi méditer, donc, en attendant d’accéder au terminus, une station plus loin, à Saint-Jacques-de-la-Lande. Dans la direction du nord, le tunnel part dans une courbe descendante. Le civil a du génie, et le résultat, s’il est pour l’instant gris, demeure très impressionnant. La décoration viendra, notamment un paysage minéral et du travertin, une pierre naturelle. Les gens intéressés pourront se satisfaire d’une visite publique le premier week-end de septembre 2016.

 

 

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