Unidivers vous avait déjà présenté ce nouveau collectif rennais (voir l’article) baptisé Le Jour et la Nuit. Il donnait rendez-vous à ses membres divers et variés jeudi dernier au 1988 Live Club pour une rencontre préestivale. Objectif : faire un point sur les avancées du projet et les prochains rendez-vous. Avec notamment les États généraux de la Culture initiés par Benoit Careil et prévus à l’automne prochain.

 

Des prix excessifs, un manque d’éclectisme musical dans une ville reconnue pour sa scène alternative, le peu de moyens accordé aux petites associations et structures… Tel est le constat du collectif Le Jour et la Nuit, créé au printemps 2013 pour faire bouger les lignes culturelles rennaises et réclamer à la municipalité un nouveau lieu d’expression artistique complétant l’offre actuelle.

L’initiative séduit. Preuve en est le soutien que porte le nouvel adjoint à la Culture de Rennes, Benoit Careil. Ce dernier voit surtout en cette proposition « une porte de sortie à l’Elabo », comme le confie l’un des bénévoles du collectif. Mais pour l’instant, les paroles ne sont pas encore suivies d’actes concrets. En effet, les promesses des élus ne masquent guère la difficulté de mettre en place d’un tel projet.

Benoit Careil a toutefois promis la mise en place d’États généraux de la Culture à l’automne prochain. Une satisfaction pour tous les membres du collectif. Un biais s’offre à eux de mettre en avant les projets de l’association. Seule inquiétude : la sectorisation prévue. « Ils vont classer les associations par thématiques – musique, jeunesse, sport, danse, etc. – alors qu’il aurait été plus intéressant d’avoir un débat ouvert » explique Marc Faysse, président du collectif Le Jour et la Nuit. « Par exemple, on nous a collé l’étiquette ‘jeunesse’ pour ces États généraux alors que notre message et nos projets ne s’adressent pas seulement aux jeunes ! »

En effet, dans la salle, on trouve également des plus de 35 ans, partisans eux aussi d’une culture alternative plus présente sur le territoire rennais. Mais avec une vision sans doute plus terre-à-terre quant aux idées à mettre en place : « On est totalement à fond avec eux, mais ça ne va pas être évident de convaincre la mairie » affirme Éric, membre d’un sound-system rennais. Alors peut-être qu’il faudrait déjà avoir recours à une aide juridique pour arriver avec un projet blindé devant les élus plutôt que de tirer des plans sur la comète. »

La cinquantaine de personnes réunies ce soir-là sont néanmoins toutes d’accord sur deux points : la nécessité d’une structure d’accueil pour la culture locale à Rennes et un renouvellement des acteurs. Une ambition complexe, ambitieuse et de longue haleine, mais nécessaire. Dans ce dessein, le collectif le Jour et la Nuit fait montre d’unité et tend sa volonté à voir aboutir son projet. En attendant l’automne prochain…

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