Le festival CAMERAS REBELLES organisé par Amnesty International et Peuples solidaires se déroule en Ille-et-Vilaine du 23 au 27 janvier 2017. Pollution des sols, de l’air, des rivières, des lacs et des mers. Réchauffement climatique, cyclones, inondations et sécheresses. Accaparement des terres… Les hommes ruinent la planète dans une coupable indifférence, et pourtant beaucoup d’organismes cherchent à les en alerter…

 

Selon l’OMS, 34 millions de personnes décèdent chaque année de la pollution aquatique et 7 millions de la pollution atmosphérique. Selon l’ONU, à cause du changement climatique, 600 millions de personnes pourraient souffrir de malnutrition d’ici 2080, 26 millions sont obligées de quitter leur lieu de vie chaque année; il y aura 250 millions de réfugiés climatiques en 2050. Selon l’UNICEF, 300 millions d’enfants dans le monde respirent un air toxique, 600 000 en décèdent chaque année… Les premières victimes sont toujours les plus démunis et donc aussi les moins capables de se défendre. En 2016, la cour pénale internationale (CPI) de La Haye a élargi son champ d’action aux crimes contre l’environnement en les reliant aux crimes contre l’humanité. Selon Amnesty International, 185 défenseurs de l’environnement ou simples défenseurs de leurs terres ont été assassinés dans 16 pays en 2015. Caméras Rebelles propose cette année des films, documentaires ou de fiction qui exposent tous ces dérèglements et posent le problème des solutions : quelles mesures prennent les États ? Quelques avancées sont à noter, mais que pouvons-nous faire, à notre échelle ? Amnesty International et Peuples solidaires se battent aux côtés d’autres associations et vous proposeront des actions pour freiner, sinon enrayer cette lente dégradation.

CAMERAS REBELLES

L’objectif de ce festival est d’informer et de sensibiliser un large public à l’actualité des droits humains à travers le cinéma. Ses thématiques mettent en lumière les conflits oubliés, soulignent les situations d’injustice et contribuent à la liberté d’expression. En montrant le monde, le cinéma peut en dénoncer les scandales plus ou moins cruels, et apporter une contribution pertinente aux questionnements qui l’agitent. Le festival CAMERAS REBELLES fait le choix d’une programmation de grande qualité et appuie sa réflexion par la présence d’un intervenant qualifié après chaque projection de film, qui pourra répondre aux questions des spectateurs.

Lundi 23 janvier 2017 20 h

Cinéma Le Triskel Betton Entrée libre

PLANÈTE A VENDRE, un western moderne de Alexis Marant, 1 h 30 mm

Ces dernières années, plus de 80 millions d’hectares ont changé de mains. Les acquéreurs : des investisseurs soutenus par leurs gouvernements, voulant garantir la sécurité alimentaire de leur pays, ou des acteurs financiers à la recherche de placements juteux. Résultat : une ruée sans précédent vers les meilleures terres des pays pauvres, pays qui ont connu des émeutes de la faim ou ont recours à l’aide internationale pour nourrir leurs peuples… Un film remarquable qui explique avec précision le principe de l’accaparement des terres et en expose les conséquences sur les petits producteurs locaux qui se voient expulsés ainsi que sur l’ensemble de la population des pays touchés.

Intervenant : Mme Hélène Roux, Journaliste indépendante, spécialiste de l’Amérique Centrale. 

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Mardi 24 janvier 2017 20 h

caméras rebellesAmphithéâtre Donzelot (4 rue Kléber, Rennes) Entrée libre

THULE TUVALU. Un film de Mathias Guten. 1 h 36.

Le film « Thule Tuvalu » nous rapporte, avec des images magnifiques, le témoignage émouvant de deux communautés qui vivent depuis des générations en harmonie étroite avec la nature et qui voient tout à coup leurs vies bouleversées par les effets du réchauffement climatique. À Thulé, au Groenland, une famille vit de la chasse. On la suit sur la banquise, en traîneau tiré par des chiens. Mais la banquise fond et leur mode de vie est bouleversé. À Tuvalu, micro-État sous les tropiques, on vit depuis des générations de la pêche, de la culture et de la cueillette des noix de coco. Mais les eaux montent et menacent cette petite île. Les habitants s’inquiètent de leur avenir.

Intervenant : Mr Labeyrie, océanographe, spécialisé dans l’évolution du climat.

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Mercredi 25 janvier 2017 20 h

Cinéma L’ESPÉRANCE CHARTRES DE BRETAGNE. Entrée : 5,5 euros

POUR L’AMOUR DE L’EAU. Documentaire d’Irena Salina. 1h18mn

caméras rebellesCe documentaire primé, décrypte sans concessions les enjeux de la privatisation de l’eau.

Durant trois ans, des États-Unis à l’Afrique du Sud, en passant par l’Inde et la Bolivie, Iréna Salina enquête sur ce que les experts étiquettent comme la question politique et environnementale la plus importante du 21e siècle : la crise mondiale de l’eau.

Ses recherches auprès d’habitants, de scientifiques comme de multinationales exposent les diverses préoccupations qui entourent la gestion et distribution de cette ressource. Le constat est alarmant : l’eau est vitale et se raréfie, le profit grandissant que des entreprises tirent de cet or bleu se fait au détriment de l’intérêt des populations. Quel avenir pour ce droit humain pourtant fondamental ?

Intervenant : Mr Jean Luc Touly, syndicaliste et lanceur d’alerte sur la corruption et la gestion de l’eau

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caméras rebellesJeudi 26 janvier 2017 20 h

MEDIATHEQUE DE THORIGNE FOUILLARD. Entrée libre

LA TERRE OUTRAGÉE. Fiction de Michale Boganim. 1h55mn  

Le film de Michale Boganim nous conduit au-delà de l’histoire particulière de Tchernobyl et nous amène, par petites touches, sans le moindre sensationnalisme, à nous interroger sur cette passion essentielle, au croisement du personnel et du politique, qu’est pour chacun le lien à « sa » terre. « La Terre outragée » interroge l’intime de ces survivants, leur ressort pour retrouver goût à la vie, mais aussi leur incapacité à fuir ce passé pour tenter de trouver ailleurs le bonheur. Unis par une morbide fraternité, ils ne peuvent se reconstruire qu’entre eux et à proximité de cette terre maudite, mais à laquelle ils sont définitivement liés. Et le personnage d’Anya, magnifiquement incarné par Olga Kurylenko, en est l’emblème (…) Nancy Huston

Débat avec l’association sortir du Nucléaire

À propos de Tchernobyl, voir également le livre et le film La Supplication.

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Vendredi 27 janvier 2017 20 h

4 BIS RENNES. Entrée libre

 IRRESPIRABLE, DES VILLES AU BORD DE L’ASPHYXIE Documentaire de Delphine Prunault. 1h30mn

caméras rebellesAmbitieux, ce documentaire propose un tour du monde qui souligne la menace de santé publique représentée par la pollution atmosphérique qui touche, partout dans le monde, des mégalopoles comme New Delhi, Pékin, Mexico, Athènes, Berlin ou encore Paris. Le travail de Delphine Prunault est le fruit d’un long travail d’investigation, il est riche de témoignages de scientifiques et de responsables politiques. Il rend compte de l’ampleur de la menace de la pollution de l’air qui tue 7 millions de personnes par an, il en analyse les causes, les impacts et propose de véritables solutions pour se protéger. Tandis que s’immisce peu à peu dans les esprits, l’idée que respirer un air propre devrait être un droit fondamental, les États ont des réactions contrastées face à cet enjeu sanitaire : en 2050, 75 % de la population mondiale vivra en ville. 

Intervenant : Mr Olivier Blond, président de l’association RESPIRE.

Le festival CAMERAS REBELLES organisé par Amnesty International et Peuples solidaires se déroulera en Ille-et-Vilaine du 23 au 27 janvier 2017.

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93100 Montreuil
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10 Quai de Richemont 35000 Rennes
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CAMERAS REBELLES : Amnesty et les droits humains font leur cinéma was last modified: janvier 26th, 2017 by Rennes

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