VIN BRETON. BIENTÔT UN NOUVEL INVITÉ À TABLE

À l’approche des fêtes de fin d’année, espérons que nos caves pourront abonder de toutes sortes de bons vins rouges et de délicieux vins blancs, fruités ou secs. Mais dites-moi, chers amis bretons, possédez-vous ne serait-ce qu’une bouteille issue d’un vignoble breton ? Permettez-moi d’en douter… Pas de panique, la faute est partagée ! Rares sont les possibilités qui s’offrent à vous. C’est pourquoi Unidivers vous propose un tour d’horizon des vins bretons prêts (ou presque) à la dégustation.

Bien que très récent, le temps où la Bretagne (administrative) n’était pas considérée comme une région viticole et n’avait pas le droit de produire et de commercialiser du vin est bel et bien révolu. Ce n’est que depuis le 1er janvier 2016 qu’un assouplissement de la réglementation a autorisé la vente de vin breton. Accueillie tel le messie du dieu Bacchus, cette directive européenne indique que selon France Agrimer, les vignerons français jouissent désormais de l’autorisation d’accroître chaque année leurs plantations de 1%, soit 8.000 hectares.

Et surtout, pour la première fois cette norme s’applique, sauf exception, à l’ensemble du territoire français. « Actuellement, on délivre des autorisations de plantation pour 3.000 à 4.000 hectares par an. Il n’y a pas de restriction pour la Bretagne. Donc, tout demandeur inscrit comme exploitant viticole qui dépose un dossier recevra autorisation pour la totalité des hectares souhaités. », Anne Haller, déléguée pour les filières viticoles à France Agrimer (AFP – 2/03/18).

« Ce qui était une utopie est devenu réalité » Gérard Alle, président de l’ARVB (Association pour la Reconnaissance des Vins Bretons et auteur du livre “LE VIN DES BRETONS” (France 3 Bretagne – 29/09/2019)

Si la Bretagne constituait jadis un joyau viticole, notamment au Moyen-âge et dans les Abbayes, la dernière vigne y a été aperçue dans les années 60, époque à laquelle les phylloxéras (une sorte de puceron ravageur de la vigne) sévissaient plus que jamais.

Vin breton
La récolte du raisin en septembre. Dans cette miniature du XVe siècle, on remarque que la vigne ne forme pas de longs alignements comme aujourd’hui. Détail des Très Riches Heures du duc de Berry, septembre (Musée Condé à Chantilly) – histoire-normandy.fr

Malgré les anciennes réglementations, des férus du pinard n’ont pu s’empêcher de braver les interdits. Éclose il y a une douzaine d’années, l’Association pour la reconnaissance des vins bretons (ARVB) réunit des amateurs qui cultivent des petites parcelles disséminées un peu partout en Bretagne. D’abord illégales, leurs vignes furent finalement tolérées, à condition que le vin produit soit entièrement destiné à leur consommation ou à la dégustation lors de salons. En relançant ainsi la viticulture bretonne, ces passionnés prouvent que le climat breton se veut tout à fait propice à la culture de la vigne, même si les plus sceptiques pointent du doigt le changement climatique, apparemment coupable de trop fortes chaleurs nuisibles aux raisins dans le sud du pays.

« Ce regain d’intérêt n’a pas grand-chose à voir avec les changements climatiques, estime pour sa part Rémy Ferrand, œnologue et secrétaire de l’ARVB. Il est avant tout la conséquence de la nouvelle législation et d’une volonté de répondre à l’évolution de la consommation qui se tourne vers des vins plus frais, plus jeunes, plus légers. » (Libération – 28/06/19)

Précisons tout de même que les vins bretons sont quasi exclusivement des vins blancs, les raisins blancs nécessitant une maturité moindre ainsi que moins d’heures d’ensoleillement que leurs sanguins confrères.

A ce jour, l’ARVB compte plus de 80 adhérents. Son travail de recensement fait état en 2020 de :

  • 4 vignes « professionnelles » en exploitation, plus d’une quinzaine de projets déjà bien avancés qui porteront dans les prochaines années la surface viticole des vins bretons (« reconnus ») entre 100 et 200 Ha. Seuls ces professionnels ont l’autorisation et les droits de commercialiser leur production.
  • 10 vignes « associatives » en exploitation et 3 en projet.
  • 25 vignes « privées » et plus de 10 projets en cours.

Dont…

Coteau du Braden 

Vin breton
Deux visuels très différents créés par les élèves de terminale des Arts appliqués du Lycée Le Paraclet sont utilisés pour le Pinot gris. Le Chardonnay 2017 (bouteille de droite) est revêtu d’une illustration fournie par la faïencerie Henriot-Quimper – Le Télégramme

La vigne associative du Coteau du Braden rassemble certains de ces amoureux du jus de la treille. Coincées sur les hauteurs de Quimper depuis le début des années 2000, les vignes du Coteau du Braden ont germé grâce à l’initiative de l’Association des Habitants du Braden (A.H.B.). L’objectif de ces Amis de la vigne ? Redonner vie au quartier du Braden : un espace laissé en friche suite aux travaux routiers de la pénétrante sur Quimper. C’est ainsi que planter des vignes est apparu telle une solution miracle pour ces habitants dévoués. Cajolées par une vingtaine de retraités, la parcelle de plus de 2 500 mètres carrés, plantés pour moitié de chardonnay et moitié de pinot gris a accueilli ses premières vendanges en 2009 : les premières en Bretagne depuis la fin des années 60 ! Depuis, chaque année une bénédiction viticole s’abat de plus en plus fort sur le coteau quimpérois. Le millésime 2018, embouteillé à plus de 2 000 exemplaires, peut même se targuer d’être reconnu tel un cru exceptionnel, proposant un vin blanc élevé délicatement parfumé de notes de pamplemousse, dues à un sol granitique.

Quant à l’été 2020, il fut chaud… ainsi les raisins ont mûri plus tôt que d’habitude sur le Coteau du Braden. Les Amis de la Vigne ont effectué les vendanges du 14 au 16 septembre. Compte tenu des contraintes sanitaires liées au Covid-19, un nombre limité de membres a procédé aux différentes opérations pour une cuvée 2020 d’environ 1250 litres. Pour faire suite à cette récolte, la vinification a bien démarré avec des températures extérieures élevées, si bien que la fermentation doit être contrôlée pour limiter l’acidité… à suivre dans les prochains mois pour la mise en bouteille au printemps 2021 !

Pour le plus grand malheur des Bretons, le Coteau du Braden est une vigne associative qui n’a pas l’autorisation de commercialiser ses produits. Seuls les adhérents profitent de ce vin breton produit avec amour et dévotion. Outre les bouteilles réservées, deux journées de dégustation sont ouvertes au public chaque année : la journée du samedi lors du week-end du Patrimoine et la journée des Puces du Braden le dernier dimanche de septembre. « Sinon si vous connaissez un adhérent des Amis de la Vigne, nous ne doutons pas qu’il vous proposera avec plaisir de déguster l’une ou l’autre de nos cuvées. » (Rémy FERRAND,  Secrétaire AHB)…

Vin breton
Saint-Suliac (Ille-et-Vilaine), septembre 2017. Les Vignerons de Garo, installés au bord de la Rance, effectuaient leurs premières vendanges de rondo. Hervé Ronné

Fort de son succès, le Coteau du Braden a entraîné d’autres associations à faire germer des domaines viticoles de part et d’autre du territoire breton. Les Vignerons de Garo, sis à Saint-Suliac, au bord de la Rance en Ille-et-Vilaine méritent leur mention spéciale : à l’automne 2019 ils ont effectué leur troisième vendange de leur cépage rondo. Ainsi, les cuvées du Clos de Garo sont les pionnières du vin rouge breton !

Rassurez-vous, amis de la bonne piquette ! Depuis que la réglementation viticole est assouplie, un certain nombre de viticulteurs bretons ont récemment planté leurs vignes sous le statut de professionnel.

Chai Nous – Treffiagat

Vin breton
Gaëlle Courtès (à gauche) et Sylvie Guerrero ont créé la SARL Chai nous à Tréffiagat, près du Guilvinec. (sud de Quimper) – Actu.fr, Adèle Leberre

Sylvie Guerrero et Gaëlle Courtès sont des pionnières en matière de production de vin breton à vocation commerciale. Pour Sylvie, une passionnée d’œnologie qui a suivi une formation à Bordeaux, l’évolution climatique actuelle a joué un rôle déterminant dans sa prise de décision. Elle s’est fiée à des statistiques Météo France qui prévoient pour les années à venir, deux fois plus de journées ensoleillées sur la péninsule bretonne qu’il y a vingt ans. Et quel nez n’a pas eu Sylvie ! Son projet de SARL baptisée Chai Nous a remporté la Palme d’or 2012 de l’incubateur de l’association Produit en Bretagne. En effet, en plus de compléter la palette des alcools bretons, le projet a fait le pari de faire naître de nouveaux métiers en Bretagne et de développer l’esprit de solidarité. « C’est gagné ! Nous avons beaucoup d’aide des gens du pays, des retraités, mais aussi des actifs et des agriculteurs » affirme Sylvie.

Le 27 novembre 2015, les deux viticultrices du pays bigouden ont alors planté 1 800 pieds de treixadura (cépage portugais) sur 5 000 m2 de parcelle, rue du Grand-Large à Treffiagat (sud-Finistère). Le treixadura est une sorte de raisin blanc de haute qualité, réputé pour sa résistante redoutable aux maladies. Et cerise sur la bouteille : ce raisin est parfaitement adapté au climat breton ! Les grappes ne se nourrissent pas directement de chaleur, mais se développent grâce à la photosynthèse (elles utilisent la lumière).

Vin breton

La première récolte était prévue à l’automne 2019, mais malheureusement, les aléas climatiques (inondation, gel, sécheresse), de pieds qui ne prennent pas, des tontes de printemps qui arrachent le pied, mais aussi les vols, font qu’aujourd’hui seuls 400 pieds ont survécu. « Mais la qualité du fruit m’amène à penser que nous avons eu raison de prendre ce cépage résistant et propice à une vendange tardive », souligne Sylvie.

Les viticultrices bretonnes pensent que d’ici 2021, une vraie récolte pourra être effectuée. De celle-ci elles espèrent produire plus de 1 000 bouteilles d’un vin blanc sec, qui s’accordera à merveille avec les viandes blanches, les poissons et les crustacés, d’un goût assez similaire à celui du Viognier (vin de la vallée du Rhône). Le vin breton Chai Nous sera commercialisé uniquement en circuit court : restaurants bigoudens, campings aux alentours, sur les marchés d’été et au chai, un bâtiment prévu pour l’année prochaine. Celui-ci accueillera bien sûr la partie élaboration, mais surtout, l’accueil client, que les Bretonnes veulent « culturel ». En jouant avec les mots VITI et CULTURE, le chai sera destiné aux rencontres d’artistes, aux lectures publiques, aux théâtres, aux cabarets…

« Nous voulions montrer que le vin s’écrivait aussi au féminin en Bretagne et là aussi c’est gagné. Il ne nous reste plus qu’à sortir ces bouteilles tant attendues et nous aurons réalisé notre rêve. Il semble certain qu’un jour nous ouvrirons notre capital à un jeune entrepreneur, qui pourra continuer le chemin que nous avons ouvert. » —Sylvie Guerrero

La Cabane aux longues vignes

Vin breton
Facebook La cabane aux longues vignes – 8/05/2019

Édouard Cazals, diplômé en viticulture-œnologie, est depuis peu le chef d’exploitation du domaine La Cabane aux longues vignes à Saint-Jouan-des-Guérets (Ille-et-Vilaine). Retrouvez l’entretien complet d’Édouard Cazals sur Unidivers.

Samedi 4 mai 2019, 8750 ceps de vigne ont été plantés sur la parcelle des Longues Vignes. De ces cépages précoces – grolleau, pinot noir et chardonnay -, le jeune viticulteur espère produire, d’ici l’automne 2021, un vin bio effervescent. Pour la sélection de ses raisins, Édouard n’a rien laissé au hasard : analyse des sols et expertise climatique ont été menés au préalable par des spécialistes de l’Université de Rennes 2.

Pour mener à bien son projet viticole, Édouard a bénéficié d’un financement participatif à hauteur de 26 000 euros alors qu’il n’en attendait pas plus de 14 000… Quelle plus belle preuve que l’engouement grandissant des Bretons pour le vin made in Breizh ?

Le vin de l’île de Groix

Vin breton
Mathieu Le Saux et Néomie Vallélian – miimosa.fr

Sur l’île de Groix, à 45 minutes de bateau au large de Lorient, Mathieu Le Saux et Noémie Vallélian sont, depuis 2017, les heureux propriétaires de la “Ferme de Port-Coustic”. Sur ce terrain s’étendant sur une dizaine d’hectares et surplombant l’océan à l’est de l’île (Pointe des Chats, donnant sur Belle-Île), le cidre est à l’honneur.

Les pommes utilisées par le couple proviennent toutes de départements bretons et sont sélectionnées avec le plus grand soin. Pour baptiser leurs cuvées, le couple ne manque pas d’humour : L’Aval-Tout, la Franck Cidrata ou encore, la Elpom John. Chaque année depuis 2017, Mathieu et Noémie produisent environ 10 000 bouteilles, directement vendues à la ferme ou destinées à l’export, en Europe du Nord et aux États-Unis.

Mais Mathieu, vigneron de formation, n’est pas au paroxysme de sa satisfaction ! En arrivant sur l‘île de Groix, son principal objectif était d’y implanter un domaine viticole. Chose promise, chose due ! En mars 2019, accompagné de quelques acolytes passionnés, le jeune homme a planté, à la main, un hectare de vigne à une centaine de mètres de sa ferme.

Vin breton
Photo du 26/03/2019 – Facebook Ferme de Port Coustic

Pour les plus sceptiques, rassurez-vous ! Le climat et le terroir de l’île de Groix sont, d’après les recherches de Mathieu, largement compatibles avec la culture de la vigne. « Groix c’est un microclimat équivalent à la côte française atlantique sud. En terme de pluviométrie et d’ensoleillement, on frôle le Pays basque… Si, si ! », s’exclame le jeune sur son site retraçant les axes de son projet initial. De plus, le sol tout en schistes serait la promesse de vins exprimant « une belle minéralité ».

D’ici 2024, le couple espère produire près de 3 000 bouteilles par an d’un vin blanc très sec et iodé (caractère de certains vins blancs en général très secs qui, par leur proximité avec la mer comme le Muscadet, le Gros Plant, les vins des Fiefs Vendéens ou les Coteaux du Cap Corse, se dotent d’une odeur rappelant les algues et le bord de mer). Gardez les yeux (ou les narines) ouverts !

Vin breton
Vin blanc BREIZH GWIN GWENN produit par Maxime et Christophe Chéneau, des viticulteurs de Loire-Atlantique

Vous l’aurez donc compris, un bon vin breton, ça se mérite ! Produire un vin commercialisable nécessite du temps même si les initiatives de passionnés se multiplient en Bretagne. D’ici le printemps 2021, le vin Chai Nous de Treffiagat et celui de La cabane aux longues vignes seront sûrement disponibles dans les petits commerces bretons avant que celui de l‘île de Groix fasse son entrée en grande trombe en 2024.

Si, en la prochaine période de fêtes (non-confinée), vous voulez impressionner votre entourage avec une belle bouteille de vin breton, on ne peut que trop bien vous conseiller de vous lier d’amitié avec un adhérent d’une des foisonnantes associations viticoles bretonnes, en attendant que le breizh pinard envahisse les rayons jusqu’à ne plus savoir où donner de la tête…

Association pour la reconnaissance des vins bretons 

Coteau du Braden 

Les Vignerons de Garo

Chai Nous – Vin de Treffiagat 

La Cabane aux longues vignes 

Ferme de Port-Coustic – Vin de l’île de Groix 

France Agrimer 

Le Côteau du Braden

21 Commentaires

  1. La Bretagne c’est 5 départements et à l’heure où le drapeau vreton va flotter sur la mairie de Nantes non loin du chateau des Ducs de Bretagne, c’est quand même curieux, suspect de voir que beaucoup ignore l’histoire du vugnoble breton qui s’étend aussi en Loire Atlantique et n’a jamais cessé de produire des bons produits qui malheureusement font souvent défaut sur les tables des restaurateurs bretons qui semblent coupés de leur région et servent des Alsaces, des côtes de Gascigne ou de l’entre deux mers à leurs clients qui vienbent pourtant déguster des produits locaux.. C’est toys ensemble que nous devons développer le vignoble breton sur les 5 départements de la Bretagne historique.

  2. Le muscadet existait avant la création des « pays de la loire » pour les ignares.
    C’est un vin breton, et c’est irrespectueux de ne pas le citer.

  3. c’est clair que la journaliste parle de la bretagne actuelle pas de la bretagne historique, pas besoin de lui chercher des poux

    • Vous voulez sans doute dire Bretagne « administrative » et non Bretagne actuelle, car la Bretagne actuelle est la même que la Bretagne historique, pays nantais compris. ;)

  4. d’accord avec yann. dautant que le gros plant et le msucadet sont cultivés principalement au sud de la loire. peut-on parler de vins bretons ? a mon avis, non, plutôt de vins de loire précisément.

    • Révisée votre histoire et les frontières historiques bretonnes, vous vous apercevrez que le sud de la Loire Atlantique est bien situé en Bretagne historique.

  5. les viticulteurs du Pays nantais ne parlent jamais de vins « breton » mais de « Nantes » ou « du pays nantais » ou de « Loire »… Donc, de fait, même si on prend la Bretagne historique, avec Naoned, vu le territoire géographique, ces vignes doivent être plutôt être appelées de Loire (sud loire ou Val de Loire ou Loire et Boulogne Maine Sèvre) que breton. Donc, la journaliste et l’association me semblent avoir raison contrairement aux affirmations peu amènes de Beaupré michel, David et JH. Bonne soirée à tous, Anne

    • Un peu facile de se dédouaner aussi facilement. Que vous le vouliez ou non, la Loire Atlantique fait partie de la Bretagne historique dans son ensemble.

    • Les viticulteurs nantais n’ont pas le choix, ils sont obligés de se plier au découpage administratif, s’affirmer breton en Loire-Atlantique et refuser les dénominations officielles peut avoir des conséquences économiques très importantes pour le vigneron, de quoi décourager les plus courageux (il y en a pourtant quelques uns !) ; c’est tout de même leur gagne-pain, on ne peut pas leur reprocher d’être prudent. D’autre part, le ‘territoire géographique’ comme vous dite, c’est la Massif armoricain, et non le Val de Loire qui va de Angers à Orléans, c’est aussi le climat océanique ; en terme viticole ce n’est pas du tout le même genre de terroir. Et puis il y a le goût du vin, le Muscadet est franchement iodé et lié à la gastronomie des produits de la mer, le Muscadet est l’un des produits phares de la gastronomie bretonne !

  6. effectivement…

    Pays-nantais : Les appellations

    Deux types d’appellations d’origine contrôlée
    Une appellation régionale
    A.O.C Muscadet .

    Trois appellations sous-régionales suivant la situation géographique
    A.O.C Muscadet-Côtes de Grandlieu,
    A.O.C Muscadet-Coteaux de la Loire ,
    A.O.C Muscadet-Sèvre et Maine.

  7. Les vins du pays nantais sont bretons et n’ont rien à voir avec les vins du Val de Loire, ils s’affinent sous un climat maritime et s’ancrent dans un sol à la géologie bien éloignée de ceux du véritable Val de Loire; c’est uniquement sous la pression de la région artificielle des « Pays dits de Loire » qu’ils se sont perdus dans ces considérations « ligériennes » plus que douteuses… Respectons les véritables terroirs et ce sud Loire éminemment breton. Merci.

  8. Un ouvrage et des études sur la viticulture bretonne : le livre de référence sur l’histoire de la viticulture bretonne : ‘La vigne & le vin en Bretagne’ de Guy Saindrenan, éd. Coop Breizh, 2011 ; l’étude ancienne du grand historien breton Arthur de La Borderie, une autre dans la ‘Revue bretonne de botanique’ du botaniste Lucien Daniel, spécialiste de la greffe. Ces travaux importants portent sur la Bretagne réelle et non sur la région administrative à 4 départements.

  9. Je bois du vin breton depuis des années, muscadet, grolleau, du pays d’Ancenis comme de Vallet. Des vins plus authentiques, historiques, que les découpages artificiels des régions artificielles.

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