Pékin doit rêver qu’il n’ait jamais existé. La mobilisation de dizaine de milliers de Chinois autour d’Ai Weiwei équivaut à une résistance ouverte contre le contrôle répressif exercée par les autorités communistes. Ces dernières ont tenté de jouer un coup médiatique, il s’est proprement retourné contre eux !

 

Condamné évasion fiscale, l’artiste été condamné à payer une note de 15 millions de yuans (1,7 million d’euros) d’arriérés d’impôts et d’amendes. Et ce, avant le 15 novembre. Une dette impossible à rembourser, les moyens de l’artiste, bien que confortables grâce à sa stature internationale, étant loin d’être à la hauteur. Alors, ira-t-il tout droit en prison ? Sans doute non. Depuis plusieurs jours, il reçoit des dons de la part de dizaine de milliers de fans ou de défenseurs de la démocratie. Il aurait récolté déjà près de 10 millions de yuans.

Il a confié à l’agence Reuters se tenir «face au choix déchirant» de payer l’amende – du coup d’admettre officiellement sa culpabilité – ou de continuer son combat contre les autorités communistes qui ne manqueront pas de l’emprisonner de nouveau. Ai Weiwei a été arrêté en avril dernier et détenu durant 81 jours, au secret, dans des conditions propres de la torture psychologique.

Outre le soutien de ses fans, sa nomination par le magazine britannique Art Review (voir l’article) au statut de la personnalité artistique la plus influente dans le monde constitue une aide précieuse contre Pékin.

Laisser une réponse

SVP rédigez votre commentaire
Merci d'inscrire votre nom