Beaumont Alexander est une star du football anglais. Constamment poursuivi par les photographes, il vit une relation houleuse avec sa fiancée Krystal MacQueen. Un soir de dispute, il la tue par accident. Paniqué, il se débarrasse du corps puis déclare sa disparition à la police. Arrêté rapidement, il est finalement libéré lorsqu’une jeune femme l’innocente en se faisant passer pour Krystal.

 HampsonIl y a des lectures qui provoquent un enchantement. Qui rendent la vie plus gaie. Pourquoi ? La réponse est incertaine. Peut-être parce que c’est gratuit. Comme un dialogue silencieux. Une manière réjouissante d’habiter la solitude et de s’habiter soi-même.

Vanity Game est l’histoire d’une star de football, Alexander Beaumont, qui se drogue. Il va voir son existence bouleversée lorsqu’il supprime sa petite amie par accident. Ce n’est que le premier de nombreux cataclysmes.

C’est le déroulé de cette existence qui implose et explose qui est donné à suivre. Vanity Game est un thriller d’une belle modernité. Les situations sont si prenantes que le lecteur ne décroche qu’à regret de cette incroyable histoire. L’épaisseur que prend le personnage principal au fil du roman rend accroit sa réalité. A contrario, l’analyse des personnages féminins est étonnament rudimentaire, voire vulgaire. Enfin, les dialogues sont d’une précision chirurgicale. Le langage familier est bien retranscrit sans jamais tomber dans l’artificiel.

Certes, ce n’est pas un portrait au vitriol contre la célébrité et les médias auquel on pourrait légitimement. Un roman pop agréable à lire et assez passionnant pour rater son arrêt de bus.

Vanity Game de H. J. Hampson, Liani. Levi, Fanchita Gonzalez-Batlle, 7 avril 2013, 288 p., 14€

 

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