Les deux nantais de Ronan K sortent leur premier album folk vendredi 9 février. Il est intitulé From Grey. Au son de ballades mélancoliques comme de chansons entraînantes, Steven et Ronan nous ont concocté un délicieux album folk qu’on déguste à volonté.

Vous vous êtes rencontrés en 2012 et avez commencé à jouer ensemble en janvier 2015. Depuis quel âge faites-vous de la musique et depuis quand travaillez-vous sur votre nouvel album ?

Ronan : Oui, en 2012, je faisais la première partie de Stéven au Ferrailleur à Nantes et après on a commencé à vraiment jouer ensemble quand on a sorti l’EP en janvier 2015. Là, on faisait toutes les dates ensemble. On est tous les deux des guitaristes assez tardifs puisqu’on a commencé aux alentours de 18-20 ans, ce qui est assez tard pour des guitaristes. C’est un détail car il n’y a finalement pas d’âge pour faire de la musique. On a commencé à travailler vraiment sur cet album là il y a deux ans, courant 2016. Comme Stéven a un studio à Blain, à 40km de Nantes, on avait tout le loisir de pouvoir travailler dans le studio à composer, à enregistrer. C’était bien car on est à la maison mais ce n’est pas bien car ça prend un peu plus de temps. On a le temps et on le prend donc on a mis deux ans à le faire mais on est plutôt contents du résultat.

LE DUO FOLK RONAN K SORT FROM GREY

Que signifie le « K » apposé au prénom de Ronan dans votre nom de scène ?

Ronan : A la base, la plupart de mes chansons qui font d’ailleurs partie de l’album sont issues de mon projet solo. Mon prénom c’est Ronan, mon nom de famille Keromnes donc Ronan K s’est fait comme ça. C’est un projet qui date de 2011 et qui avait abouti sur le premier EP qui est sorti en 2015. On a pas voulu changer de nom dans un premier temps, même si ça viendra peut-être par la suite, pour ne pas perdre le public, le déconcerter. Mais dans l’album il y a deux chansons que Stéven a écrites et composées et il en écrira et en composera davantage pour le second album je pense donc peut-être qu’on changera les choses. On est toujours sous l’étendard Ronan K mais c’est vraiment une collaboration, un duo.

Et quel est le sens du titre de votre album « From Grey » ?

Ronan : Dans l’album, il y a une chanson qui s’appelle « Grey » justement et qui a pour thème la nostalgie avec un rapport à l’enfance qui est assez important. Grey qui est traité comme une personne dans le texte est la personnification d’une ville qui est ma ville natale, Brest. On dit souvent que Brest est une ville grise avec son bâti, très bétonné. Ce n’est pas à la base une question de météo on va dire ! Mais plus une histoire de la ville, de ses couleurs. Après ça va un peu avec. Et puis, étant donné qu’on est tous les deux bretons, que Stéven vient de Perros-Guirec, que moi je viens de Brest on avait ce « From Grey », cette origine, qu’on avait envie de mettre en avant.

LE DUO FOLK RONAN K SORT FROM GREY

Votre morceau d’ouverture « The fall » fait référence à l’urgence de jouer ensemble mais aussi à l’urgence d’agir pour le climat et l’environnement. Cette urgence de jouer ensemble s’inscrit-elle dans un contexte particulier ?

Ronan : C’est une urgence qui se traduit par le fait que quand on tient quelque chose qu’on aime et qu’on a envie de faire fructifier comme nous, notre musique et notre collaboration, c’est une urgence avant que tout ça disparaisse. Nous voulons jouer le maximum pour profiter de l’instant présent.

Quant à l’urgence climatique, on comprend bien. Votre musique s’apparente par ses sonorités folk et celtes à la musique du sud-est des États-Unis. Est-ce novateur de parler de ces questions dans ce genre de musique ?

Ronan : On essaye d’allier la rusticité de certaines chansons d’une musique qui a des racines assez anciennes et une modernité de par les arrangements qu’on fait et aussi par les thèmes qu’on aborde. Ce thème est important pour nous. Ce sont des thèmes qui vont revenir de plus en plus peut-être dans les productions des artistes dont les musiciens. C’est plus ou moins facile de dire « faites attention à la planète » mais on est quand même dans quelque chose qui est important pour nous.

Les journalistes vous comparent parfois à Sixto Diaz Rodriguez. Qu’en pensez-vous ?

Ronan : C’est super flatteur ! J’avais jamais fait le rapprochement, c’est un truc que j’ai écouté, que j’aime beaucoup mais ça n’a jamais été une source d’inspiration à proprement parler. Effectivement, c’est ressorti plusieurs fois, par une radio et un journal qui supervisait notre première partie des Of Monsters and Men à Stéréolux en 2015. Je prends ça avec le sourire, c’est plutôt sympa comme comparaison donc j’en suis plutôt content !

Quelles sont vos sources d’inspirations ?

Ronan : On a des inspirations communes avec Stéven et on diffère sur certaines choses. Je vais être sur des choses assez classiques finalement comme Bob Dylan, Johnny Cash, Neil Young avec beaucoup d’autres choses beaucoup moins emblématiques mais tout aussi influentes. Là ce sont les bases, ce par quoi j’ai commencé à faire de la musique. Stéven va se retrouver dans tout ça aussi mais avec des choses également un peu plus underground comme Nick Cave ou Tom Waits, des choses toujours très connues mais un peu moins classiques on va dire.

Vous avez bien sûr beaucoup de dates de concerts prévues à Nantes. Y’a-t-il un lieu dans cette ville où vous aimez particulièrement jouer ?

Ronan : On aime bien jouer à La Scène Michelet, on vient justement d’y faire notre Release Party vendredi dernier, notre sortie d’album. On a fait une soirée folk avec d’autres groupes qu’on a invités à jouer avec nous. C’est un lieu où on a beaucoup joué et on aime bien y revenir. C’est un lieu populaire, un lieu chouette où évoluer et où rencontrer le public.

Souhaiteriez-vous ajouter quelque chose ?

Ronan : On va jouer à Châteaubriant le 23 février, à Rennes le 16 mars où on était déjà aller jouer et surtout on cherche un tourneur pour multiplier encore plus de dates et pour promouvoir notre album. J’espère de tout cœur qu’on va pouvoir continuer à jouer dans le Grand Ouest et même sur tout le territoire français. C’est un souhait !

Ronan K, « From Grey » :
23 février, La Charrue, Châteaubriant.
16 mars, L’Aviation, Rennes.

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