À l’automne 2010, lors des manifs contre la réforme des retraites, des manifestants envahissaient l’ancien local de la CFDT pour y installer la Maison de la Grève. Rue de la Barbotière, la réquisition citoyenne avait eu un profond retentissement dans les médias. Deux ans plus tard, ils remettent cela…rue Legraverend, à deux pas du boulevard Chézy.

 

Contre la réforme des retraites, à l’automne 2010, les grévistes voulaient « se doter d’un lieu pour s’organiser de manière déterminée par-delà les corporatismes et identités sociales (étudiants, travailleurs, chômeurs, travaillant dans le public ou le privé…). Nous désirions un lieu pour nous entraider financièrement, coordonner nos actions, organiser des cantines de grévistes alimentées en partie par des paysans nous soutenant, nous retrouver dans des fêtes. Et imaginer comment faire durer la grève. »

Sur leur site Internet et par des affiches, le collectif de militants d’extrême gauche, de chômeurs et d’étudiants annonce leur retour 1er au 11 février. De quoi faire peur aux autorités qui avaient fini par les déloger de la rue de la Barbotière, cinq semaines après leur coup de force et occupation. Cette fois-ci, ils ont prévu d’emménager au 37 rue Legraverend, au Fournil de Chézy (non au Palais de Chine, comme nous l’avions cru durant quelques jours).

Selon le Mensuel de Rennes, la nouvelle Maison de la grève serait « financée par des dons ». Elle devrait également accueillir de multiples événements du 1er au 11 février prochain : concert de soutien, projections, discussion sur les luttes locales et le mouvement des Indignés barcelonais…« Nous ne voulons plus laisser notre quotidien au hasard de ce monde, indiquent les instigateurs du projet sur Internet et dans les colonnes du Mensuel. Nous voulons nous en ressaisir collectivement, partager et étendre des pratiques offensives. S’organiser contre le réaménagement de nos espaces, soutenir les grèves, imaginer des actions en dehors des mouvements sociaux, tout en se liant avec des initiatives d’ailleurs. » Une nouvelle forme de société est… en marche. Encore heureux pour la ville et des syndicats que nos révolutionnaires n’aient pas eu l’idée de forcer l’ancien local de la CGT, juste devant la salle de Cité…

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Les occupants de La Maison de la grève sont particulièrement virulents à l’égard de la ville. Sur leur vitrine, de nombreuses affiches reviennent sur les raisons de leur mouvement. Les textes sont forts et relativement bien écrits (cela mérite d’être souligné en ces temps de vaches maîtres grammaticales et orthographiques). L’un d’eux évoque les projets du « gang » Delveau sur les prairies Saint-Martin. On a vu des « révolutionnaires » plus respectueux à l’égard des socialistes qui les ont à maintes fois soutenus…

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