Rue de l’horloge où naguère l’on vendait les Kalinettes rennaises, l’unique bar a été transformé en une boutique de vêtements féminins. Dommage…Mais il reste encore dans cette petite rue la mythique Maison de la blouse, le magasin de chaussures Bessec… Jusqu’à quand ?

Le café de l’hôtel de ville, c’est fini…

Derrière la mairie de Rennes, rue de l’Horloge, le café de la Haute-Ville était le lieu des rendez-vous des commerçants, des habitants du quartier et des passants. L’estaminet n’était pas un boui-boui – bien au contraire. Les habitués y prenaient leur café fumant, accoudés au comptoir et bavassant avec les maitres des lieux.

Le café de l’hôtel de ville n’avait rien à voir avec le snob Picca ou le chic Café de la Paix. Là-bas, on discutait du « bout de gras » avec le voisin de coude, sifflant un verre de vin de blanc au petit matin. C’était l’endroit de toutes les rencontres improbables et des discussions surréalistes. On y refaisait Rennes, on y taillait des costards et… on y maniait l’art de la répartie.

Dans cet espace réduit, les clients étaient le plus souvent debout qu’assis. Mais ils étaient dans le Rennes d’antan, dans l’un de ces cafés qui disparaissent les uns après les autres. Heureusement, dans le centre-ville, il en reste encore quelques-uns : Le Rallye, le Saint-Just, le Nabuchodonosor, entre autres. Ils résistent tant bien que mal aux hommes d’affaires transformant les vieux établissements en clinquant café Costes rennais. Prenez l’exemple de l’Escarcelle… qui sera bientôt réaménagé une seconde fois en à peine un an.

Versons une petite larme de crocodile sur la disparition de ce bar rikiki et de ce temple de l’apéro rennais. Adieu nos petits vieux aux bérets vissés sur la tête qui, jadis, furent déjà chassés d’un autre petit établissement de la rue Maréchal Joffre. Seule petite consolation, Michaëla occupe désormais les lieux et vend des vêtements sous le nom de la… Petite Rennaise.

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