Le 9 novembre à 17h, l’Université de Haute-Bretagne inaugurera le nouveau bâtiment de Sciences Humaines réalisé par l’architecte Claude Monfort. A la suite se tiendra un vernissage de photographies. Après le bâtiment Erève — avec ses coursives, sa cafette sombre de mâtons dépressifs et son immobilisme de grand corps mort – l’établissement prolonge le parti-pris d’une architecture carcérale.

 

Le nouveau bâtiment est triste comme un jour sans pain. Les enseignants se plaignent déjà : les bureaux en binôme perdent 4m2 (de 16 à 12) ; difficile d’y recevoir un étudiant. Le personnel TOS n’a eu de cesse de rappeler que le béton ciré est une plaie à nettoyer. Quant aux étudiants interrogés, ils ne comprennent rien aux choix esthétiques de la fac. L’un d’eux évoque la nouvelle prison de Vézin-le-Coquet…

Que dire ? D’une part, on ne espérer que les étudiants s’emparent de ce lieu sans âme pour le transformer et lui donner vie. D’autre part, cette réalisation est d’autant plus malheureuse que la réfection colorée des amphis du bâtiment B par le cabinet Chouzenoux avait laissé entrevoir un virage salutaire.

Alors, point de salut pour Rennes 2 ? Allez, pour tenter d’inverser le cours des choses, adressons une petite prière à Goethe. Ô divin génie, fais souffler l’esprit de ton Traité des couleurs sur tous les Vitruve d’Alcatraz pour leur faire comprendre qu’un environnement chatoyant et joyeux n’est en rien néfaste à l’apprentissage du savoir. Bien au contraire.

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