Comment renouer, aux abords des villes, avec une production alimentaire locale, biologique et de saison ? Comment créer une dynamique qui génèrera l’expansion d’une nouvelle complicité entre agriculteurs et mangeurs locaux ? Ce « projet-système » innovant et design conçu par l’entreprise Faltazi est baptisé Ekovores. Il promeut la création de quartiers fermiers qui intègrent mieux les composants de cette filière alimentaire locale. Ekovore semble avoir retenu l’attention de la municipalité de Nantes, « capitale verte européenne » de l’année 2013.

 

Qui sont les Ekovores ? « Ce sont des habitants curieux et débrouillards qui inventent des solutions technico-pratiques-locales pour réaliser leur idéal alimentaire. Ils construisent des dispositifs à greffer dans la ville. Ils produisent en ceinture verte, jardinent au coeur des villes, distribuent, transforment, valorisent la production urbagricole, et facilitent les échanges entre Ekovores. »

Le projet consiste en la création de 19 équipements pour chaque étape de la production locale de denrées : microfermes d’urgence pour la production en ceinture verte ou unités modulables de poulaillers urbains ; modules préfabriqués pour la transformation et la conservation des aliments comme des conserveries de quartiers ; mobiliers urbains pour la valorisation des déchets organiques à l’image de toilettes sèches publiques.

L’objectif de ces « quartiers fermiers » ? Rechercher une nouvelle symbiose où les déchets organiques des uns, transformés en fertilisants, se valorisent en légumes – pour les uns et les autres. Utilité à court terme ? Une optimisation de la production locale et de son retraitement grâce à des circuits courts qui favorisent l’économie locale et les échanges humains. À moyen terme ? Une réduction de la dépendance alimentaire de la France en cas de crise internationale.

De nombreux exemples viennent illustrer cette nouvelle conception des échanges écolocaux. Les conserveries de quartier permettent de valoriser les fruits et légumes abîmés ou promis à l’abandon en fin de marché. Les poulaillers urbains, quant à eux, offrent aux restaurateurs de faire profiter aux gallinacés les reliefs de leurs cuisines pour les transformer en œufs frais. On peut citer également l’installation de « barges-potagers » sur la Loire et des « serres-tunnels » sur les quais, les toilettes sèches publiques pour valoriser les déjections humaines en fertilisants au profit des maraîchers locaux, etc.

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