Sous le titre un rien accrocheur de Pour éviter le krach ultime, Pierre Larrouturou rappelle quelques constats économiques évidents. On citera, notamment, le transfert d’une partie de la valeur ajoutée des salariés à la rémunération des actions. En outre, si les prix agricoles baissent, la rémunération du travail agricole aussi tandis que le consommateur paie plein pot. Où vont les gains ? Enfin, la réduction de la durée du temps de travail est-elle souhaitable ? Voilà, avec le logement, les principaux sujets de cet ouvrage non dénué d’intérêt.

Sans être un grand économiste, le sujet m’intéresse et me donne assez souvent à réfléchir. D’autant que le sujet étant si vaste, j’extrapole assez vite sur des mondes transversaux à notre sujet principal : le social, la politique, l’histoire, la sociologie…

Le problème quand on n’y connait pas grand-chose est : soit d’avoir un bon professeur, soit de bonnes lectures, voire les deux. Comme je n’ai pas envie pour le moment de vous faire une retranscription du savoir des pontes qui me donnent des cours, c’est la présentation d’un bouquin vachement passionnant qui suit.

Pierre Larrouturou a écrit un fabuleux bouquin, aussi intéressant que très pédagogique, tant il est bien écrit. À cela s’ajoute la somme non négligeable de choses qu’on apprend du début à la fin.

La crise est évidemment toujours en cours. Et peut-être même en cours d’explosion. Ce n’est pas l’actualité qui va nous démontrer le contraire : crise de la dette en Grèce, de la dette américaine, irlandaise, italienne, Dexia, etc.

À noter que les agences qui estiment cette situation, en menaçant de dégrader de-ci de-là la note des uns et des autres, provoquent des dégâts considérables.

Pire : on sait que des gens spéculent sur la faillite des uns ou le sauvetage des autres – tout en jouant l’inverse au cas où. Et voilà que la crise immobilière menace la Chine qui construit beaucoup trop d’immeubles et de bâtiments… Nous voilà dans une épineuse situation partis tout droit vers une perte orchestrée en commun.

Toutefois, l’espoir semble exister à en croire notre bouquin du jour. Si justice il y a, elle doit être sociale d’après l’auteur.

Et comment lui donner tort ? Depuis Reagan le curseur s’est totalement retourné, la dérégulation a favorisé l’actionnariat et la spéculation au détriment du travail et des salariés. Creusant au passage un écart de plus en plus important entre les plus riches et les plus pauvres. Et on voit bien que si ce système perdure, on va droit à l’explosion. Qui pensait qu’un jour les États-Unis, la France et bien d’autres pays allaient être acculés comme ils le sont aujourd’hui ? Personne sauf les fous, autrement dit les plus visionnaires et lucides.

Au demeurant, cette direction n’est guère bonne d’un point de vue de la justice mais elle constitue aussi une aberration économique. Comment penser que le système puisse tourner qu’avec que des riches ?  Et puis il faut se souvenir qu’une fois qu’il n’y a plus rien à perdre, l’histoire devient drame.

Ce sont ces différents points que ce livre aborde. C’est une révision historique, un point de vue qui a le mérite d’exister. Surtout, il propose quelques solutions qui mériteraient peut-être d’être mises en application.

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