Il est plaisant de prendre son temps au parc, avec des amis, avec des enfants heureux, de s’amuser, de jouer… On discute en pleine nature, on rit, on partage des moments de bien être. C’est dingue, mais les arbres, les pelouses et toutes les fleurs qui s’éveillent nous invitent au printemps, à oublier l’hiver. Le Thabor, alors, s’offre à nos moments ensoleillés volés à l’hiver.
On se décide à y aller pour prendre l’air, en restant devant nos fenêtres en premier lieu, puis si l’éclaircie nous semble souriante, on prend le chemin de ce bout de jardin en centre-ville. Attention ! Une préparation minutieuse doit avoir lieu : on se couvre, on sort les lunettes, et les enfants préparent une remorque de jouets… il faut les tempérer : la trottinette, oui, le ballon, ok, mais les 10 poupées, la poussette à baigneur… Après, il faut les emporter, et les trainer sur le chemin du retour (entre pénitence et chemin de croix), donc niet !
Arrivés au paradis il faut prendre un banc comme ancrage, puis de loin on surveille les enfants. Mais là, les petits hommes verts sortent de partout : interdit de jouer au ballon ! Sauf « en enfer » (a.k.a. « parc à crottes pour chiens »). Et rien de bien prévu pour accueillir une meute de fans de « mon fils ce grand footballeur  en devenir ».
Les petits bonshommes verts ont de l’audace et du panache devant des bambins de 7-10 ans auxquels ils expliquent le règlement de la Ville… mais sont moins en capacité d’interpeller des ados (surement drogués) marchant sur les pelouses non autorisées, sur les parterres de fleurs, jetant des papiers au sol ou des adultes pillant les pousses jeunettes des zolies zarbustes… Là, on ne voit plus personne, on évite bien gentiment les rappels au sacro-saint règlement de la Ville…
Achtung petit enfant ! Moi je suis grand et tout vert, je vais te faire peur, je suis le cousin germain par alliance du géant vert, j’ai la carte (pas Pokémon) ‘tous pouvoirs’ pour te dire de ne pas jouer, mais pas la carte 50% autorité en plus pour appliquer les règles aux grands ! Les grands ne se laissent pas faire et mon bâton de caporal accordé par la Ville ne m’incite guère à me doter du courage du juste. Achtung morveux !

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