Le journal 20 minutes, qui fête ses 10 ans le 22 mars, dans son édition de Rennes, s’intéresse de très près au radon. D’après leurs infos, ce gaz naturel tue chaque année 200 personnes dans la région. On avait l’alcool… on a désormais le gaz. Une nouvelle irradiante…

 

« Inodore et incolore, le radon fait pourtant beaucoup parler de lui en Bretagne, » indique le quotidien gratuit. « Selon l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), ce gaz radioactif d’origine naturelle serait responsable d’environ 200 décès par cancer du poumon chaque année dans la région, soit plus que le nombre de tués sur les routes. »

Alarmiste, le quotidien évoque « un vrai fléau pour la Bretagne, l’une des régions les plus touchées au niveau national avec l’Auvergne et la Corse ». Motif invoqué, « le radon émane de l’uranium, et le granit, très présent en Bretagne, a une forte teneur en uranium, » explique Roselyne Améon, experte à l’IRSN.

Environ 200 morts par an

Visiblement, la chose est prise très au sérieux. Mardi, la spécialiste s’était rendue à Rennes pour un colloque de l’Agence régionale de santé afin de prévenir au mieux les risques. Car en Bretagne, on ferait fi du danger… « Le message a du mal à passer, en effet pour les gens, le cancer du poumon est essentiellement lié au tabac, » souligne Béatrice Gautier-Grall, chargée du dossier à l’ARS Bretagne.

Pourtant, des gestes simples pourraient limiter les risques… Toujours d’après notre quotidien, les Bretons n’aèrent pas assez régulièrement leur logement et les professionnels du bâtiment ne ventileraient pas assez mécaniquement les habitats…

 
Le seul risque connu pour l’inhalation du radon (et plus encore de ses produits de désintégration) est celui du cancer du poumon. En 1987, le radon a été reconnu par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) cancérigène pulmonaire pour l’homme, sur la double base d’études expérimentales animales et d’études épidémiologiques chez les mineurs d’uranium. Sa cancérogénicité a été démontrée par de nombreuses études épidémiologiques (études rétrospectives notamment) ayant porté sur les mineurs de fond de mines d’uranium ou de charbon (sources : wikipédia).

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