Philosophe, écrivain, président de la commission du CRIF chargée des relations avec les catholiques, Gérard Israël est l’auteur de nombreux ouvrages d’histoire des idées religieuses. Il vient d’ajouter à sa biographie,  La question chrétienne, Une pensée juive du christianisme.

 

Comment expliquer que, pendant deux mille ans, les maîtres de la tradition d’Israël aient toujours refusé de s’interroger sur l’émergence, le développement et le succès du christianisme ? Pourquoi l’Église n’a-t-elle jamais entendu rompre le lien primordial qui la rattache à la religion première issue du Sinaï ? L’enseignement de Jésus, sa messianité, sa mort sur la croix, sa résurrection, l’incarnation peuvent-ils être « interprétés » à la lumière de la tradition judaïque ? La volonté de rapprochement, clairement exprimée de nos jours, pourra-t-elle réduire les différences ?

« Que tous aient soin de ne rien enseigner dans la catéchèse ou la prédication de la parole de Dieu qui puise faire naître dans le cœur des fidèles la haine ou le mépris envers les juifs ; que jamais le peuple juif ne soit présenté comme une race réprouvée ou maudite ou coupable de déicide. Ce qui a été fait dans la passion du Christ ne peut nullement être imputé à tout le peuple alors existant et encore moins au peuple d’aujourd’hui. » (Concile Vatican II, 1963)

Un événement dans les relations entre juifs et chrétiens. »
(R.P. Bernard Dupuy o.p.)

« Cet ouvrage frappe par son ampleur, son érudition, sa profondeur, sa générosité… »
(Élie Wiesel)

Gérarl Israël, Payot, oct. 2011, 10,50 €
Animula blandula vagula : Âme de diaphane intimité, hôtesse et compagne de mon corps, tu verses vers des lieux délavés, escarpés et dénudés, où ne résonnent tes jeux d'esprit…

Laisser une réponse

SVP rédigez votre commentaire
Merci d'inscrire votre nom