La fête de Noël sera-t-elle interdite dans toute la France à partir de 2015 ? La question se pose suite à la victoire de Jean Regourd, président de la Libre pensée de Vendée. Il a demandé le retrait de la crèche de Noël se trouvant dans l’enceinte du Conseil général du département de Vendée. Début décembre, le tribunal administratif de Nantes lui a donné raison.

C’est au nom de la laïcité – du moins une certaine idée de la laïcité – que Jean Regourd a demandé le retrait de la crèche de Noël qui était installée depuis plus de 20 ans dans le hall d’entrée du Conseil général de Vendée. Il a prétexté l’article 28 de la loi de 1905 qui instaure la séparation de l’Église et de l’État :

Il est interdit d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires ainsi que des musées ou expositions.

Le tribunal administratif de Nantes lui a donné raison. Elle a jugé cette pratique « incompatible avec la neutralité du service public ». Le Conseil général de Vendée a fait appel de la décision de arguant de son côté que « le respect de la laïcité n’est pas l’abandon de toutes nos traditions et la coupure avec nos racines culturelles ».

Se pose dès lors une question centrale : la crèche de Noël est-elle un symbole religieux ou culturel ? Mais, au fait, n’est-elle pas les deux ? À l’image même de la fête de Noël. Noël, une fête qui est célébrée par tout le monde, y compris les représentants des institutions locales, départementales, régionales et nationales. Pourtant, en toute logique et au nom de la laïcité, ne devrait-on pas interdire toute référence à la fête de Noël dans l’espace public ? C’est l’une des idées développées par un certain Jean Pierre Santon qui a communiqué ce matin à Unidivers la lettre qu’il a adressée au Tribunal de Nantes…

Cher Monsieur le Tribunal,

J’ai pris connaissance il y a quelques jours de votre décision d’interdire la crèche de Noël traditionnellement installée dans le hall du Conseil General de la Vendée. Quelle mouche vous a donc piqué ?

Rennes, marché, noël, place_parlementVous avez fait des études, je suppose. Peut-être savez-vous que Noël vient du latin « Natalis » qui veut dire Naissance. Alors je vais vous livrer un secret que vous voudrez bien transmettre à vos confrères qui peut-être nagent avec complaisance dans la même ignorance que vous. La naissance dont il est question est celle d’un certain Jésus de Nazareth né il y a un peu plus de 2000 ans. Je dis ça parce qu’étant donné que vous n’avez pas  interdit les illuminations de Noël, je suppose que vous ignorez ce détail.

Voyez-vous, Noël n’est pas l’anniversaire de la naissance du père Noël (je suis désolé si je casse ici une croyance ancrée en vous) mais bien celle de ce Jésus. Interdire une crèche sans interdire toute manifestation publique de cette fête est aussi stupide que si vous autorisiez la fête de l’andouillette tout en interdisant la consommation d’andouillette le jour de la fête de l’andouillette.

marché de noël rennes
Marché de Noël

La crèche, c’est ce qu’on appelle une tradition. Et ne me faites pas croire, Monsieur le Tribunal, que le principe de la tradition vous est étranger. Sinon comment expliquer que les magistrats exercent leur métier dans un costume aussi ridicule si ce n’est parce qu’il est le fruit d’une tradition ? Vous êtes un briseur de rêves, Monsieur, vous êtes un étouffeur de sens. La crèche c’est Noël et Noël c’est la crèche.

La crèche c’est aussi l’histoire d’une famille qui faute de droit opposable au logement est venue se réfugier dans une étable. C’est un signe d’espoir pour tous les sans domicile. La crèche c’est aussi un roi arabe et un autre africain qui viennent visiter un juif. C’est un signe d’espérance et de paix en ces temps de choc de civilisations et de conflit au Moyen-Orient. La crèche c’est aussi des éleveurs criant de joie et chantant dans une nuit de décembre. Connaissez-vous beaucoup d’agriculteurs qui rigolent en cette période de crise ? La crèche c’est un bœuf, symbole de la condition laborieuse de l’homme. Enfin, la crèche, c’est un âne, même si une rumeur court affirmant que cet âne a quitté la crèche fin 2013 pour rejoindre le Tribunal administratif de Nantes.

Malgré le fait que vous allez sans doute, par souci de cohérence, vous rendre à votre travail le 25 décembre, je vous prie de croire, Monsieur le Tribunal, à l’expression de mes souhaits de bon et joyeux Noël.

Jean-Pierre Santon

Doit-on interdire la fête de Noël au nom de la laïcité ? was last modified: novembre 30th, 2015 by Unidivers Mag

28 Commentaires

  1. Bien des remous, bien des débats, certainement justifiés des 2 côtés de l’idée, mais secondaires face à la situation des hommes, athées ou religieux, qui accepteraient de dormir au chaud, dans une grotte visitée par des rois chargés de cadeaux…
    En temps de crise, tous les sujets font polémique. On n’avait pas encore attaqué Noël…
    Je suis athée et je me demande si je ne préfère pas l’aspect religieux de cette fête à l’aspect mercantile qu’il a revêtu. Mais la consommation n’est-elle pas une religion ?

  2. Bien des défenseurs de la tauromachie ont souligné son caractère traditionnel. Et je ne pense pas qu’on puisse dire que c’est une pratique à encourager. Alors défendre Noël car c’est une fête « traditionnelle » ne me paraît le meilleur argument.

    • Votre argument n’est vraiment pas le meilleur et totalement sophistique. Démonstration :

      Bien des défenseurs de la tauromachie ont souligné son caractère traditionnel. Et je ne pense pas qu’on puisse dire que c’est une pratique à encourager. Alors défendre les pelote basque car c’est un sport « traditionnel » ne me paraît pas le meilleur argument.
      Bien des défenseurs de la tauromachie ont souligné son caractère traditionnel. Et je ne pense pas qu’on puisse dire que c’est une pratique à encourager. Alors défendre le mécénat des artistes car c’est une habitude « traditionnelle » ne me paraît le meilleur argument.
      Bien des défenseurs de la tauromachie ont souligné son caractère traditionnel. Et je ne pense pas qu’on puisse dire que c’est une pratique à encourager. Alors défendre la flammekueche car c’est un plat « traditionnel » ne me paraît pas le meilleur argument.
      Bien des défenseurs de la tauromachie ont souligné son caractère traditionnel. Et je ne pense pas qu’on puisse dire que c’est une pratique à encourager. Alors défendre la bourrée auvergnate car c’est une danse « traditionnelle » ne me paraît le meilleur argument.
      Bien des défenseurs de la tauromachie ont souligné son caractère traditionnel. Et je ne pense pas qu’on puisse dire que c’est une pratique à encourager. Alors défendre le dimanche férié car c’est une habitude « traditionnelle » ne me paraît le meilleur argument.
      Bien des défenseurs de la tauromachie ont souligné son caractère traditionnel. Et je ne pense pas qu’on puisse dire que c’est une pratique à encourager. Alors défendre le bien manger car c’est une habitude « traditionnelle » ne me paraît le meilleur argument.
      Bien des défenseurs de la tauromachie ont souligné son caractère traditionnel. Et je ne pense pas qu’on puisse dire que c’est une pratique à encourager. Alors défendre la petite sieste après le déjeuner en vacances car c’est une habitude « traditionnelle » ne me paraît le meilleur argument.
      Bien des défenseurs de la tauromachie ont souligné son caractère traditionnel. Et je ne pense pas qu’on puisse dire que c’est une pratique à encourager. Alors défendre la consommation de baguette car c’est une habitude « traditionnelle » ne me paraît le meilleur argument.
      Bien des défenseurs de la tauromachie ont souligné son caractère traditionnel. Et je ne pense pas qu’on puisse dire que c’est une pratique à encourager. Alors défendre le French Kiss car c’est une habitude « traditionnelle » ne me paraît le meilleur argument.
      etc.

      • C’est tout à fait mon propos. Défendre quoique se soit au motif de son caractère traditionnel n’est pas très important. Pour Noël comme pour les flamme-küche, ce qui fait leur intérêt, pour moi, n’est pas leur caractère traditionnel mais bien d’autres aspects. Par exemple un intérêt social, pour Noël ou culinario-identitaire pour les flamme-küche.
        Mais tout à fait d’accord avec vous sur le fond : Noël c’est tellement bien qu’on devrait le fêter tous les jours.

        • Noël est un temps de l’année d’une ancienneté multi-séculaire qui correspond à un sens commun dans la culture française. Bien sûr, de nos jours, au côté du sens religieux d’autres se sont crées, voire substitués : un temps en famille, un temps de cadeaux, un temps commercial, un temps de joie, de rêve, de vacances, etc. Noël présente donc de multiples intérêts : religieux, spirituel, familial, psychologique, gastronomique, commercial, etc. Dans ce cadre, l’existence d’une tradition culturelle si importante (il n’y a pas des milliards de personnes qui s’adonnent à la tauromachie contrairement à Noël) qui ne fait de mal à personne (les animaux des crèches sont bien rarement vivants, attachés, immobilisés) est en effet justifiée par son existence même.

          Quant à votre dernière remarque, elle est tout aussi inepte que votre précédent sophisme :
          Les anniversaires c’est tellement bien qu’on devrait les souhaiter tous les jours.
          Boire c’est tellement bien qu’on devrait boire tous les jours.
          Faire un régime c’est tellement bien qu’on devrait en faire tous les jours.
          Monter le sommet de l’Anapurna c’est tellement bien qu’on devrait le monter tous les jours.
          Réponde à des inepties c’est tellement bien qu’on devrait le faire tous les jours.
          etc.

  3. J’ai l’impression qu’on dérive. Mon propos d’origine était : la non-suppression de la fête de Noël peut-elle être justifiée par son caractère traditionnel ? J’entends tout à fait que ce n’est pas le seul argument et, comme vous l’avez j’espère bien remarqué, j’ai notamment fait allusion au caractère social de cette fête.
    Vous avez également indiqué dans votre article et dans vos commentaires d’autres points intéressants, même si « qui ne fait de mal à personne » pourrait bien être discuté si on fait le lien entre Noël et le foie gras.
    Donc pour moi l’aspect traditionnel ne devrait pas entrer en considération dans cette histoire. Comme je l’indiquais, le maintien d’une tradition doit s’estimer par les différents aspects qu’elle apporte et non parce que c’est une tradition. Car dans ce cas comme je tentais de l’expliquer dans mon premier commentaire, on argue que la corrida est une tradition et que donc elle ne doit pas cesser simplement parce que c’est une tradition.
    Quant à votre jugement sur mes propos ineptes, je sens que la détection du sarcasme n’est pas votre point fort. Je n’en prends pas ombrage, la fête de Noël c’est aussi la célébration de la fraternité, une valeur d’ailleurs bien républicaine, en voie de disparition par les temps qui courent. Et c’est avec toujours autant d’intérêt que je continuerai à lire vos articles souvent eux aussi plein de second degré.

    • De fait, on dérive… et dans les longueurs. Bien loin du texte de l’article et de sa signification. Votre argumentaire semble toujours de biais. Aussi trêve et fi des sarcasmes, et réjouissons-nous de l’intérêt que vous portez à notre publication. Laquelle, à n’en point douter, saura en cet hiver venu réchauffer vos lectures au premier comme au second degré. Bonne soirée,

  4. Ne peut-on pas voir Noël comme une fête qui ne revêt plus un caractère religieux, mais qui est ancrée dans nos traditions en tant que moment de partage en famille, moment de vacances, de fête consumériste (c’est selon…) ? De plus, célébrer le 24 décembre fut d’abord un hommage au solstice d’hiver, fête qui a été reprise vers le IVe siècle par les instances chretiennes. Ainsi, Noël n’est pas exclusivement chrétien, ni même exclusivement religieux et peut donc être fêté, en accord avec cette certaine vision de la laïcité, prônant le refus de tous signes religieux ostentatoires dans les lieux publics. Ce n’est pas le cas de la représentation de Jésus Christ, qui est cette fois une pratique exclusivement religieuse, si ce n’est chrétienne.
    La crèche c’est chrétien, mais Noël ce n’est pas que chrétien !
    Quant à savoir si cette laïcité « de combat » est aujourd’hui la bonne attitude à adopter, c’est un autre débat…

    • tout a fait rirou, ya rien à discuter, une loi sur la laicité de l’état a été voté et il faut l’appliquer. Point final ! qu’on nous fasse pas chier quand ca leur arrange… car quand il faut dénigrer les autres religions comme les musulmans ya du monde aux portillons… mais dès qu’il faut appliqué l’article 28 de la loi de 1905 qui instaure la séparation de l’Église et de l’État, par rapport à la fête de noel, bah la on crie Ô scandale ! La tradition, la famille, blablabla, bloubloublou !!! Mais foutez nous la paix, personne ne vous empêche de fêter noel chez vous en famille, mais laissez les autres tranquilles, respectez l’espace publique qui appartient à toustes et non pas seulement aux croyant-e-s d’un courant religieux ou à ceulles qui aiment cette fête religieuse !!! Réveillez vous bon sang, il y a aussi les autres !

  5. Noel fait partie des mythes nécessaires aux hommes pour supporter le quotidien souvent pénible. Peu importe au fond qu’il soit religieux ou non. Il véhicule un message de paix et de fraternité universel. Même s’il est accaparé par les églises chrétiennes, ce message universel dépasse largement les chapelles religieuses ou intellectuelles.
    Et puis il y a d’autres questions plus importantes à traiter en ce moment, comme par exemple, quelles réponses à apporter aux personnes qui subissent la crise et sont tentés par l’extrémisme de droite.

    • La crèche renvoie bien sûr à la religion chrétienne mais en France cela fait aussi partie de la culture, toute simple. De meme que le monde arabe est en majorité musulman, le monde européen est chrétien. Notre littérature et notre poésie sont largement empreintes de données religieuses. La crèche n’est qu’un épiphénomène dans notre activité culturelle, elle marque une période dans l’année civile pour ceux qui ne sont pas chrétiens. Pour les chretiens la crèche a une autre signification mais j’aime qu’elle marque pour tous un moment de fête.

  6. Moi je suis pour le FN parce que je ne veux pas d’une France islamiste est c’est ce que nous devenons ! Petit à petit l’oiseaux fait son nid ! Je veux bien qu’il y ait la laïcité mais sous couvert de se mot on fait accepter tout et n’importe quoi au pays. Je suis partisante de : à Rome on fait comme les Romain. La France n’a pas à s’adapter aux arrivant mais c’est les personnes qui viennent s’y installer qui doivent s’adapter ! Le problème n’est pas que la crèche. C’est un ensemble : crèche interdite, demande de viande hallal à la cantine, de plus elle envahit les supermarché et les boucheries seront bientôt toute hallal ( c’est pas que je suis contre mais du moment ou les nôtres disparaisse, la cela me pose un problème) le problème c’est qu’on nous enlève si ou ça et que l’on s’arrange pour faire d’autre choses. Si l’église et l’état sont séparer il n’est pas question que l’Etat finance église, mosqué et synagogue et toutes associations religieuses. On a beau vouloir la laïcité nous sommes avant tout un pays chrétien. Il faut du de même avouer que la laïcité pose problème car oui elle ne doit pas aller que dans un sens c’est vrai mais cela crée un conflit en certains qui ne renient pas leur côté chrétien et qui voit disparaître se qu’ils ont toujours connu, et ce qu’ils soient religieux ou non ! Moi je veux mon marché de Noël, ma crèche, mon sapin, mon saucissons, ne pas me balader dans les rues et avoir l’impression d’être dans un autre pays, je ne veux pas que l’on en vienne à accepter (et il me semble que certain l’on fait) des horaires différenciés hommes/femmes à la piscine (et pourquoi pas remettre les écoles filles et garçons séparé ? ) Ok on parle loi, je veux bien mais combien de loi existe sans être appliquer ? Ne pas fumé dans les lieu publiques et ben c’est pas nouveau, hen ! C’est nouveau dans son application mais elle date cette loi ! Et là d’un cou on se souci du respect des lois ! De toute depuis un moment on saute sur tout se qu’on trouve non conforme à la laïcité. Et au faite, la crèche représente la naissance de Jésus et ce Jésus et dans toutes les religions, il y a considéré des manières différentes d’une religion à une autre mais il y est mentionné.

  7. On peut aller plus loin et supprimer toutes les fêtes à connotation religieuse ; Pâques, Pentecôte, Ascension, Assomption, Toussaint …autant de jours fériés à enlever du calendrier. La laïcité c’est bien mais il ne faut pas tomber dans l’ excès. Reviendra-t-on au calendrier révolutionnaire ?

    • absolument, les fêtes religieuses (toutes) ne doivent pas êtres soutenu et même encouragé par l’état !!! Il y a une loi, l’article 28 de la loi de 1905 qui instaure la séparation de l’Église et de l’État, il faut l’appliqué, point final, ya pas à discuter !!!

      Maintenant foutez nous la paix avec vos fêtes religieuses, personne ne vous empêche de fêter noel chez vous en famille, PERSONNE NE VOUS L’INTERDIT!!! Alors ayez un minimum de considération pour les besoins des autres et laissez nous tranquilles, respectez l’espace publique qui appartient à toustes et non pas seulement aux croyant-e-s d’un courant religieux ou à ceulles qui aiment cette fête religieuse !!! De plus, la vie est une fête, pas besoin de la sainte religion pour avoir des fériés, partager entre ami-e-s, familles et s’amuser !!! Ce n’est donc pas le respect de la laicité d’un Etat qui va posé problème à avoir des jours fériés. C’est juste une question de changement de société et comme tous les changements au cours de l’histoire, il y a toujours des réticent-e-s et des personnes qui s’accroche à leur habitude. Et ce n’est pas parce que quelque chose est devenue une tradition que ca veut dire que ca satisfait tout le monde, que les besoins de toustes sont respecté et qu’il faut continuer de l’encourager sans se remettre en question et prendre en compte les besoins actuels des gens qui aspirent à une société plus juste et impartialle !

      Et pour rebondir sur votre jugement de l’excès, sachez que par principe l’excès n’existe pas, tout est question d’angle de vue, de besoins et de convictions ! Ne jugez donc pas les besoins des autres car vous n’êtes pas LA vérité universelle !

      Sur ce, joyeuse fête à toustes de l abolition de l’hypcrisie !!

      • Je ne suis pas d’accord, depuis que je vis en France j’apprécie le pays ainsi que toute sa culture. Noël, Pâques, en font partie.
        Je ne suis pa Catholique mais on les fête.
        Pourquoi? parce que on vit dans un pays que l’on aime et que l’on ne veut pas transformer. Moi j’apprécie les déco, crêche ou pas, j’apprécie les marchés, et je n’ai aucune honte à le dire.
        Doit on vivre dans un pays triste et monotone? Qui ne sera plus rythmée par toutes ces fêtes? Je ne sais même pas à quoi correspond Paques dans la religion! Je sais juste que ça se fête en France et que c’est plutôt agréable pour nous, et les enfants.
        Je trouve ça triste de vouloir changer un pays aussi magnifique sous couvert de laïcité extrémiste!

        Vous dites au gens de fêter ça chez eux?? Mais rendez vous compte que chez eux, c’est la France. Les rues, les villes, sont le « chez nous ». Peut importe nos religions, nos origines, que l’on soit converti ou autre….

        Si ce pays et sa nature me dérangeais, ce n’est pas ici que j’aurais posé mes bagages.

        Voudriez vous voir disparaitre les illuminations de noël si magnifiques, juste parce que vous ne supportez pas que leur origine puisse etre religieuse?
        La France a été religieuse, elle en garde des traces, c’est son histoire.

        On n’efface pas l’histoire d’un homme, ni celle d’un pays.

  8. Jean-Sébastien B.
    IT Project Manager | Infrastructure & Network | Virtualization

    Et Noël fait partie des traditions, et a aussi un impact commercial. Il n’y a pas que le côté religieux ou laïque. Quand on voit l’émerveillement des enfants devant les décorations, les sapins. Imaginez qu’on l’interdise (mais alors aussi tout ce qui tourne autour, les marchés, les vins chauds, les sapins,…) C’est irréaliste.

  9. Pascal Perrat
    Auteur. Mentor en écriture littéraire, journalistique et marketing

    Demandez-vous à qui profite ce genre de décision…

    Marie-Laure Vallée
    Journaliste / relectrice-correctrice

    N’oublions pas que si nous fêtons Noël c’est parce qu’un 25 décembre est né effectivement Jésus, petit roi des Juifs, et que se sont réunis autour de son berceau les Rois mages représentant tous les peuples de la Terre. Cette naissance est un symbole de paix entre toutes les nations. Jour de trêve mondiale. Il serait impensable d’interdire sa représentation chaque année par une reconstitution de la crèche même dans les administrations dépendant de l’État.

    Pascal Perrat
    Auteur. Mentor en écriture littéraire, journalistique et marketing

    Et pendant que nous y sommes supprimons Pâques, l’Ascension, Pentecôte, la Toussaint, les églises, les cathédrales, les talons hauts, les min-jupes, les femmes au volant, sans oublier le nom France, trop porteur d’identité

    Isabelle Lesens
    Contributrice de blogs sur le vélo. Sur Velotaf et Isabelle et le vélo.

    supprimons aussi les fêtes juives et les musulmanes… et ne nous parlons plus !

    C’est gentil de la part des identitaires de venir spammer par ici.

    Jean-Pierre Dorlé
    retraité chez de l’INRA

    Ne pas oublier que noël était, il y a longtemps de ça, une fête Païenne, d’où l’existence du père fouettard. L’église voyant cela d’un mauvais œil a décidé que Jésus serait né ce jour-là. Le problème, c’est que des grands théologiens peuvent prouver que Jésus est né au mois d’octobre. Même que je sois croyant, la date m’importe peu et pour ce qui est de la fête de noël, c’est et cela doit rester une fête familiale, avec tout ce qui l’entoure : féerie, étoiles brillantes dans les yeux des enfants et pour certains le seul jour où la famille se réunit.

    E.

    Ce qui a été oublié de dire dans cette conversation c’est qu’aujourd’hui Noël n’a plus rien de religieux. Aujourd’hui la majorité des personnes se disent athées, et une part d’autant plus importante des personnes croyantes, quelques soient leurs religions, fêtent Noël. Cette fête est désormais laïque à bien des égards.

    Paulin KIBANDO SENGI
    Consultant base des donnée sms alert sous frontlinesms chez Search for Common Ground

    feter Noel c’est transgresser la loi de Dieu, seul les hypocriques peuvent rendre une fete painne chretienne, il est utile que ceux qui ont instaurer cette fete aux hommes de Dieu confessent leur pecher car ils ont ecarter plusieurs homme de Dieu qui parfois punis les victimes des mauvaises doctrines. voir Osee4:6

    Gérard Cardonne
    Travailleur indépendant du secteur Arts

    quel que soit mon niveau de croyance, je suis fier et attaché à mes racines judéo-chrétiennes quand je vois les dérives sanglantes d’autres religions et idéologies
    J’aime Répondre en privé Signaler comme inapproprié il y a 3 jours

    Claire Wagner-Rémy
    Ecrivain et chercheur chez Activité indépendante

    Les symboles actuels de Noël (étymologie « nouveau soleil ») sont surtout le sapin, les lumières, les étoiles et (merci coca cola !) le père Noël avec son manteau rouge. A part ce dernier, ce sont surtout des symboles qui aident à passer le moment le plus dur de l’hiver, où les jours sont courts, les arbres dépouillés (sauf les sapins) et où il fait froid (d’où les bougies qui représentent le feu qui réchauffe). C’est donc une fête indépendante des religions, mais dépendante du climat, donc propre aux régions septentrionales.

    Bernard Krieger
    Journaliste

    D’accord avec Camille. Noël est autant une fête commerciale, sinon plus, qu’une fête religieuse. Nous sommes dans une société de grande consommation, de gâchis et du superflu. Cela dit, c’est un rendez-vous du calendrier qui, pour moi, n’a pas de raison de sauter au nom de la laïcité…
    Noël fait partie de notre culture. Cette fête est très attendue par les enfants. Aux parents d’en faire un rendez-vous intelligent, qui a du sens. Le concept de laïcité, à mon sens, concerne plus le domaine de l’exercice et de l’organisation du pouvoir… La fête de Noël ne menace pas les autres religions présentes sur notre territoire, ni la liberté de conscience de chacun, ça se saurait quand même !
    Ce qui menace les consciences, c’est plutôt le matraquage commercial intense qui ne recule devant rien pour nous faire acheter n’importe quoi. Avec l’effet pervers de rendre malheureux celles et ceux qui ne peuvent pas, financièrement, participer à « la fête ».

    Isabelle Lesens
    Contributrice de blogs sur le vélo. Sur Velotaf et Isabelle et le vélo.

    « est » ou « est devenue » ?
    En tous cas ne pas confondre laïcité et absence de religion; respect des religions et suprématie de l’une sur les autres; car alors on confondra vite laïcité et interdiction de religion visible,
    et l’on se privera de tout ce que nous apportent les religions : réconfort, compréhension du monde, ligne de conduite, morale, vie sociale, rites, structuration de l’année, rites de passage, cultures, littératures, musiques puissantes et bouleversantes, etc.
    Les religions sont certainement un fort intégrateur social…

    Laetitia Delmarche
    En recherche d’emploi

    Comme rappelé plus haut, Noël est au départ une fête païenne.
    La naissance de Jésus, quel que soit la date, est un message d’espoir pour tous. N’oublions pas que le Coran reconnais Jésus comme un prophète (évidement il n’est pas pour eux le fils de Dieux), mais il est reconnu.
    Et puis, c’est une tradition. Si Noël n’était que chrétiens, il faudrait alors enlever le sapin, le père Noël qui n’est qu’un doublon de Saint Nicolas, les cadeaux (en faire le jour des Rois Mages), …

    Ariane Aron

    Il y a tout de même des limites à cette réflexion sur la laïcité. Les fêtes sont les fêtes, commerciales ou religieuses, peu importe! On ne peut pas mettre de la laïcité dans tout, sinon nous arriverons à la pensée unique. J’aime bien que les autres fêtes leur symbole, alors pourquoi n’en serait-il pas de même pour moi ? Qu’on enlève les symboles religieux dans les institutions censées représenter l’Etat, d’accord! Mais en dehors de ça, il ne faudrait tout de même pas exagérer.

    Bruno Walter
    Journaliste indépendant

    Si je me place du point de vue du droit, la décision du TA semble logique. S’il s’était agit d’un sapin de Noël, le jugement aurait été différent. Mais là… en effet, une crèche est strictement religieuse et contrevient aux principes de la laïcité.
    D’ailleurs, c’est en Vendée que ça se passe, sans doute pas un hasard.
    Je ne suis pas choqué par cette décision. Il ne s’agit pas de s’attaquer à Noël, mais à cette représentation religieuse de Noël, qui, de fait, s’est diluée depuis des années dans toute autre chose et, qui, précédemment, avait une autre signification…

    Ariane Aron
    journaliste chez Amina
    Contributeur principal

    En effet, la décision est logique car c’était dans un des lieux représentant la République. Il en est de même pour les établissements publics.Mais si l’on voit de la laïcité partout, cela veut dire que bientôt, les magasins aussi devront faire attention, pas de crèches dans les vitrines, ni à l’intérieur, dans certains restaurants également, plus de bouddha ni de déesses indiennes, ni de saints catholiques, de symboles juifs et bien d’autres encore. Un peu triste la laïcité, non! Est-ce que la laïcité n’est pas justement, la liberté de tout un chacun de pouvoir avoir ses propres symboles en harmonie avec la société?

    Claire Wagner-Rémy
    Ecrivain et chercheur chez Activité indépendante

    Pour répondre à Ariane, les magasins ne sont pas un service public, ni les restaurants, que je sache.
    Par ailleurs, de faire de dimanche un jour férié, c’est aussi un héritage chrétien.
    Religion et consommation, laïcité et liberté, respect des acquis sociaux et du service public : il y a peut-être un déficit de réflexion sur tout cela.

    Bruno Walter
    Journaliste indépendant

    Je crois que la confusion vient de ce que l’on mélange deux concepts proches mais qui n’en relèvent pas moins de deux domaines bien distincts : la religion et la tradition. La France vit depuis 1700 ans (en gros, parce que le christianisme ne commence pas en l’an zéro, loin de là) sous l’influence chrétienne. Longtemps, cette influence irriguait aussi la sphère publique. Depuis 1905 – je prend des raccourcis – nous vivons dans un régime qui sépare strictement la sphère publique de la religion. Ce qui ne nie pas la tradition. Et si la Nativité relève du domaine religieux – d’où la place de la crèche, à l’église – les fêtes de Noël sont une tradition qui remonte d’ailleurs bien plus loin que la chrétienté (même si elle ne s’appelait pas Noël ;). Noël, pour la majorité des Français, n’a plus grand chose de spirituel – sinon, on se contenterait de faire le bien, on ne dépenserait pas 500 € par foyer etc. Fête de famille, fête de fin d’année, fête de la consommation, oui, mais le religieux ne concerne plus qu’une minorité. C’est ainsi. Qui fête encore Samain, sinon quelques néo-druides ? Non, on fête la Toussaint. La tradition reste, la religion a passé.
    Bref, le CG de Vendée a confondu ces deux concepts.

    Jean-Pierre LANOS
    Consultant en compte rendu

    Interdisons d’interdire, obligeons à inventer, à créer, à produire, à rendre heureux. La pluralité est une richesse. Trop, c’est juste assez pour nous ! Assez de restrictions !

    Ariane Aron
    journaliste chez Amina
    Contributeur principal

    Si l’on s’attaque aux symboles au nom de la laïcité, il faut alors se poser la question de savoir où posera t-on les limites? Donc on peut également supposer que les endroits fréquentés par un large public (restaurants- magasins…) ne doivent pas imposer de signe susceptible de rappeler une religion! ( Vais-je froisser une partie de ma clientèle, si j’installe telle ou telle chose, puisque je dois tenir compte de la laïcité?)Nous sommes dans le symbole religieux, comme cela a été le cas, pour la crèche retirée. Pour moi la tradition c’est autre chose et sur ce point, je rejoins Bruno.
    je pense que c’est tout de même bien que la question se pose, car en effet, inévitablement le sujet reviendra l’année prochaine, à la même période.
    J’aime Répondre en privé Signaler comme inapproprié il y a 2 jours

    Bruno Walter
    Journaliste indépendant

    Il faut vraiment faire la différence entre espace public – là où tout le monde peut aller – et les lieux de services publics (qui sont d’ailleurs visés par la loi) qui, eux, représentent l’Etat et doivent s’en tenir à une stricte neutralité.
    Les lieux publics de vente sont souvent prudents. Il y a plus de Père Noël que de petit Jésus…

    Homayoun MINOUI
    Chef d’entreprise, Association Hôtel des Arts

    Qhelle bonne question !
    J’aime Répondre en privé Signaler comme inapproprié il y a 2 jours

    Jean-Pierre LANOS
    Consultant en compte rendu

    Quelle mauvaise réponse !

    Ariane Aron
    journaliste chez Amina
    Contributeur principal

    N’oublions pas qu’autrefois,(il y a , à peine 15 ans), nous n’aurions même pas imaginé avoir cette discussion. Donc , nous ne savons pas comment les choses vont évoluer et jusqu’où peut s’étendre la loi. Le sujet au départ de cette discussion était quand sur la fête de noël , ce à quoi je réponds qu’elle ne peut pas disparaître au nom de la laïcité.

    Anne Frédérique Ribaud
    Créative, Pigiste, Scénariste….
    Contributeur principal

    Vous avez fumé la moquette les gars et les filles là, c’est pas possible autrement et sur une page dédiée au métier de journaliste ! Vous m’angoissez. Quelle question stupide ! J’hallucine complètement. Vous confondez tout. C’est grave pour un journaliste ?! La République, la Démocratie, la Culture – quasi millénaire – L’Histoire de Noël, la Religion, la Laïcité. Ouh là, ben faut changer de métier ! Joyeux Noël tout de même. Allez j’ai rigolé.

    Editeur – Le Fil Franco-Russe

    Bien vu Anne Frédérique !

    Dominique DUTILLOY
    En poste dans secteur Médias radio et télédiffusés

    Noël, c’est une fête universelle ! Donc, on ne doit pas l’interdire

    Georges Cocks
    Ecrivain chez Moi même

    Voici quelques commentaires tirés d’ouvrages religieux et historiques au sujet du jour de la naissance du Christ et de l’origine de Noël:
    “Noël ne comptait pas parmi les premières fêtes créées par l’Église.” — The Catholic Encyclopedia.
    “La première mention de la célébration de Noël apparaît en 336 après Jésus Christ, dans un ancien calendrier romain.” — The World Book Encyclopedia.
    “La fête de Noël n’a pas été prescrite par Dieu et elle n’a pas son origine dans le N[ouveau] T[estament]. Il n’y a rien dans le N[ouveau] T[estament], et à plus forte raison dans un autre ouvrage, qui permette de fixer avec certitude le jour de la naissance du Christ. Les Pères des trois premiers siècles ne parlent pas d’une quelconque observance de la nativité.” — Cyclopedia de McClintock et Strong.
    “Aussi inexplicable que cela puisse paraître, on ignore la date de la naissance du Christ. Les Évangiles n’en révèlent ni le jour ni le mois.” — New Catholic Encyclopedia.
    Noël n’est pas une prescription divine. C’est ce qu’explique le journal sri lankais Daily News: “Il est assez significatif que nulle part dans le Nouveau Testament ne soit mentionné un jour spécial appelé Noël et destiné à commémorer la naissance du Christ. (…) Noël est une invention humaine. La Bible n’en parle pas.”
    Jésus n’est pas né le 25 décembre
    Rien ne prouve que Jésus soit bien né le 25 décembre. Bien plutôt, tout démontre le contraire.
    Dans son livre Célébrations (angl.), Robert Myers écrit: “Le récit biblique de la naissance de Jésus ne contient aucune indication au sujet de la date de l’événement. Cependant, Luc [2:8] rapporte que les bergers ‘vivaient en plein air et, la nuit, passaient les veilles à garder leurs troupeaux’, ce qui laisse entendre que Jésus a pu naître en été ou au début de l’automne. Le mois de décembre étant froid et pluvieux en Judée, il est probable que les bergers se seraient mis à l’abri avec leur troupeau pendant la nuit.”
    L’ouvrage La vie quotidienne en Palestine au temps de Jésus, de Henri Daniel-Rops, déclare également: “Les troupeaux (…) passaient l’hiver dans des bergeries, et ce détail suffit à prouver que la date traditionnelle de Noël en hiver a peu de chance d’être exacte, puisque l’Évangile nous dit que les bergers étaient aux champs.”
    Voici ce qu’on lit dans l’Encyclopédie américaine à propos du 25 décembre: “Cette date n’a pas été établie en Occident avant le milieu du IVe siècle et en Orient environ un siècle plus tard.” Jésus n’est donc pas né à cette date. En outre, ni lui, ni ses disciples, ni les rédacteurs de la Bible n’ont autorisé la célébration de Noël.
    Quelle en est l’origine?
    Quelle est donc l’origine de Noël? La revue U.S. Catholic exprime l’opinion générale en ces termes: “Il est impossible de dissocier Noël de ses origines païennes.” Elle ajoute: “La fête préférée des Romains portait le nom de saturnales; elle commençait le 17 décembre et s’achevait avec la ‘naissance du soleil invincible’ (Natalis solis invicti) le 25 décembre. Au cours du deuxième quart du IVe siècle, d’astucieux dignitaires de l’Église de Rome ont vu dans le 25 décembre un jour rêvé pour célébrer l’anniversaire du ‘soleil de la justice’. Noël venait de naître.”
    La fête païenne des saturnales était célébrée au solstice d’hiver. Le mot solstice vient de deux mots latins: sol (le nom d’un dieu-soleil) et sistere (stopper). Le solstice d’hiver correspond au moment où le jour cesse de raccourcir et commence à rallonger. Selon l’ancien calendrier julien, le solstice d’hiver avait lieu le 25 décembre.

    Georges Cocks
    Ecrivain chez Moi même

    La World Book Encyclopedia déclare d’ailleurs: “Cette célébration [Noël] a probablement subi l’influence des fêtes païennes (non chrétiennes) qui avaient cours à l’époque. Les Romains de l’Antiquité célébraient des fêtes à la fin de l’année en l’honneur de Saturne, dieu de l’agriculture, et de Mithra [dieu-soleil].” La Nouvelle Encyclopédie catholique (angl.) précise: “Le 25 décembre 274, [l’empereur romain] Aurélien proclamait le dieu-soleil [Mithra] principal dieu protecteur de l’empire (…). La Noël est née à une époque où le culte du soleil était particulièrement florissant à Rome.” Le livre Célébrations affirme: “Le clergé a finalement introduit dans l’Église elle-même les saturnales.” Quant à l’Encyclopédie britannique, elle fait remarquer que le 25 décembre était considéré “comme la date de naissance du (…) dieu[-soleil] Mithra”.
    La plupart des coutumes associées à Noël — la bûche de Noël, le gui, l’arbre de Noël, le père Noël, l’échange de cadeaux coûteux, les festivités — ont leur racine dans le paganisme. Elles n’ont rien à voir avec le Christ. C’est ce que souligne James Hastings dans son ouvrage Encyclopédie de la religion et de l’éthique (angl.): “La plupart des coutumes de Noël courantes actuellement (…) ne sont pas d’authentiques coutumes chrétiennes, mais des coutumes païennes qui ont été absorbées ou tolérées par l’Église. (…) Les saturnales romaines sont à la base de la plupart des joyeuses coutumes de l’époque de Noël. Cette ancienne fête romaine était célébrée du 17 au 24 décembre.”

    Georges Cocks
    Ecrivain chez Moi même

    On entend parfois les gens dire: ‘Il faut retrouver le véritable sens de Noël’, ou: ‘Rendons le Christ à Noël.’ Mais rappelez-vous que Noël était d’abord une célébration païenne en l’honneur de la nature, et que Jésus n’a jamais eu de place dans Noël. Quand certains déplorent la commercialisation de Noël, dites-vous bien que les festivités et l’échange de cadeaux auxquels donnaient lieu les saturnales faisaient travailler les commerçants. Ainsi, depuis des milliers d’années, le solstice d’hiver est commercialisé.
    En 1643, le Parlement anglais alla jusqu’à proscrire l’observance de la Noël à cause de ses origines païennes, mais il la rétablit plus tard. En 1659, elle fut également interdite au Massachusetts (États-Unis), mais on la rétablit également par la suite. La revue U.S. Catholic déclare: “Étant donné qu’aux États-Unis les chrétiens (…) associaient Noël avec des coutumes païennes, ils ne célébrèrent pas cette fête sur une grande échelle avant le milieu du XIXe siècle.”

    Georges Cocks
    Ecrivain chez Moi même

    “À l’intérieur même de l’Église, des critiques s’élevèrent contre l’observance [de la Noël] à cause de ses rites semblables à ceux des païens et parce qu’elle s’assimilait au culte du soleil (les Arméniens qualifiaient d’idolâtres les membres de l’Église romaine à cause de la confusion de Noël avec la date de la naissance du soleil). Aussi tard qu’en 1644, alors que le puritanisme exerçait une forte influence, le Parlement anglais interdit la célébration de la fête.” — Funk & Wagnalls Standard Dictionary of Folklore, Mythology, and Legend, vol. I, p. 229.

    Georges Cocks
    Ecrivain chez Moi même

    Le clergé ne s’en préoccupe guère
    Les membres du clergé connaissent bien les origines païennes de la Noël. Selon le Sun de Vancouver, le pasteur Desmond Kimmitt de l’Église anglicane déclara que “l’on sait bien que le Christ ne naquit pas au mois de décembre. Les premiers chrétiens, constatant qu’ils ne pouvaient se passer de la fête païenne [les saturnales], l’adoptèrent”. Et pourtant, ce pasteur ajouta : “Je n’aimerais pas voir supprimer la Noël telle que nous la connaissons.”
    De son côté, Louis Valbracht, pasteur de l’Église luthérienne Saint-Jean de la ville américaine de Des Moines, écrivit : “Ceux qui disent que la Noël est en passe de devenir une fête païenne, ne devraient pas oublier que la Noël était une fête païenne.”
    Et pourtant, le clergé ne s’en préoccupe guère. Le pasteur Valbracht ajouta : “Parlant pour moi-même et ma paroisse, je dis : Faisons de la Noël une fête plus grande, (…) plus animée que jamais.” — Successful Farming, décembre 1965.
    Les membres du clergé savent donc que la Noël n’est qu’une fête païenne affublée de quelques noms chrétiens, mais ils n’en sont pas troublés. En réalité, cela ne devrait pas nous étonner, car ils se sont beaucoup éloignés de la Bible. Depuis un certain temps, même les journaux en parlent, car de nombreux ecclésiastiques approuvent la “nouvelle morale” qui, en fait, n’en est pas une.

    Georges Cocks
    Ecrivain chez Moi même

    Voila des info qui devrait permettre a chacun de decider s’il fetera ou pas noel. si on parle d une fete religieuse, dont nul mention se trouve ds la bible chacun portera sa propre charge dit la bible.

    Philippe Allienne
    journaliste chez pigiste

    Allo, non mais allo, quoi ! Vous êtes sérieux ? Nous sommes bien sur « Profil Journalistes » ? Perso, je n’ai jamais vu une conversation aussi dérisoire, aussi vide de sens. Pauvre presse.
    J’aime Répondre en privé Signaler comme inapproprié il y a 2 jours

    Lucien Boutet
    Correspondant Local de Presse

    L’Auberge Espagnole de Noël.
    Chacun voit dans Noël ce qu’il veut bien y … apporter. « C’est Chrétien », affirment les uns. « C’est païen » rétorquent les autres. La « fête du solstice » célébrée par les anciens, qui avaient peur de voir disparaître le soleil quand la durée quotidienne diminuait de jour en jour – comme ils célébraient son apogée à la Saint Jean – s’est vite confondue avec la naissance de Jésus. Peu me chaut. Que chacun y voit ce qu’il veut : Dieu reconnaîtra les siens !
    Pour répondre précisément à la question posée à l’origine de la discussion : ce n’est pas au journaliste de faire le « tri », même s’il a ses convictions personnelles. Sauf s’il est connu et reconnu comme tel, il ne doit pas être « religieux ». La laïcité est la règle de la République. Et le « médiateur » – en tant qu’acteur de « média » – doit être avant toute chose … Républicain. (à titre strictement personnel, qu’il me soit, ici,permis de dire qu’il y a belle lurette que je ne crois plus au Père Noël !)

    Bruno Walter
    Journaliste indépendant

    Je ne suis pas d’accord avec ceux qui trouvent que la question n’est pas digne d’être sur un forum journalistique. La question telle que posée, oui (« faut-il interdire »…) En revanche, autour de ces « affaires » de crèche de Noël, oui, il y a matière à article. Article ce n’est pas affirmer ses opinions – défaut du journaliste français qui explique la vie depuis son bureau ou son bistrot – mais bien chercher l’info, la hiérarchiser, la mettre en perspective, n’est-ce pas ? Donc, oui, il y a matière à article. D’ailleurs, tiens, j’en prépare un (juridique bien sûr) sur le sujet !

    Pascal Perrat
    Auteur. Mentor en écriture littéraire, journalistique et marketing

    Moins on croit au père Noël plus on devient vieux dans sa tête

    Michel Ciesiolka
    Journaliste, professionnel de la communication

    Noël, qu’on le veuille ou non, commémore la naissance de Jésus. Tout le décorum des festivités de Noël n’en est que le rappel : crèches, illuminations, sapins, Père Noël… même si certaines sont des références païennes. Donc si on supprime la crèche dans les lieux administratifs, il faut aussi supprimer toute référence à Noël. Fêter Noël est une tradition, comme porter la robe de juge de tribunal est une tradition. Mais la crèche de Noël a un avantage : l’âne y tient un beau rôle. Ce n’est pas le cas dans nos tribunaux…

    Ariane Aron
    journaliste chez Amina – Francophonie-Actualités et http://www.sphere-web-infos.com

    Le journal la Croix en a parlé dans son édition du 7 décembre sans se limiter aux administrations.
    Selon un sondage, seul 18% de la population française serait contre les crèches dans les espaces publics.

    Michel Ghesquiere
    Editeur Pagtour.net

    Dans les mots « Libre pensée », il y a le terme « libre. ».. Je ne sais pas moi, mais à force d’interdire au nom d’une loi édictée il y a un siècle, on en arrive à censurer la pensée d’autrui. Au dogme de la laïcité qui devient de plus en plus dictatorial en France, je préfère celui de la neutralité religieuse comme elle a lieu en Belgique.
    Pour le gag, il faut savoir que dans le Plat Pays, la laïcité est d’ailleurs considéré légalement comme … une religion. Les conseillers laïcs étant rémunérés comme les prêtres, radins, popes, pasteurs protestants et autres iman…

    Michel Briens
    PARIS chez ONG AGIR abcd

    Quelle est cette »mode »qui consiste à renoncer à nos valeurs ? Noël ne l’oublions pas,sur un fait pseudo historique qu’est la naissance d’un enfant nommé Jésus , est une fête à 50% païenne et 50% religieuse. C’est avant tout la fête plus que millénaire des enfants : Le Père Noël dans l’imaginaire est une merveille pour les « petits enfants » , de plus reprenons Victor Hugo : »Lorsque l’enfant paraît le cercle de famille se resserre… ». Noël ce sont les retrouvailles de la Famille dans la fête, la fête des enfants , la célèbration de ceux qui prendront en main notre destin quand nous serons vieux ,le destin de la France , de son développement , de sa gouvernance , de son génie , etc….Alors ces « pseudo penseurs » qui se veulent « intellos »mais de comptoir qu’ils aillent fêter ce qu’ils veulent dans leur »Prison intérieure »mais qu’ils arrêtent de vouloir se faire valoir dans les médias entre deux publicités , l’une pour le dentifrice , l’autre pour le Calvados Père Magloire…Tout cela est de la débilité…Quand à la crèche , c’est le symbole de « La Vie »…Ce vaut quand même mieux que le »Jihad couteau à la main pour égorger les Français »….Je vais être vulgaire , grossier en vous disant à vous « Intellos de Bazar » : »Arrêtez de faire chier le monde ».Merci et bonnes fêtes de fin d’années à toutes et tous y compris ces »rabats joie »…..MBdT

    Pierre Neufcour
    Correspondant

    Chez nous (en Belgique), les vacances de Noël ont été supprimées. Elles sont remplacées par des vacances d’hiver. Les vacances de Pâques ont subi le même sort, devenant les vacances de printemps. Que va-t-on inventer à la Toussaint? Le congé de Halloween? Déjà que certains veulent « blanchir » notre Hans Crouff ( Le père fouettard), voyant en lui un esclave noir et non plus le ramoneur qui précède Saint Nicolas dans les cheminées pour lui éviter de trop se salir…

    Sikiratou AHOUANSOU BADA
    Assistante Communication chez GIABA/CEDEAO

    Au-delà de l’aspect  »religieux » qui entoure Noël, avec la mondialisation, les nouvelles technologies de l’information et de la communication, la société de consommation, l’évolution des sociétés, etc ; la Fête de Noël est devenue la Fête des enfants du monde entier de quelque religion que ce soit. L’interdire ou même penser l’interdire serait une aberration.

    Anne Frédérique Ribaud
    Créative, Pigiste, Scénariste….

    Bravo et Merci à Pascal Perrat, oh miracle de Noël ! Quelqu’un qui écrit bien et qui a un humour ravageur. Cà fait tellement de bien, et c’est si rare. Et dans un registre plus sérieux, mais qui remet les pendules à l’heure, Merci à Camille.

    Laure PIERRE
    Rédactrice en chef chez ACL Medias

    C’est la dernière connerie en date ? Respectons un peu nos traditions…

    Bruno Walter
    Journaliste indépendant

    … on peut aussi dire : respectons nos lois ?

  10. Là encore, sous couvert de belles phrases, il y a intox et parfois un soupçon de petite haine distillée sous apparence d’ironie. :
    Avant de faire part de mes réactions (infâme réactionnaire que je suis) voici un lien sur la question de la date de naissance de Jésus,l’un des symboles du christ, l’oint, (pas ouin-ouin) c’est à dire de « cela qui porte la marque de cela qui EST en vérité ».
    wikipedia :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Date_de_naissance_de_J%C3%A9sus

    d’après le coran :
    http://journaldumusulman.fr/jesus-christ-naquit-il-le-25-decembre-les-origines-de-la-fete-de-noel/

    et centre d’études islamo-chrétien
    http://gric-international.org/2012/actualite-du-dialogue/naissance-de-jesus-dans-les-evangiles-et-le-coran/

    Il est instructif de constater ce qu’en disent des croyants des 3 religions du livre, avec un respect certain.

    « Vous avez fait des études je suppose ».
    L’auteur a-t-il pensé que le solstice d’hiver est en effet la renaissance du Dieu soleil ? Sait-il que non seulement les Celtes la célébraient avant l’avènement de Jésus mais que le culte du Dieu soleil, le fils d’Osiris, le Père, était Horus, considéré comme dieu soleil ? Bouh ! les vils (devil ?) récupérateurs…

    « vos confrères qui peut-être
    > > nagent avec complaisance dans la même ignorance que vous. » Miroir ô mon miroir !!!

    ‘ »un certain Jésus de Nazareth né il y a un
    > > peu plus de 2000 ans. je dis ça parce qu’étant donné que vous n’avez pas
    > > interdit les illuminations de Noël, je suppose que vous ignoriez ce
    > > détail. »
    Ignorance n’est pas arrogance de qui croit ça voir.

    « Les magistrats exercent leur métier dans un
    > > costume aussi ridicule » Ca c’est pas gentil de la part d’un personnage santon pour ceux qui croient à leur personnage dans la comédie du monde.
    « La crèche c’est Noël et Noël c’est la crèche. »
    Ben non, tiens… D’où qu’il est le bulletin de naissance et le cachet de la mairie de Nazareth ?

    « La crèche c’est aussi
    > > l’histoire d’une famille qui faute de droit opposable au logement est venue se
    > > réfugier dans une étable. C’est un signe d’espoir pour tous les sans logement. La
    > > crèche c’est aussi un roi arabe et un autre africain qui viennent visiter
    > > un juif. »
    Passage acceptable et louable à condition de ne pas être associé à la suite, un rien vénéneuse.

    Bref, il y a là un amalgame avecv le politique et qui utilise toujours le même procédé d’alternance de pseudo évidences (non vérifiées), assertions gratuites assénées sous un style d’autorité, et d’appel aux émotions de frustrations qui crient vengeance au plus profond du cerveau reptilien et limbique.
    Ce message vient trop tard : le peuple semble avoir choir d’être LE brise-Marine plutôt que l’époux-ventail de LA brise Marine.

    Finalement, j’aime bien étudier ces tentatives d’intox subliminale.
    Et j’aime bien la sagesse du peuple, ce grand enfant, qui joue, même à se faire peur, pour faire peur aux garnements qui se prennent pour l’élite (ite = inflammation ; el = dieu : d’où el-ite… ??!!). On ne manipule pas la Sagesse. On peut l’oublier en tant que manipulateur comme en tant que manipulé. MAis la Sagesse reste elle-même.
    Ladage de Césartaire.

  11. Je suis quelqu un de tolerant, modérée et athee, mais j ai été profondément choquee par cette contestation des crèches dans un lieu public, si on conteste la crèche on contestera le pere noel, la fête de Noël, toute cette part de rêve pour nos enfants, oui la France perd de son âme, s attaquer à la crèche et au pere noel sous couvert de respect pour tous ? Il y a bien peu d amour dans tout cela

  12. ca ressemble fort a un lobby , religieux c’t’affaire alors un seul commentaire …. LOI 1905 separation de l’etat et de l’eglise , point barre ,a quoi sert d’avoir des lois si au bon vouloir des uns et des autres on peut passer outre ces textes …..

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