« Tentons une idée à la fois surannée, mais pleine d’espérance : les rassembler dans un gouvernement d’Union nationale. Qui sait si une telle union ne serait pas susceptible de sortir la France du chemin de plus en plus épineux qu’elle emprunte ? » – écrivions-nous dans Unidivers le 30 décembre 2011.

À en croire un sondage Ifop publié hier, près de quatre Français sur cinq (78 %) seraient désormais favorables à tel gouvernement d’union nationale centre-gauche-droite enrichi de personnalités issues de la société civile.


La moitié des Français jugent qu’un tel gouvernement serait plus efficace que les gouvernements formés à partir de l’un des deux partis traditionnels, lesquels se sont disqualifiés années après année en raison de leur manque d’efficacité et d’intégrité ainsi qu’une conception cynique de la politique qui rime avec un carriérisme où l’intérêt général disparait au profit de l’intérêt personnel et clientéliste.

L’union nationale est en effet une nouvelle voie prisée en Europe. L’Italie expérimente le multipartisme, l’Allemagne la pratique depuis 2004 et la Grèce, l’Autriche, l’Irlande, les Pays-Bas, la Belgique, Chypre l’ont adopté.

En France comme dans les villes de province, telle que Rennes, on ne peut qu’espérer que les élites politiques entendent vite ce cri de ras-le-bol et de désespoir de nos concitoyens. Dans le cas contraire, nul doute que notre société va connaître de rudes mouvements sociaux. Et une montée des extrémismes.

Animula blandula vagula : Âme de diaphane intimité, hôtesse et compagne de mon corps, tu verses vers des lieux délavés, escarpés et dénudés, où ne résonnent tes jeux d'esprit…

Un commentaire

  1. Pourquoi seulement de centre droit et gauche ? En effet, à la lecture des solutions proposées et des cursus des personnalités, il y a assez peu de différence, si ce n’est dans le curseur des budgets et de la croissance supposée. Ainsi, François Bayrou affichait-il son pessimiste quand aux programmes des deux finalistes de la présidentielle, basés sur des perspectives trop optimistes.
    L’ouverture vers des solutions en ruptures est aussi un besoin pour des sondés qui lorgnent aussi vers des raisonnements plus extrèmistes, mais pas toujours dénués de sens. De même, la monoculture énarchique ou celle de grandes entreprises dont ou voit la limite des politiques d’investissement, n’est pas une bonne chose. La société civile autant que des regards neufs, doivent permettre de fournir des politiques à la fois novatrices et adaptées à nos fondamentaux.
    Vouloir appliquer la politique allemande dans un pays différent serait une erreur. S’en inspirer avec un regard critique (les indicateurs allemands ne sont pas au beau fixe, du coté social), est intéressant.

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