cinéma, film unidivers, critique, information, magazine, journal, spiritualité, moviesSi les fans de The Hobbit et autres LOTR (Lord of the rings !) sont des personnes plutôt balèzes et féroces, peut-on critiquer cet opus sans mettre en péril sa vie ? Prenons le risque.

« Toute bonne histoire mérite qu’on l’embellisse » (Gandalf)

Le Hobbit est un film adapté d’un roman écrit par de JRR Tolkien. C’est ce qu’on appelle techniquement dans le monde du cinéma le prequel du Seigneur des Anneaux : l’histoire du hobbit précède ce dernier. L’histoire narre comment Bilbo entre en possession de l’anneau de Sauron lors de sa quête pour terrasser un dragon et comment ledit anneau traverse le temps afin d’abattre le malheur sur le neveu du hobbit.

C’est évidemment Peter Jackson qui a réalisé ce film et qui réalisera la saga, car cette aventure promet d’être aussi une trilogie (ce qui pose un problème sur lequel nous allons revenir). Au crédit du réalisateur, il faut noter la difficulté d’adapter à l’écran un ouvrage destiné à une population bien jeune, voir enfantine. Or, l’ingrédient principal de toute œuvre destiné au jeune public doit être l’émerveillement. Peter Jackson l’a bien compris. De ce point de vue, la réussite est totale. Le hobbit est d’une beauté captivante. Le long passage qui se déroule dans la montagne constitue une jouissance visuelle. L’atmosphère qui imprègne l’œuvre en son long est aussi à mettre en avant, comme la 3D qui est du plus bel effet, chose pourtant rare.

Oui, mais voilà, en dehors de ces immenses qualités, Le Hobbit ne fonctionne qu’en étant une des pièces d’une trilogie. Ce choix induit une construction plutôt bancale de cette première partie. Sur les 2h50, environ une heure sert d’introduction à la trilogie. Si cette introduction est utile pour présenter les personnages, leurs motivations et les ramifications de l’histoire, c’est d’un ennui à s’en décrocher la mâchoire. L’inventivité et la prise de risque sont aux abonnés absents. Tout au long du film.

Qui plus est, ce choix malheureux et cette conception artistique induisent un manque flagrant d’émotion. À l’exception de la dernière partie qui… introduit le second épisode.

Une œuvre insatisfaisante. Bien sûr, on peut nourrir l’espoir que le deuxième épisode arrive bien vite et que tous les ingrédients du premier épisode s’y retrouvent avec plus de saveurs. Pour l’instant, la beauté brille au détriment d’un scénario. Du vide habillé dans de bien beaux habits.

Date de sortie
12 décembre 2012 (2h 45min)
Réalisé par
Peter Jackson
Avec
Ian McKellen, Martin Freeman, Richard Armitage
Genre
Fantastique , Aventure
Nationalité
Américain , néo-zélandais

Synopsis :

Dans UN VOYAGE INATTENDU, Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d’Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu’il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n’est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers… Bien qu’ils se destinent à mettre le cap sur l’Est et les terres désertiques du Mont Solitaire, ils doivent d’abord échapper aux tunnels des Gobelins, où Bilbon rencontre la créature qui changera à jamais le cours de sa vie : Gollum. C’est là qu’avec Gollum, sur les rives d’un lac souterrain, le modeste Bilbon Sacquet non seulement se surprend à faire preuve d’un courage et d’une intelligence inattendus, mais parvient à mettre la main sur le « précieux » anneau de Gollum qui recèle des pouvoirs cachés… Ce simple anneau d’or est lié au sort de la Terre du Milieu, sans que Bilbon s’en doute encore…

 

2 Commentaires

  1. Je n’ai pas vu le film pour une raison qui m’est propre : la mort inutile de plusieurs chevaux pendant le tournage.
    Mais en tant que fan de longue date de Tolkien, je me dois de parler du film et de cette adaptation d’un point de vue plus large. Oui, il s’agit d’une oeuvre plus enfantine mais surtout beaucoup plus courte que le seigneur des anneaux ou toute la littérature de la terre du milieu. L’autre trilogie de Jackson avait fait l’économie de héros pourtant indispensables (Tom Bombadil) pour s’orienter peu à peu vers une vision guerrière et glorificatrice du sacrifice de la guerre asses éloignée de ma perception de l’oeuvre. Pourtant l’oeuvre de tolkien est très marquée par le conflit européen de l’époque, la montée du nazisme, etc…..comme celle de son ami CS Lewis (Narnia).
    Ici, Jackson dérive pour faire du fric et de la longueur autour d’une histoire qui n’est finalement qu’un brouillon de l’autre trilogie. 3 fois 2h50 ? rendez vous compte…. Attention, il s’agit pourtant d’un remarquable brouillon qui recelle en lui même des histoires parallèles (celle de Gollum, celle de Gandalf) en même temps que toute la mythologie des Hobbits. N’aurait-il pas fallu carrément sortir du carcan du Hobbit pour utiliser aussi la mythologie générale des terres du milieu et lier ainsi le Hobbit à l’autre trilogie par 2 autres épisodes?
    Sans doute. En tout cas, autant j’ai adoré le premier LOTR, autant j’ai apprécié seulement le deuxième, autant j’ai detesté le troisième. Mais apparemment, je suis une exception dans ce monde où la violence est magnifiée (oui, David, je n’ai pas encore réagi sur ta chronique du dernier Tarantino)

  2. Hello Didier, comme d.hab tu es toujours à la pointe du combat et en dépit de nos désaccords c.est vraiment ce que j.aime chez toi. Je ne suis pas spécialiste de tolkien pour la simple et bonne raison qu.il m.ennuie.
    En ce qui concerne Tarantino la critique sur mon site était après une première vision et en prévision d un second visionnage et d’une critique plus ample à poster ici
    Ce qui va être intéressant c.est la première est celle qui va venir mais je ne tue pas plus que cela le suspense
    Merci a toi en tous cas pour tes réactions qui provoquent toujours le débat
    Dn

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