Dans le quartier Latin, à deux pas de l’église Saint-Sulpice, une petite maison d’édition déniche des auteurs inconnus. Elle les cajole, les élève au firmament. Quitte à en être spoliés par les grands éditeurs… Elle vient de sortir Naamah, roman d’Henry Le Bal. A lire sans faute…

En Bretagne, le Quimpérois Henry Le Bal n’est pas un inconnu dans la ville de Max Jacob. Il est de ceux qui portent un patronyme breton en passe de devenir célèbre. Théologien, philosophe, romancier et dramaturge, il mérite un grand destin. Poète de l’éternel breton et des îles, il écrit comme il respire l’air marin. A grandes bouffées de bons mots et de prose poétique. Son style est celui d’un conteur de l’éphémère, de la Bretagne éternelle et des rêves enfouies.

Henry Le Bal est un écrivain de la race de ceux qui racontent et qui touchent les lecteurs par ses chansons de mots. Il est un passeur qui jongle entre le monde réel et celui de l’infiniment grand. Sa voix est celle du ciel qui tombe et de la mer qui monte. Il est un troubadour du XXIe siècle. On l’aime parce qu’il sait encore conter et encore écrire.

Jean-Christophe Collet

Naamah, Henry Le Bal, roman, éditions l’äge d’Homme, 5 rue Férou, 75 006 Paris. Pour tous renseignements.

 

 

Un commentaire

  1. Naamah est plus qu’un roman… sans chercher à faire de l’enflure ou de l’emphase. Depuis « Le Janvier du Monde » Henry Le Bal effectue un travail d’écriture tout à fait exaltant, mêlant SES écritures dans un travail alchimique autour du théâtre, de la peinture et, au-delà de la littérature, sur l’art de l’écrit. Il réintègre la poésie au coeur de l’écriture de type « romanesque »… Il se déplace dans une oeuvre qu’il sait le dépasser. En exergue à tous ses travaux il ne faut jamais oublier son interrogation majeure : « Si le verbe s’est fait chair, qu’est-ce que la littérature ? »

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