Une longue séquence (déconseillée au moins de 16 ans) qui annonce l’évolution qu’a connue notre société depuis un demi-siècle : l’érosion de la sensibilité par la massification des hommes en consommateurs unilatéraux de leur temps libre.

L’un des plus longs travellings de l’histoire du cinéma — Pour filmer la séquence de l’embouteillage, Godard a réalisé l’un des plus longs travellings de l’histoire du cinéma. Commentaire du directeur de la photo, Raoul Coutard, concernant ce gigantesque embouteillage que le couple Corinne-Roland (Darc-Yanne) découvre en le dépassant :
« C’est tourné du côté de Saint-Cyr. On a mis une semaine pour installer le travelling parce que le champ était en devers. Il y avait à peu près 1,50 m de dénivelé entre le départ du travelling et l’arrivée du travelling. Il a fallu faire une construction assez solide pour pouvoir supporter deux chariots de travelling, plus une dolly de manière à ce qu’on récupère le dénivelé en montant le bras afin de donner l’impression qu’on était à la même hauteur. Le tournage lui-même a pris une petite journée. On a dû faire 5 ou 6 prises, pas plus. La distance a été choisie en fonction du nombre de rails qui étaient disponibles. Donc on a fait un travelling de 300 mètres. C’est un plan étonnant mais à la limite ça n’a pas beaucoup d’imagination. C’était l’époque où il n’y avait toujours pas de scénario. C’était donc relativement difficile de savoir ce que Jean-Luc avait l’intention de faire. Il aime bien dire :  » Le cinéma, c’est l’art du mouvement, donc on peut changer d’avis ! « . »

Animula blandula vagula : Âme de diaphane intimité, hôtesse et compagne de mon corps, tu verses vers des lieux délavés, escarpés et dénudés, où ne résonnent tes jeux d’esprit…

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