2/4 étoilesUne pandémie dévastatrice explose à l’échelle du globe… Au Centre de Prévention et de Contrôle des Maladies, des équipes se mobilisent pour tenter de décrypter le génome du mystérieux virus, qui ne cesse de muter. Le Sous-Directeur Cheever, confronté à un vent de panique collective, est obligé d’exposer la vie d’une jeune et courageuse doctoresse. Tandis que les grands groupes pharmaceutiques se livrent une bataille acharnée pour la mise au point d’un vaccin, le Dr. Leonora Orantes, de l’OMS, s’efforce de remonter aux sources du fléau. Les cas mortels se multiplient, jusqu’à mettre en péril les fondements de la société, et un blogueur militant suscite une panique aussi dangereuse que le virus en déclarant qu’on « cache la vérité » à la population…

Un film au sujet minimal : un virus ravageur va décimer une partie du monde. L’objectif est évident : le stopper.

Le scénario s’avère solide. Le réalisme ne se discute pas le moins du monde. Le montage efficace permet de passer un bon moment malgré des longeurs. Quant au jeu des acteurs — belle brochette ! – il est dans l’ensemble de qualité.  Le film est scandé, le suspense prenant et les dialogues percutants.

Alors, une réussite ? Eh bien non. Le film souffre malheureusement d’une déconstruction hasardeuse qui tourne parfois au chaos. En outre, certaines scènes frisent le ridicule. Et puis, l’opposition entre la gentille Amérique et vilaine Asie contaminatrice confine à la caricature.

Résultat : une réussite technique, mais un manque de constance, une mauvaise gestion des émotions et une toile de fond éculée. On est loin de l’originalité d’Epidemic de Lars von Trier ou de La jetée de Chris Marker, tout comme son adaptation hollywoodienne, L’armée des douze singes de Terry Gilliam.

Réalisateur : Steven Soderbergh. Casting : Marion Cotillard, Matt Damon, 1h46.

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