Dans Changer l’eau des fleurs Valérie Perrin nous convie dans un lieu qui s’avère insolite. Bienvenue dans un petit cimetière de l’est de la France. Des histoires dans l’histoire. Des histoires dans les histoires…

changer eau des fleurs

Qui est donc cette mystérieuse Violette, entourée de ses acolytes, qui prennent soin des tombes, des sépultures, des gens qui viennent s’y recueillir, des anonymes de passage, des réguliers, des nouveaux venus, des chats de hasard qui sont devenus locataires de l’endroit, de celles et ceux qui finissent dans l’ossuaire quand il faut faire place ? Qui est donc ce type, Philippe Toussaint, qu’elle a épousé puis s’en est allé du jour au lendemain ? Toussaint, un nom bien peu commun pour une gardienne de cimetière. Et ce cimetière, en apparence si bien entretenu, va se révéler un labyrinthe hors du commun (des mortels, cela va de soi).

Il faut toujours se méfier des apparences, des situations ordinaires, auxquelles on prête souvent peu d’attention. Car derrière l’ordinaire peut se dissimuler l’extraordinaire, la lumière comme les ténèbres, le peu que l’on sait des choses de la vie et tout ce que l’on cache pour ne pas souffrir, pour ne plus souffrir, pour essayer de vivre encore un peu avant de prendre place au boulevard des allongés.

Avec Changer l’eau des fleurs, Valérie Perrin retrace la vie de Violette Trenet Toussaint, qui n’aura pas été une sinécure même si elle a connu quelques instants de bonheur, même si elle a tenté de rendre les autres un peu moins tristes, masquant sa propre tristesse, son éternelle mélancolie, ses lourds secrets, le drame de son existence.

Même au cœur du pire, il existe des étoiles. Heureusement, Violette va en rencontrer quelques-unes qui vont l’aider à se réparer, qui vont lui tendre la main, elle venue du néant, baladée gamine de famille d’accueil en famille d’accueil, dans une région au climat hostile, aux caractères taiseux, durs, souvent violents. Est-ce qu’on est programmé pour le bonheur ou condamné au malheur ? Vaste problématique philosophique au cœur de ce roman prenant, captivant et reflet de nos vies de rien, de tout.

Même si d’aucuns meurent trop vite, fauchés en pleine fleur de l’âge, même si d’aucuns se languissent de mourir parce qu’ils ne supportent plus les douleurs, même si d’aucuns aspirent à d’autres ailleurs parce qu’ils n’entendent rien à la folie de ce monde, Changer l’eau des fleurs doit se lire lentement pour en savourer toute la quintessence contenue dans ces quelque cinq cents pages. Un roman fort, pertinent. À couper le souffle !

Valérie Perrin
Valérie Perrin

Valérie Perrin Changer l’eau des fleurs – Éditions Albin Michel – 555 pages, Parution : mars 2018 Couverture : © Carol Oriot Couraye/Cédric Kerguillec – Photo Valérie PERRIN – © Valentin Lauvergne, Prix : 22,50 €

28-29 avril 2018
Valérie Perrin à Quiberon
Rencontre et dédicace dans le cadre de la Fête du livre.

21 mai 2018
Valérie Perrin à Cassis
Salon Rencontre et dédicace dans le cadre du Printemps du livre.

23-25 mai 2018
Valérie Perrin à Chambéry
Salon Rencontre et dédicace dans le cadre du festival.

8-10 juin 2018
Livr’à Vannes
Salon

16 juin 2018
Valérie Perrin en Besançon
Dédicace Rencontre et dédicace à la librairie Forum.
15 Grande Rue
25000 Besançon

29 juin 2018
Valérie Perrin à Epinal
Dédicace
Rencontre et dédicace à 18h à la librairie Quais des mots.
4 Place du Général de Gaulle
88000 Épinal

21 juillet 2018
Valérie Perrin à Valognes
Dédicace à 14h à la librairie d’Alauna.
3 boulevard Division Leclerc
50700 Valognes

2-3 août 2018
Valérie Perrin à Saint-Chély-d’Apcher
Rencontre et dédicace à la librairie Le Rouge et le noir.
108 rue Théophile Roussel
48200 Saint-Chély-d’Apcher

6 octobre 2018
Valérie Perrin à Rosny-sous-Bois
Dédicace à 14h à la Fnac.
Avenue Général De Gaulle
Centre Commercial Rosny 2
93117 Rosny-sous-Bois

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