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Coronavirus en Bretagne : point de situation sanitaire et mesures destinées à freiner la propagation du virus. Point de situation sanitaire le 9 avril 2020 à 16h.

Prise en charge des patients Covid-19 à l’hôpital en Bretagne actuellement :
132 en service de réanimation (-4)
294 en hospitalisation conventionnelle (+14)
57 en soins de suite et réadaptation (+3)
394 retours à domicile (+26)
5 en psychiatrie (-)
1 en urgence (-1)Dans le cadre des prises en charge hospitalière, 108 décès (55 à 100 ans) sont à déplorer depuis le début de l’épidémie (+2 en 24h).

Par ailleurs, le nombre de cas de Coronavirus Covid-19 confirmés en Bretagne par diagnostic biologique (PCR) depuis le 28 février est de 1520 (+60 en 24h) ainsi répartis :

475 (+16) personnes résidant dans le Morbihan
362 (+24) personnes résidant en Ille-et-Vilaine
339 (+13) personnes résidant dans le Finistère
200 (+12) personnes résidant dans les Côtes d’Armor

auxquelles s’ajoutent :
98 (-) personnes ne résidant pas en Bretagne46 personnes (-5), qui ont fait l’objet de prélèvements biologiques dans les centres hospitaliers de Lorient, Morlaix, Pontivy, Saint-Malo, Rennes, Brest ou Quimper mais dont les départements de résidence ne sont actuellement pas encore connus.

En ces périodes de vacances scolaires, la lutte contre la propagation du Covid-19 et le respect des règles de confinement doivent rester la priorité de tous, y compris durant les vacances scolaires.

Afin de prévenir la propagation du virus Covid-19, lors des vacances scolaires, qui débutent dans certaines zones du territoire ce samedi 4 avril 2020 et laissent craindre d’importants déplacements de personnes vers la Bretagne, la préfète d’Ille-et-Vilaine, préfète de la région Bretagne, Michèle Kirry, a décidé d’interdire à la location, à titre touristique, les chambres d’hôtels ainsi que les meublés de tourisme et tout autre logement destiné à la location saisonnière situées dans les communes littorales d’Ille-et-Vilaine, de ce jour jusqu’au 15 avril :
Cancale, Cherrueix, Dinard, Hirel, Le Minihic-sur-Rance, Mont-Dol, Pleurtuit, La Richardais, Roz-sur-Couesnon, Saint-Benoit-des-Ondes, Saint-Briac, Saint-Broladre, Saint-Coulomb, Saint-Jouan-des-Guérets, Saint-Lunaire, Saint-Malo, Saint-Méloir-des-Ondes, Saint-Suliac, Saint-Père-Marc-en-Poulet, Le Vivier-sur-Mer, La Ville-es-Nonais.
Ces dispositions ne concernent pas l’hébergement au titre du domicile régulier des personnes qui y vivent, l’hébergement d’urgence ou l’hébergement pour besoins professionnels, notamment des personnels soignants. Les personnes souhaitant bénéficier de l’une de ces exceptions doivent justifier auprès de l’hébergeur du motif de leur demande d’hébergement dans les lieux.

Rappel des sanctions

Tout contrevenant ne respectant pas les dispositions du décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 qui interdit jusqu’au 15 avril 2020 le déplacement de toute personne hors de son domicile à l’exception de certains déplacements essentiels dûment justifiés s’expose à une peine d’amende de 135 euros. La réitération est punie plus durement. Après plus de trois constatations, l’infraction devient un délit passible de 3750€ d’amende et de six mois de prison.

La préfète rappelle que la règle est de rester chez soi, afin de se protéger, de protéger ses proches et de lutter contre la propagation de l’épidémie. Chacun est appelé à faire preuve de civisme, de responsabilité et de solidarité.

Annexe : Arrêté du 3 avril portant interdiction aux hébergements à vocation touristique de recevoir du public dans le département d’Ille-et-Vilaine
Restrictions de déplacement
Dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus, les déplacements sur l’ensemble du territoire national sont interdits, sauf dérogation, jusqu’au 31 mars.

Seuls sont autorisés, sur présentation d’une déclaration sur l’honneur (ponctuelle et réservée aux motifs personnels) ou d’un justificatif (cadre professionnel) :

  • les trajets entre le domicile et le ou les lieux d’exercice de l’activité professionnelle et déplacements professionnels insusceptibles d’être différés ;
  • les déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle et des achats de première nécessité dans des établissements dont les activités demeurent autorisées par l’article 8 du présent décret ;
  • les déplacements pour motifs de santé à l’exception des consultations et soins pouvant être assurés à distance et, sauf pour les patients atteints d’une affection de longue durée, de ceux qui peuvent être différés ;
  • les déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance des personnes vulnérables et pour la garde d’enfants ;
  • les déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie ;
  • les déplacements résultant d’une obligation de présentation aux services de police ou de gendarmerie nationales ou à tout autre service ou professionnel, imposée par l’autorité de police administrative ou l’autorité judiciaire ;
  • les déplacements résultant d’une convocation émanant d’une juridiction administrative ou de l’autorité judiciaire ;
  • les déplacements aux seules fins de participer à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative et dans les conditions qu’elle précise. Seuls les déplacements pour les soins urgents ou les soins répondant à la convocation d’un médecin sont autorisés. Les échanges par téléphone et l’usage de la téléconsultation doivent être privilégiés. Il est toutefois rappelé dans ce cadre que ces mesures de confinement et l’adaptation du système de santé à la prise en charge des patients Covid19 ne doivent pas conduire les patients, notamment ceux relevant de pathologies chroniques (diabète, pathologie cardio-vasculaires…), à retarder ou à renoncer aux soins nécessaires et à la continuité des prises en charge, malgré cette période de crise sanitaire.

Un dispositif de contrôle est en place sur l’ensemble du territoire.
Le durcissement des sanctions pour violation des mesures de confinement entre en vigueur ce 24 mars. À l’amende forfaitaire de 135€ (avec possible majoration de 375€), qu’encourt tout contrevenant, s’ajoutent désormais de nouvelles peines en cas de récidive :
• deux fois dans un délai de 15 jours : 1500€ d’amende
• à plus de trois reprises dans un délai de 30 jours : délit puni de 6 mois d’emprisonnement et de 3750€ d’amende.

Réserve Civique Covid-19
Face à l’épidémie de Covid-19, le Gouvernement appelle à la mobilisation générale des solidarités. Une plateforme a été créée pour mettre en lien les structures publiques ou associatives ayant besoin de renforts, dans le strict respect des règles de sécurité, et les volontaires autour de 4 missions vitales :
• aide alimentaire et d’urgence
• garde exceptionnelle d’enfants
• lien avec les personnes fragiles isolées
• solidarité de proximité

Infos : https://covid19.reserve-civique.gouv.fr/

Continuité pédagogique
L’ensemble de la communauté éducative est mobilisée pour assurer la continuité pédagogique dans toute l’académie. Cette mesure concerne plus de 612 000 élèves et 128 000 étudiants en Bretagne.

Système de garde pour les enfants des personnels mobilisés dans la gestion de la crise sanitaire
Le service de garde mis en place par dérogation pour les enfants des personnels mobilisés dans la gestion de la crise sanitaire se poursuit grâce à la solidarité des établissements, publics et privés, et des collectivités.
Pour les enfants de 3 à 16 ans, ce dispositif est étendu aux enfants des personnels de l’aide sociale à l’enfance dépourvus de solution de garde : assistants de service social, techniciens d’intervention sociale et familiale (TISF), médecins, infirmières puéricultrices, sages-femmes et psychologues.
Pour toute question, le Rectorat a ouvert une hotline dédiée : 02 23 21 77 74 ou 02 23 21 77 65

Télésuivi à distance des patients par les infirmiers
Dans le cadre de l’épidémie Covid-19, la prise en charge à domicile des patients prévoit plusieurs modalités : auto-surveillance (patient ou entourage), le suivi médical (téléconsultation), l’HAD et le suivi renforcé à domicile par des infirmiers. A la suite de la publication d’un décret le 20 mars 2020, les infirmiers auront désormais la possibilité d’assurer un suivi à distance à domicile des patients dont le diagnostic d’infection à Covid-19 a été posé cliniquement ou biologiquement.
La décision de prise en charge est laissée à l’appréciation du médecin qui détermine le suivi le plus adapté en fonction des signes présentés par le patient. La prescription comporte les précisions suivantes à destination des infirmiers : fréquence de suivi, les signes d’alerte à rechercher, les modalités de suivi (vidéotransmission…).
Consultations dédiées Covid-19
Sur l’ensemble du territoire breton, 195 lieux de consultations en ville en mesure de prendre en charge des patients symptomatiques COVID 19 ont été recensés par les services de l’ARS. Ces lieux correspondent dans leur très grande majorité à des structures d’ores et déjà existantes (cabinets individuels ou de groupe, maisons de santé…). L’ensemble des professionnels de santé et les centre 15 de régulation pourront ainsi à partir de l’identification de ces structures assurer l’orientation et la prise en charge des patients.
En cas d’apparition de symptômes, le patient est invité à contacter en premier lieu son médecin traitant. Si nécessaire, le médecin réorientera le patient vers un lieu de consultation COVID 19 à proximité de son domicile.
Dans le cadre des mesures de confinement, et pour éviter au maximum la propagation du virus, il est primordial d’obtenir un rendez-vous préalable avant toute consultation médicale et de ne pas se rendre directement dans un cabinet médical. C’est à partir de ce contact téléphonique que le médecin généraliste (ou son secrétariat) pourra donner aux patients les conduites à tenir pour faciliter sa prise en charge, éventuellement au moyen d’une consultation, et éviter tout contact avec d’autres patients.

 

Système de garde pour les enfants des personnels mobilisés dans la gestion de la crise sanitaire
Le service de garde mis en place par dérogation pour les enfants des personnels mobilisés dans la gestion de la crise sanitaire se poursuit grâce à la solidarité des établissements, publics et privés, et des collectivités.
Pour les enfants de 3 à 16 ans, ce dispositif est étendu aux enfants des personnels de l’aide sociale à l’enfance dépourvus de solution de garde : assistants de service social, techniciens d’intervention sociale et familiale (TISF), médecins, infirmières puéricultrices, sages-femmes et psychologues. Pour toute question, le Rectorat a ouvert une hotline dédiée : 02 23 21 77 74 ou 02 23 21 77 65

Dispositifs d’information
Pour connaître l’ensemble des informations et recommandations concernant le COVID-19 : www.gouvernement.fr/info-coronavirus
Pour toute question non médicale, numéro vert 24h/24 et 7j/7 : 0 800 130 000
Informations sanitaires : www.bretagne.ars.sante.fr
Face au coronavirus, il existe des gestes simples pour préserver votre santé et celle de votre entourage :
je reste chez moi
je me lave très régulièrement les mains
je tousse ou éternue dans mon coude ou dans un mouchoir
j’utilise des mouchoirs à usage unique et je les jette
je salue sans serrer la main, j’arrête les embrassades

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