La France découvre l’utilité des défibrillateurs et commence à en installer dans les lieux publics. Ces instruments sont, en effet, faciles à utiliser et peuvent sauver des vies. A condition de….

Les premiers défibrillateurs automatiques sont arrivés en 1994. Il se sont depuis perfectionner afin de rendre  plus facile leur utilisation. Ce type d’appareil permet de détecter un arrêt cardiaque et de régler les impulsions électriques nécessaires pour redémarrer le cœur sans danger pour la victime. Actuellement, il suffit de suivre les instructions dictées par une voie et l’appareil fait le reste ;  la seule intervention humaine se borne à allumer le défibrillateur et poser les électrodes aux endroits indiqués par un schéma.
Le scénario idéal est souvent présenté ainsi :

  1. Le sauveteur est présent lorsque la personne s’effondre et reconnaît une situation d’arrêt cardio-circulatoire : la personne ne répond pas, ne respire pas et ne réagit pas aux insufflations ;
  2. Si aucun témoin n’est disponible, il appelle les secours (112 dans l’Union européenne, ou autres numéros suivant sa localisation géographique) immédiatement en spécifiant qu’il est en présence d’une personne en arrêt respiratoire ;
  3. Si un témoin est disponible, le sauveteur le charge d’appeler les secours et, si possible, d’apporter un défibrillateur ;
  4. Le sauveteur pratique la réanimation cardio-pulmonaire ;
  5. Si le témoin rapporte un défibrillateur, le sauveteur arrête immédiatement la réanimation et le met en place ;
  6. Le sauveteur reprend les manœuvres de réanimation, suivant les consignes données par le défibrillateur en attendant le relais par une équipe de secours ou par un sauveteur plus qualifié ;
  7. une équipe de secouristes arrive et prend le relais, installant un défibrillateur s’il n’y en avait pas déjà un. Dans les deux cas, il est souhaitable que le défibrillateur soit placé dans les 5 minutes suivant l’arrêt cardiaque ;
  8. Une équipe médicale (comme le SMUR en France) ou paramédicale est présente dans les 20 minutes, selon la localisation, pour poursuivre la réanimation.

Comme on le voit, ce sont les 5 premières minutes qui s’avèrent les plus importants ; le secouriste devra être en pleine possession de ses moyens pour réaliser les 4 premières opérations pendant qu’une personne apportera le défibrillateur. Mais où le trouver en 5 minutes ?

A cela, certains ont répondu qu’il suffisait d’utiliser une application sur son smartphone, dont une s’appelle Arrêt Cardiaque (sur Android et iOS). Elle rappelle la méthode et liste la positions géographique de près de 10000 défibrillateurs. Mais, pour ce faire, il convient que le téléphone « attrape » la géolocalisation, ce qui n’est pas toujours le cas dans des lieux comme les centres commerciaux ou les parkings souterrains. Il est nécessaire aussi que la base soit à jour. Et ce n’est pas le cas, à en croire les nombreux commentaires. Alors qu’il s’agit d’une question d’utilité public, personne ne pense à informer de nouvelles installations. C’est ainsi que beaucoup d’entreprises en ont mis en place sans en informer les bases de données nationales.

Autre problème : la signalétique. Elle manque quelque peu de clarté, notamment dans des lieux surchargés de panneaux lumineux ou de publicités . Le public ignore souvent quelle signalétique chercher ou dans quels lieux trouver un tel appareil (pharmacie ? gardiennage ? ). Comme le vert ne ressort guère, il s’agirait de veiller à ce qu’elle soit suffisamment grande et visible de manière dégagée lors de son implantation. N’hésitez pas à faire part de vos remarques aux personnes responsables d’un lieu public lorsque vous voyez une anomalie dans le pistage d’un défibrillateur. Plusieurs vies pourront être ainsi sauvées.

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