Rhoda Williams, brillante jeune diplômée en astrophysique, rêve d’explorer l’espace. John Burroughs est un compositeur au sommet de sa carrière qui attend un deuxième enfant. Le soir une autre planète semblable à la Terre est découverte, la tragédie les frappe et les vies de ces étrangers deviennent inextricablement liées l’une à l’autre.

Si l’on doit donner un bon point à ce film, cela serait à son originalité. Observer le monde à travers l’œil télescopique d’une étudiante en astrophysique est quand même une sacrée belle idée.

Pour le reste, c’est une entière et globale déception ! Mélanger de la science-fiction pure avec une couche de drame pour obtenir un résultat pareil, moi je dis qu’il fallait éviter et ne pas tenter le diable.

Le mélo obtenu est indigeste au possible. Pourtant, l’actrice principale (Brit Marling) se démène comme elle peut. La cohésion d’ensemble est aussi un ratage complet. Les personnages sont incohérents et les situations souvent incompréhensibles. Le tout se regarde un peu trop le nombril et, donc, tourne en rond une fois la découverte évacuée.

Le distinguo subtil entre bonheur et malheur est bien difficile autant à réfléchir, à montrer qu’à regarder.

Bref, quelques bonnes idées n’arrivent pas à arracher le spectateur au pourquoi du comment. Un film qui se veut différent, non dénué d’un certain charme, mais qui, au final, ne vaut pas tripette.

Vous l’aurez compris : on votre contre !

David

Film Another earth, Mike Cahill, Avec William Mapother, Brit Marling, Matthew-Lee Erlbach. 1h32

Un commentaire

  1. Another Earth est une merveille photographique qui envoie le spectateur aux frontières du réel et du rêve. Il le renvoie également à cette question « sommes nous seuls dans l’univers? », et « Ne serait il pas triste que nous le soyons? ». A quoi bon parcourir l’espace pour du néant? Mike Cahill peint le portrait de deux personnes rongés par la solitude et le regret mais en tout point différent alors qu’une tragédie les relie. C’est un film à regarder comme on lit un livre de philosophie, c’est à dire entre les lignes.

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