La vente de livres en ligne a explosé avec le confinement, mais de manière plus générale, elle reste une solution quand l’emploi du temps ne permet pas de se rendre en boutique. Comment soutenir les librairies indépendantes et continuer à adopter une consommation plus responsable ? Neufs ou d’occasion, livraison ou retrait en librairie, tout le monde trouvera son compte dans ces alternatives de ventes de livres en ligne.

vente de livres en ligne
© Susan Yin

Il l n’est pas évident de se faire une place dans le paysage de la vente de livres en ligne, gravement parasité par des géants tel qu’Amazon. Leur visibilité est ombragée par cette machine de l’e-commerce qui conserve précautionneusement le monopole mettant à mal les libraires indépendants… Malgré l’utilisation de moteurs de recherche alternatifs, plus responsables, solidaires et respectueux de la vie privée, comme Lilo ou Ecosia, il reste omniprésent dans la sphère Internet et les premiers résultats renvoient systématiquement sur celui dont on n’écrira pas le nom… La magie du référencement et de la manipulation des recherches.

« Amazon constitue un danger plus grave encore pour l’industrie du livre. Ce géant de la vente de livres en ligne peut manipuler à sa guise le résultat de nos recherches sur le net, en faire disparaître certains titres, orienter notre attention sur d’autres. Il menace ainsi la circulation libre et ouverte d’idées et d’informations », synthèse du rapport de l’ILSR

En 2018, le Syndicat de librairie française a mis en garde contre la domination du groupe américain en traduisant en français le rapport de l’institut américain de recherche ILSR (Institute for local self-reliance) Amazon, cette inexorable machine de guerre qui étrangle la concurrence, dégrade le travail et menace nos centres-villes, publié en novembre 2016 (en voici la synthèse). À cette occasion, le site Les librairies indépendantes a d’ailleurs fait une sélection intéressante afin d’éclairer sur le sujet (à découvrir ici).

Si l’on met de côté les conditions de travail pénibles et les salaires en moyenne 15 % plus bas que ceux des entrepôts de la même région (aux États-Unis), la qualité de leur service après-vente paraît somme toute allégeante, tout comme la livraison plus rapide que Flash grâce au programme Amazon Prime… Avec la loi du 10 août 1981 sur le prix du livre (prix unique), il est par ailleurs facile d’éviter vous savez qui, alors tour d’horizon de quelques sites de ventes de livres en ligne. Liste non-exhaustive.

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Vente de livres neufs en ligne

Les librairies indépendantes : « Une véritable librairie de quartier avec les services des grandes enseignes qui tient dans votre smartphone ! ». Premier moteur de recherche de livre en France, le site recense pas moins de 1000 librairies et 20 millions de livres. De quoi assouvir les envies des lecteurs les plus voraces.

La librairie.com : Créée il y a une dizaine d’années, le site La librairie.com défend les libraires indépendants et une « économie » locale du livre. Aucun frais de port garanti si vous retirez votre livre dans la librairie au coin de votre rue afin de maintenir des lieux d’échanges et de conseils. À Rennes, rendez-vous dans les librairies Le Failler, La Nuit des Temps et L’encre de Bretagne pour récupérer vos biens ! (vente en ligne également possible sur les sites de L’Encre de Bretagne et Le Failler)

Place des libraires : Réservation de livres papier et numériques avec 650 librairies partenaires. Place des Libraires renforce le lien entre les internautes et les librairies avec le retrait en magasin, le « Click & Go« . Partenaires à Rennes : Le Failler et Ariane – Librairie du voyage.

Le Forum du Livre : En tant que journal culturel rennais, on ne peut parler librairie sans penser au Forum du Livre qui a également souffert de la crise sanitaire. Commande en ligne avec possibilité de retrait en boutique de la Visitation.

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Les livres d’occasion à portée du clavier

Booki, la librairie solidaire Emmaüs de Bretagne : Basé à Plérin et rattaché à Retrilog – Emmaüs Action Ouest, « Booki veut créer de l’emploi en Insertion sur de nouveaux métiers « connectés » ». Ouvrages et romans en tous genres, les invendus de livres provenant des groupes Emmaüs régionaux sont mis en ligne afin de leur offrir une seconde vie. « Une seconde chance pour les Hommes, une seconde vie pour les Objets ».

Livrenpoche : Pionnier dans la vente en ligne de livres de poche d’occasion en France, avec son lancement en 2002, « l’entreprise d’Insertion Book Hémisphères collecte des livres en tout genre en Bretagne sud dans le but de leur offrir une seconde vie. Possibilité de Click and collect avec retrait dans notre Book’ique à Kervignac dans le Morbihan »

E.librairie Colibrio : Entreprise d’insertion, collecte et valorisation de livres d’occasion, Colibrio s’inscrit dans une économie circulaire, le réemploi et allongement du cycle de vie du livre, ainsi que la réduction des déchets. Elle a intégré fin 2019 la Branche Economie Solidaire et Insertion du Mouvement Emmaüs.

Bdfugue : la librairie de bande-dessinée d’occaz pour les féru.e.s de bulles et de dessins.

Recyclelivre.com : Ce site internet de vente de livres d’occasion tend à créer un lien solidaire entre ses clients et les populations défavorisées.

 

Un commentaire

  1. Ce discours très romantique à propos des libraires indépendants finit par me faire grincer des dents.
    Qu’est-ce qu’un libraire indépendant?
    C’est un commerçant qui n’appartient pas à un groupe financier. D’accord.
    Que vend à 99% un libraire indépendant?
    Des livres issus de l’édition industrielle gérée par des groupes financiers dont les actionnaires sont issus du CAC 40 (Lagardère, Bolloré, etc.) du Qatar et de fond de pensions.
    Vous en doutez?
    Que voyez-vous sur les tables des libraires indépendants, posez-vous la question !
    3 groupes éditoriaux vampirisent le marché de l’édition en France, réunissant toutes les maisons qui gagnent les Prix littéraires, ont des articles et des chroniques dans les médias, voient leurs auteurs à la Une des magazines et des émissions de télévision. Elles fonctionnent comme toute multinationales à la recherche unique du bénéfice à court terme et de la reversion de dividendes aux actionnaires voraces.
    D’ici quelques mois, grâce à ce système entretenu par ces pauvres libraires indépendants, il n’y aura plus d’éditeurs indépendants, méprisés, rejetés, ignorés par ces pousses-cartons de la finance, les seuls garants de la diversité littéraire.
    Alors, je ne cautionne en rien Amazon qui est un danger mondial, mais je ne pleurerai pas sur la tombe des palladiums des marchands de papiers qui n’ont plus rien à voir avec ce qu’on appelait autrefois des éditeurs défendant la langue et la tradition littéraire française.

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