Valérie Trierweiler, alias Twitterweiler, ne présentera pas d’émission télévisuelle dans le groupe Canal +. Elle conservera toutefois sa chronique pour Paris Match. Dans les colonnes de Ouest-France, la journaliste s’en désole… Nous, on en rigole !

« Après une période de réflexion, j’ai choisi de renoncer », explique la journaliste Valérie Trierweiler, ce mardi 2 octobre. « Avec D8 où je travaillais depuis sept ans […] nous avions imaginé un ou deux documentaires à l’année sur des grandes causes comme l’éducation des petites filles dans le monde ou les problèmes démographiques. C’était un beau projet à vocation humanitaire, mais je comprends que, pour certains, être la compagne du Président et travailler pour une télévision puisse susciter des interrogations voire un trouble, c’est pour cette raison que je ne pas donne pas suite. »

Mon dieu, nous n’aurons pas le droit à une belle émission d’investigations ! Mon Dieu, nous n’aurons pas sa bobine sur les écrans ! Notre trouble est à son paroxysme… Mais il n’est pas là où elle le croît. On s’en tape qu’elle soit la femme du Président et qu’elle ne puisse pas exercer sa profession de journaliste dans un groupe bling-bling. Ce qui nous gêne tout simplement, c’est qu’elle puisse cumuler les piges à droite et à gauche dans la presse télévisuelle, radiophonique et écrite. À l’heure où des journalistes crèvent la dalle, cumulent les CDD et les piges à deux francs six sous, il y a chez elle quelque chose d’indécent, voire d’intolérable.

Bien sûr, elle n’est en rien responsable de cette situation, elle n’est pas patronne de presse. Mais en acceptant des cachets mirobolants et en cumulant les missions, elle cautionne un système, une diaspora journalistique bien loin des préoccupations quotidiennes des gagne-petit, des ronds-de-cuir de la presse et des sans-grades.
Aujourd’hui, la presse nationale et locale est devenue le monde des passe-droits et des fils de…

Si l’apprenti journaliste n’a pas de relations, il peut dire adieu à une carrière dans les grands quotidiens du soir. Il devra cumuler les emplois ici où là pour espérer un jour une place au soleil. Pour les autres, ce sera encore pire. Dans la presse hebdomadaire locale, combien sont-ils à bosser comme des nègres (soixante heures par semaine) pour des patrons plus soucieux de leur portefeuille que de la liberté de la presse ? Combien sont-ils les scribouillards de la presse quotidienne régionale qui renouvellent les CDD durant deux à trois ans pour glaner un poste de misère à Trifouillis les oies ? Combien sont-ils enfin ceux qui écrivent des dizaines d’articles par jour pour des rémunérations indécentes ? Oui, on est désormais dans la presse de misère où les salaires sont des insultes et où la qualité est sacrifiée au nom de la rentabilité.

Madame Trierweiler n’est pas responsable, ni coupable mais au nom de la confraternité journalistique, il est des attitudes irrespectueuses.

Jean-Christophe Collet

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