Marion (Julie Delpy) est désormais installée à New York, où elle vit avec Mingus (Chris Rock), un journaliste de radio, leurs deux enfants qu’ils ont eus de relations antérieures et un chat. Le couple est très amoureux ! Marion est toujours photographe et prépare son exposition. Son père, sa sœur et son petit copain (qui est en fait l’ex de Marion et qui n’était pas prévu du tout) débarquent à New York pour le vernissage. Le choc des cultures mais surtout les personnalités débridées des trois arrivants vont provoquer un véritable feu d’artifice entre Mingus, un vrai « newyorker », Marion disjonctée sur les bords, son père qui ne parle pas un mot d’anglais, sa sœur toujours en phase avec ses problèmes freudiens, et son petit ami… no comment ! Vous pouvez deviner la suite, ou pas…

Two days in New York est une comédie hilarante d’une drôlerie contagieuse.

Sa réussite doit beaucoup au personnage du père de l’héroïne. Supplément d’âme : le comédien qui incarne ce personnage loufoque est le vrai père de Julie Delpy. Autre serviteur de qualité : la parole. Cette parole brillante,  intimiste ou satyrique, inonde le film de puissance, comme une mélodie au tempo parfait.

Le fil conducteur du film est séduisant : un artiste cherche à vendre son âme pour se relier à celle de sa mère qui vient de mourir. Une affaire qui donne lieu à une scène avec Vincent Gallo digne du meilleur Woody Allen. Le cheminement dans New-York et la libération finale de l’âme par le truchement de l’envol d’un pigeon coincé conjugue intelligence, symbolisme et humour.

Un équilibre réussi entre gravité et délire fera oublier un incongru classicisme ronflant.

Un moment joyeusement mélancolique.

[stextbox id=”info”]28 mars 2012 (1h 35min)
Réalisé par
Julie Delpy
Avec
Julie Delpy, Chris Rock, Albert Delpy [/stextbox]

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