Attention, un phénomène slovène débarque aux Trans. Son nom est déjà tout un poème. Il s’appelle Magnifico. Il fait dans le kitsch pour magnifier son talent.

Icône slovène, Magnifico arrive avec sa troupe aux Trans le 1er décembre, jour de l’anniversaire de ma mère. Mais cela n’a rien à voir… Chanteur de l’improbable, il est un ovni dans le monde musical, mélangeant le folklore balkanique avec la musique électronique et le funk. Inclassable, complètement décalé, il a la voix gutturale d’un Boney M ou encore d’un Zuccherro. Mais en affirmant cela, on a rien dit du tout…

Sa musique est parfois celle d’une boule de flipper qui fait tilt, en tapant dans le mille. Elle est vertigineuse, enivrante et répétitive. Dans The land of champion, elle touche du doigt Ennio Morricone. Mais ô grand jamais, Magnifico aux allures de « cow-boy dandy » est dans le sombre classique. Toujours décalé, il prend soin d’accompagner sa logorrhée de rythme électronique saccadé et de trompettes finement jouée. Zum zum et Katjusa rappellent son pays, mais bizarrement, on a l’impression de retourner dans le monde d’Art of noise et de la new wave expérimentale façon raki on the rocks.

Dans son univers, Il y a un-je-sais quoi d’un improbable Borat dandy, le célèbre reporter kazakh joué au cinéma par un humoriste britannique, ou encore de « pépito » au chocolat blanc. Il était une fois un avatar magnifique d’Emir Kusturica, Goran Bregovic et Kayah, en guess star au festival des Trans. Bienvenue dans le monde du slovène qui remanie à sa manière les pépites de la variet’, des tubes et de la musique de son pays. C’est festif, drôle et diablement efficace. Il sera au Liberté de 0h 05 à 00h55.

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