Wolf people est un groupe puisant son énergie troublante dans les racines folks de la perfide Albion. Avec leur look déjanté et désargenté, ils batifolent entre Led Zeppelin et T-Rex et se ressourcent dans un psychédélisme rock. On n’est pas loin de Woodstock à la manière United kingdom. Bienvenue dans le monde étrange des rockers romantiques et héroïques.

Loin de la pop trop bien léchée, Wolf accompagne ses fans dans une sarabande vertigineuse, dans une farandole rock aux accents « babacooliens » et « seventies ». Les rythmes sont entraînants, désespérément britanniques, mais terriblement efficaces.

Travaillant à la perfection leurs intros, la formation fait des incursions dans le surnaturel où Jimi Hendrix ressuscite parfois le temps d’un solo. C’est l’aventure au bout de la guitare, de la flûte et des cithares. Rien n’est jamais assez musical pour servir l’intemporalité des singles.

Dans Time, Wolf rejoint le mélodieux et calme ses ardeurs dans une ambiance festival. Loin de la guitare sèche, on renoue avec les « pétards » et le balancement psychédélique. Ce sont les Trans qui dodelinent de la tête et acquiesce devant la prestation.

Dans One By One from, la batterie est beaucoup plus présente, décidément plus présente. Comme pour rappeler à Béatrice Macé, papesse des Trans Musicales, qu’il ne faut pas oublier la tradition. Dommage, le groupe se produit à l’autre bout de Rennes, au parc Expo et… au bout de la nuit. Wolf people, samedi 3 décembre, 4 h 45 à 5h45, hall 3.

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