dim25 juillet 2021

TDN 2021. GIONO REVISITÉ À BÉCHEREL PAR LE COLLECTIF 49 701

Trois ans après un premier galop réussi avec sa série théâtrale autour des Trois Mousquetaires de Dumas, le collectif 49 701, mené par Clara Hédouin, revient cette année au programme du festival des Tombées de la Nuit. Samedi 17 et dimanche 18 juillet, au théâtre municipal de Bécherel, il proposera une adaptation du roman de Jean Giono, Que ma joie demeure. Un premier « chantier » en spontanéité et en partage, en forme de privilège pour ce qui s’annonce comme un très beau moment de théâtre épique et hors les murs.

Qui aurait cru que la Provence et la Bretagne n’étaient finalement pas si éloignées ? Ce week-end, le petit village de Bécherel, à peine 700 âmes près de Rennes, se transformera en plateau de Grémone, dans la Provence chère à Jean Giono. C’est en effet son magistral roman-poème, Que ma joie demeure, qu’ont choisi d’adapter Clara Hédouin et Romain de Becdelièvre, du collectif 49 701, pour les Tombées de la Nuit. Le dernier chapitre d’une longue aventure.

que ma joie demeure giono

Du théâtre « hors-les-murs »

Tout commence il y a neuf ans. Tout juste sortie de l’école du Studio-Théâtre d’Asnières, Clara Hédouin voit déjà grand. Son projet : mettre en scène un classique de la littérature française, les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas, sous la forme d’une série théâtrale en plusieurs volets. Elle sollicite alors ses camarades de promotion, et notamment son amie et bientôt complice à la mise en scène, Jade Herbulot, pour se lancer dans le projet. Ainsi naît une aventure au long cours qui verra sept acteurs rejoindre la troupe, ainsi que Romain de Becdelièvre, complice d’écriture des deux metteuses en scène.

Le collectif 49 701, en référence au code permettant d’ouvrir le Studio-Théâtre d’Asnières, est né. Sa démarche : créer, « à partir d’un récit et à partir d’une langue, un théâtre pour les habitants, c’est-à-dire pour tout le monde ». Pour cela, le collectif imagine des spectacles « hors-les-murs », ayant vocation à occuper non seulement des plateaux mais aussi des lieux publics : gradins, parvis, parkings, jardins, ruines… pour « les faire vivre et les percevoir autrement ».

La saga théâtrale des Trois Mousquetaires voit le jour après six années de travail. Mêlant les codes du théâtre, de la littérature et des séries télévisées, elle est jouée à Rennes en 2018 dans le cadre des Tombées de la Nuit (voir notre article), au collège-lycée Saint-Vincent ainsi qu’à l’Institut d’études politiques (IEP). Un clin d’œil au contexte politique et social de la ville à l’époque, avec les grèves d’étudiants, qui témoigne de la volonté du collectif de s’emparer de l’histoire et du contexte des lieux dans lequel il joue.

les trois mousquetaires tdn rennes 2018
Les Trois Mousquetaires

Une ode à la nature

Mais le chantier ne s’arrête pas là : le collectif souhaite poursuivre son expérimentation du théâtre « hors-les-murs » au-delà des espaces urbains. Et quoi de mieux pour célébrer le monde rural que le roman magistral de Jean Giono, Que ma joie demeure ? L’histoire de la rencontre entre les paysans du plateau de Grémone, dont la seule occupation est le travail pénible de la terre, et Bobi, un saltimbanque qui, par sa connaissance de la nature, va leur faire découvrir un plaisir qu’ils croyaient disparu, celui de vivre en harmonie avec celle-ci. Une ode à la nature, au rapport à la terre et au temps, une célébration du monde vivant, qui prend tout son sens à notre époque. « La langue du roman, l’importance des gestes, son personnel romanesque et l’espace du plateau, ses précisions et ses beautés descriptives nous ont provoqués, théâtralement », expliquent Clara Hédouin et Romain de Becdelièvre.

La metteuse en scène décide alors de se saisir de cette histoire de renaissance du bonheur et des sens, toujours en « jouant dehors et avec le dehors », en intégrant pleinement les paysages extérieurs. Et comme pour mieux souligner à quel point le message porté par Giono résonne aujourd’hui avec plus de force, la pièce sera croisée avec des témoignages d’agriculteurs, documentaires et sonores in situ, afin que le plateau accueille « des paroles venues d’ailleurs » et donne « voix aux bouleversements et aux lignes de force du monde rural, hier comme aujourd’hui ». Un spectacle qui s’adressera donc aux sens et à la sensibilité du spectateur, plongé dans la poésie descriptive de Giono. et qui fera souffler comme un air de Provence dans la campagne rennaise…

INFOS PRATIQUES :

Spectacle Que ma joie demeure, par le collectif 49 701, samedi 17 juillet 2021 et dimanche 18 juillet 2021 de 17h à 18h45. Gratuit. À partir de 12 ans. Réservation obligatoire par mail : reservation@lestombeesdelanuit.com (100 places). Rendez-vous au théâtre de Bécherel, 7 chemin de la Roncette, 35190 Bécherel. Port de chaussures de marche fortement recommandé.

En savoir plus sur le Collectif 49 701

Site des Tombées de la Nuit 2021

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Trois ans après un premier galop réussi avec sa série théâtrale autour des Trois Mousquetaires de Dumas, le collectif 49 701, mené par Clara Hédouin, revient cette année au programme du festival des Tombées de la Nuit. Samedi 17 et dimanche 18 juillet, au théâtre municipal de Bécherel, il proposera une adaptation du roman de Jean Giono, Que ma joie demeure. Un premier « chantier » en spontanéité et en partage, en forme de privilège pour ce qui s’annonce comme un très beau moment de théâtre épique et hors les murs.

Qui aurait cru que la Provence et la Bretagne n’étaient finalement pas si éloignées ? Ce week-end, le petit village de Bécherel, à peine 700 âmes près de Rennes, se transformera en plateau de Grémone, dans la Provence chère à Jean Giono. C’est en effet son magistral roman-poème, Que ma joie demeure, qu’ont choisi d’adapter Clara Hédouin et Romain de Becdelièvre, du collectif 49 701, pour les Tombées de la Nuit. Le dernier chapitre d’une longue aventure.

que ma joie demeure giono

Du théâtre « hors-les-murs »

Tout commence il y a neuf ans. Tout juste sortie de l’école du Studio-Théâtre d’Asnières, Clara Hédouin voit déjà grand. Son projet : mettre en scène un classique de la littérature française, les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas, sous la forme d’une série théâtrale en plusieurs volets. Elle sollicite alors ses camarades de promotion, et notamment son amie et bientôt complice à la mise en scène, Jade Herbulot, pour se lancer dans le projet. Ainsi naît une aventure au long cours qui verra sept acteurs rejoindre la troupe, ainsi que Romain de Becdelièvre, complice d’écriture des deux metteuses en scène.

Le collectif 49 701, en référence au code permettant d’ouvrir le Studio-Théâtre d’Asnières, est né. Sa démarche : créer, « à partir d’un récit et à partir d’une langue, un théâtre pour les habitants, c’est-à-dire pour tout le monde ». Pour cela, le collectif imagine des spectacles « hors-les-murs », ayant vocation à occuper non seulement des plateaux mais aussi des lieux publics : gradins, parvis, parkings, jardins, ruines… pour « les faire vivre et les percevoir autrement ».

La saga théâtrale des Trois Mousquetaires voit le jour après six années de travail. Mêlant les codes du théâtre, de la littérature et des séries télévisées, elle est jouée à Rennes en 2018 dans le cadre des Tombées de la Nuit (voir notre article), au collège-lycée Saint-Vincent ainsi qu’à l’Institut d’études politiques (IEP). Un clin d’œil au contexte politique et social de la ville à l’époque, avec les grèves d’étudiants, qui témoigne de la volonté du collectif de s’emparer de l’histoire et du contexte des lieux dans lequel il joue.

les trois mousquetaires tdn rennes 2018
Les Trois Mousquetaires

Une ode à la nature

Mais le chantier ne s’arrête pas là : le collectif souhaite poursuivre son expérimentation du théâtre « hors-les-murs » au-delà des espaces urbains. Et quoi de mieux pour célébrer le monde rural que le roman magistral de Jean Giono, Que ma joie demeure ? L’histoire de la rencontre entre les paysans du plateau de Grémone, dont la seule occupation est le travail pénible de la terre, et Bobi, un saltimbanque qui, par sa connaissance de la nature, va leur faire découvrir un plaisir qu’ils croyaient disparu, celui de vivre en harmonie avec celle-ci. Une ode à la nature, au rapport à la terre et au temps, une célébration du monde vivant, qui prend tout son sens à notre époque. « La langue du roman, l’importance des gestes, son personnel romanesque et l’espace du plateau, ses précisions et ses beautés descriptives nous ont provoqués, théâtralement », expliquent Clara Hédouin et Romain de Becdelièvre.

La metteuse en scène décide alors de se saisir de cette histoire de renaissance du bonheur et des sens, toujours en « jouant dehors et avec le dehors », en intégrant pleinement les paysages extérieurs. Et comme pour mieux souligner à quel point le message porté par Giono résonne aujourd’hui avec plus de force, la pièce sera croisée avec des témoignages d’agriculteurs, documentaires et sonores in situ, afin que le plateau accueille « des paroles venues d’ailleurs » et donne « voix aux bouleversements et aux lignes de force du monde rural, hier comme aujourd’hui ». Un spectacle qui s’adressera donc aux sens et à la sensibilité du spectateur, plongé dans la poésie descriptive de Giono. et qui fera souffler comme un air de Provence dans la campagne rennaise…

INFOS PRATIQUES :

Spectacle Que ma joie demeure, par le collectif 49 701, samedi 17 juillet 2021 et dimanche 18 juillet 2021 de 17h à 18h45. Gratuit. À partir de 12 ans. Réservation obligatoire par mail : reservation@lestombeesdelanuit.com (100 places). Rendez-vous au théâtre de Bécherel, 7 chemin de la Roncette, 35190 Bécherel. Port de chaussures de marche fortement recommandé.

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