Nouveau venu sur la scène du (hard) rock, Shotgun Alley s’est formé en 2009 en Nouvelle Zélande. Son nom est emprunté à l’ouvrage éponyme d’Andrew Klavan paru aux Etat-Unis en 2004.

Le groupe s’est forgé une solide réputation en assurant les premières parties d’Alice Cooper, Steel Panther et Def Leppard, en Nouvelle Zélande mais aussi en Australie. Rien d’exceptionnel, nous direz-vous, et que vient faire des adeptes des borborigmes et éructations biéreuses dans Unidivers ?

Eh bien, Shotgun Alley débarque avec un album haut de gamme dans la tradition du Hard Rock Us des années 80’s avec un petit zeste de hard moderne. On est très loin des gesticulations et beuglements que peut connaître la partie la moins raffinée de cette scène musicale. Au final, une fois gratté le vernis du décorum, c’est même plutôt rock pop glam.

Shotgun Alley propose des titres explosifs avec de puissants refrains faisant écho à Def Leppard, Warrant et bien d’autres groupes dans la même lignée. Dans ce cadre, l’album est quasi parfait, le son décuplé de chaque instrument met en avant chaque composition, notamment dans « Walk Away » ou « Want this ». « Give it all up for rock » renvoie à Kick Axe eu égard à la puissance du son et du refrain, même si on en reste éloigné vocalement. La ballade « Eventually », malgré sa ligne de guitare proche de Warrant est plutôt dans un style « moderne », fluide, agréable mais sans surprise. Les musiciens en parfaite harmonie sauront susciter la sensation d’un groupe d’une grande cohésion.

Les fans de Hard US ne pourront s’empêcher de succomber sous les charmes de « Look at me now » ou « Can’t Stop the rock » au rythme endiablé et de leurs choeurs harmonieux. Ce dernier clôture l’album en vous procurant une bonne dose de rock’n’roll, le groupe jusqu’au bout tient ses promesses !

Mais Shotgun Alley délivre également des morceaux Rock Fm de haute volée, « I came here to love you » qui vous donnera l’envie obligatoire de bouger, le groupe sur ce titre n’est pas vraiment éloigné des Loverboy ou Journey.

Avec « Waiting to fly » le groupe aborde plutôt un rock moderne avec ses choeurs et sa rythmique bien lourde, j’aime moins le groupe dans cette optique et c’est à mon avis le morceau le moins intéressant de l’album. « suicide boulevard » qui tout en restant sur le même terrain musical mais en plus speed est carrément réussi, le petit solo de guitare en intro est joliment executé et son refrain très mélodique est vraiment bon !

Le lecteur l’aura compris : le groupe oscille entre différents styles. Cela étant, l’album s’avère au final homogène et maîtrisé de bout en bout. Shotgun Alley alterne du Hard rock US au rock FM en passant au rock résolument plus moderne.

Toutefois, des titres sonnent d’une manière moins réussie. C’est le cas de « Heart like glass » qui reste néanmoins un bon morceau de Hard rock mélodique (certains penseront à Best of Seven) ou « All we know », un titre plus rapide et orienté vers la clientèle des radios US.

Shotgun Alley signe ainsi l’un des meilleurs albums de rock de l’année 2012. En outre, un album préparatoire de 8 titres intitulé « Damnation » est disponible depuis quelques semaines. « Nitro-dan » y sonne comme une belle folie, « Ray of Light » et « The dream » sont deux excellents morceaux Rock Fm que ne renierait pas Foreigner, « Zombies » développe un rock résolument moderne, « The Truth » est plutôt dans le style de Jettblack avec de sacrés riffs et « The Stroke » apparait une très bonne reprise de Billy Squier.

Jacques Leforestier

Les 2 albums, Eventually et Damnation, sont à télécharger gratuitement sur le site du groupe mais vous pouvez faire un don pour la somme que vous souhaitez. Vous pouvez également acheter physiquement le nouvel album pour seulement 12€ (port compris).

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