Le Palais Saint-Georges est une figure emblématique de la ville. Il abrite jusqu’à présent des services municipaux ravis d’y avoir leurs bureaux et une caserne des pompiers. Mais que va devenir l’édifice au départ des hommes du feu ? La cité est en ébullition au sujet de cette brulante interrogation…

 

L’ancienne abbaye bénédictine, fondée au XIe siècle, a été confisquée à la Révolution française pour devenir un bâtiment municipal. Alors que longtemps les Rennais se sont désolés de ne pouvoir en jouir, alors que certains auraient voulu y voir s’installer le Centre des Congrès, le palais est aujourd’hui au cœur d’un débat politique quant à son avenir. La majorité municipale veut transformer l’édifice en un hôtel quatre étoiles contre l’avis de l’opposition municipale. « Cela signifierait un transfert du bâtiment au domaine privé, soit par vente simple, soit par la création d’un établissement à caractère commercial, commentait Benoît Caron, dans les colonnes du journal Ouest-France le 8 septembre 2010. Il appartient au patrimoine rennais et régional et ne peut avoir d’autre destination que celle d’être un lieu de culture. Hors de question de le privatiser ! »

Un débat qu’il faut dépassionner

Un avis pas du tout partagé par Frédéric Bourcier, adjoint au maire en charge de l’urbanisme. « Le projet correspond à un besoin identifié pour notre ville. » « On a vu de magnifiques rénovations portées par des opérateurs privés, complétait le maire, Daniel Delaveau. La sauvegarde du patrimoine n’est pas contradictoire avec l’intervention du secteur privé. » Loin de nous l’idée de contredire notre municipalité… Cependant, une troisième voie serait peut-être envisageable. « Devant le nombre de projets hôteliers qui fleurissent ici où là dans Rennes, je suis pour l’ouverture dans ce haut-lieu d’une mairie annexe, » a confié une dame, lors de la dernière assemblée générale des Amis du Patrimoine rennais. « On pourrait y regrouper tous les services à l’étroit dans l’actuel bâtiment municipal, » ajoute-t-elle.

La question mérite d’être posée sur la place publique lors d’un débat « dépassionné »… « L’idée n’est pas saugrenue, » pense-t-elle. À moins que la décision ne soit déjà prise par les élus et leur cabinet d’études. On est quand même dans un contexte où une ville comme Rennes ne peut se passer d’une vente et d’un peu d’argent frais. Il en faut pour mener à bien tous ses projets.

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