Le coronavirus par sa contagiosité a mis un frein brutal à toute l’activité économique et fragilisé nombre d’entreprises, y compris bien entendu les centres équestres qui ont dû faire face en puisant dans leur trésorerie pour assurer le bien-être de leurs chevaux et poneys. Si la plupart des salariés sont au chômage partiel, il est évident pour tous que les animaux n’ont pas cessé d’avoir besoin de soins, ce qui engendre des dépenses considérables.

CAVALIER SOLIDAIRE

Afin de soutenir et venir en aide aux 6000 poneys-clubs et centres équestres affiliés, la Fédération Française d’Équitation lance une campagne solidaire, via une plateforme de dons en ligne. Des dons défiscalisables (voir modalités à la fin de l’article) que vous pouvez faire à l’attention de votre centre équestre préféré ou bien à destination du fonds d’urgence pour les centres équestres en grande difficulté.

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Le 15 mars 2020 toutes les structures équestres ont dû fermer leurs portes, comme tous les établissements recevant du public (ERP). Contrairement à la plupart des autres sports, l’équitation a la particularité de se pratiquer avec un animal vivant et qui plus est avec un animal extrêmement dispendieux. Outre leurs besoins en nourriture, en eau et en soins vétérinaires, les chevaux et poneys ne peuvent se passer d’une présence humaine pour s’assurer de leur bien-être, les panser, les faire courir notamment pour qu’ils évitent de devenir trop gros, voire obèses, avec naturellement toutes les pathologies qui en découlent. Les gérants des centres équestres et poney-clubs n’ont donc pas chômé pendant ces deux mois afin de préserver leurs animaux et leur cadre de vie.

Cette crise sanitaire sans précédent a des conséquences dramatiques pour les établissements équestres français. La Fédération déploie tous les moyens pour accompagner ses adhérents. Dans cette situation critique, nous nous devons d’être solidaire. Cette campagne s’adresse au grand public et à tous les amoureux du cheval et de la nature. Mobilisons-nous afin d’impulser un mouvement de solidarité au-delà du milieu équestre ”, avance Serge Lecomte, président de la FFE.

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La mise en place d’une exceptionnelle chaîne de solidarité s’adresse aux particuliers et aux sociétés. Chaque donateur peut soutenir le projet qui lui tient à coeur et choisir une structure équestre spécifique. Le don sera reversé en totalité pour soutenir l’activité et garantir le bien-être des poneys et chevaux de l’établissement équestre qui a été désigné par le donateur.

Plus largement, il est également possible de soutenir un fonds d’urgence à destination des établissements équestres en difficulté. Les dons viendront s’ajouter à la donation de la FFE et seront consacrés aux établissements identifiés par les Comités départementaux d’équitation (CDE) comme étant en grande difficulté financière.

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À titre d’information, le coût d’entretien moyen mensuel d’un équidé est de 180 euros, sans compter naturellement les soins exceptionnels dont il a besoin en cas de blessure ou de maladie. Nos chers écoliers, dont la scolarité est quelque peu bouleversé cette année, pourront multiplier ce montant par le nombre de chevaux de leur club préféré et ainsi se rendre compte par eux-mêmes des besoins considérables en trésorerie de ce secteur d’activité. Pour s’entraîner, ils peuvent également calculer le coût du matériel (longes, selles, rênes …) qu’il faut bien entendu renouveler régulièrement, l’entretien des locaux … pour vite se rendre compte que c’est un métier de passionné avant tout !

fénicat bruz

Conformément aux directives gouvernementales et selon les zones dans lesquelles se trouve l’établissement (zone rouge ou zone verte), certains centres équestres commencent à rouvrir leurs portes peu à peu, mais avec des conditions drastiques afin d’éradiquer totalement la pandémie. Les centres équestres comptent sur leurs adhérents pour respecter les règles afin de ne pas avoir à fermer de nouveau :

Pour le moment, les éventuels lieux de convivialité au sein d’un club sont fermés, il n’est pas possible pour les accompagnateurs de rester admirer les exploits des cavaliers plus ou moins jeunes (sauf pour les très jeunes cavaliers qui restent accompagnés d’une seule personne), les groupes de cavaliers sont très restreints (10 au maximum, moniteur/trice inclus), les chevaux et poneys ne seront plus préparés par les cavaliers, mais par les enseignants; cavaliers qui devront arriver juste à l’heure de cours et repartir pile à la fin, sans possibilité, malheureusement, de converser longuement avec sa monture avant et après le cours. Naturellement aucun échange de matériel n’est accepté et chacun aura pris soin de prévoir son propre matériel, du gel hydroalcoolique et des gants.

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S’il est vrai que certains critiquent les activités équestres comme étant nuisibles aux animaux, on pourrait peut-être évoquer le fait que les relations Homme/Cheval ont beaucoup évolué avec les années et que l’éthologie équine est devenue essentielle dans ces relations. Si tous les centres équestres ne sont pas encore exemplaires en la matière, ils sont voués à l’être ou à disparaître car le public est particulièrement attentif et sensibilisé à la cause animale, ce dont on ne peut que se féliciter. Outre cette approche bienveillante, les considérations économiques sont essentielles : en effet sans les activités équestres, le nombre d’équidés ne pourra que baisser car qui pourra entretenir un cheptel sans rentrées d’argent conséquentes ? Le sénateur Gaetan Gorce évoquait par exemple au Sénat en 2014 sa crainte de voir disparaître certaines races de chevaux de trait :

Il n’y avait plus que 32 étalons poitevin en activité en 2018. Source et photo : https://urlz.fr/cGeI

Cinq races sont aujourd’hui menacées : cob, mulassier, trait du Nord, boulonnais et trait auxois qui est présent dans les quatre départements bourguignons. Le nombre d’élevages a diminué de près d’un tiers en 20 ans et le nombre de saillies ne cesse de se réduire. La raison de cette évolution est liée au coût croissant de l’élevage que les dotations d’État sont trop limitées pour compenser et que le revenu de la vente est trop faible pour couvrir. Du coup, la plupart des éleveurs qui, à 80 %, sont retraités ou pluri-actifs, renoncent peu à peu à leur activité et ces cinq races françaises sont purement et simplement menacées d’extinction. Cette évolution est d’autant plus regrettable qu’il existe manifestement un avenir pour le cheval de trait dans l’agriculture, en particulier biologique. Le désarroi parmi ces professionnels qui sont d’abord des passionnés fiers d’élever des animaux exceptionnels est palpable. 

Peu importe donc que vous soyez cavaliers ou non, soutenir les gérants de centres équestres, c’est également maintenir toute une filière de préservation des équidés, c’est maintenir des activités impulsées par des gens passionnés qui ne comptent pas les heures.

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Les dons à la Fédération Française d’Equitation ouvrent droit à une réduction fiscale, pour les particuliers et les entreprises, car ils remplissent les conditions générales prévues aux articles 200 et 238 bis du Code général des impôts.

Particulier : vous pouvez déduire 66% de votre don dans la limite de 20% de votre revenu
imposable.

Entreprise : l’ensemble des versements à Fédération Française d’Equitation permet de bénéficier d’une réduction d’impôt sur les sociétés de 60% du montant de ces versements, plafonnée à 10000€ ou 5 ‰ (5 pour mille) du chiffre d’affaires annuel hors taxe de l’entreprise. En cas de dépassement de plafond, l’excédent est reportable sur les 5 exercices suivants.

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Site de la FFE

Crédit Photo : Centre équestre Fénicat à Bruz (35). (Sauf la photo de la jument et de son poulain)

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