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Soirée Accumulation, #1, PEUX-JE, Bagnolet

Accumulation

Soirée Accumulation, #1, PEUX-JE, Bagnolet 7 novembre 2014 21:00 Spectacle

Accumulation #1 – PEUX-JE et Accumulation #2 sont les deux premiers volets d’un triptyque dans lequel Dominique Jégou expérimente trois contextes de travail à partir desquels différentes possibilités de danse émergent.
Pour ce projet, il travaille avec :
– le poète et performeur Charles Pennequin,
– le musicien et compositeur de musique électronique Olivier Sens,
– le plasticien designer Jocelyn Cottencin (projet en cours de création – 2015)
Chacun de ces volets est une collaboration, une co-écriture avec les artistes invités un à un.
En les associant lors d’une même soirée, ces projets s’éclaireront l’un l’autre.

ACCUMULATION #1 – PEUX-JE

© Richard Volante

ACCUMULATION #1 PEUX-JE

Danseur
Dominique JégouPoète
Charles PennequinAccumulation # 1 – PEUX-JE est une friction tragi-comique entre la danse aérienne et fluide de l’un et la puissance des mots précipités de l’autre. Tour à tour, les artistes s’affirment, s’associent et se confrontent, entraînant avec eux le public dans une transe poétique partiellement renouvelée à chaque présentation.

À PROPOS… / GILLES AMALVI

Ils sont liés physiquement, le poète et le chorégraphe : Charles Pennequin, le marteleur de mots, l’enragé de la répétition et Dominique Jégou, le danseur aérien et fluide. Entre eux, une question d’espace : l’occuper, le parcourir, le recouvrir de signes, se l’approprier, l’épeler, le dire pour le fabriquer : comment se faire le sien, comment s’en faire un, d’espace commun, à deux ? A deux identités, deux formes, deux « je » ? Comment se faire un corps de cette masse de chair, produire un filet de sens de ce tas de mots qui encombrent la bouche : comment désépaissir la langue, la cerner, la défier, l’enfoncer, la remplir ? Inventer des creux, des failles, expulser, repousser, trouver des espaces pour dire ou pour danser ?

Dans Peux-je, la relation entre écriture et danse se retrouve sauvagement chamboulée, mise sens-dessus-dessous dans un corps-à-corps où langage et mouvement ne cessent de s’engendrer et de se contraindre. Ils sont deux, un grand et un petit, qui se cherchent, se trouvent, se cognent, se poussent. Au fil des textes lus, marmonnés, lancés comme des bouées de sauvetage ou des bombes, la matière-mot, spatialisée, se diffracte, vire bourdonnement, murmure inaudible. La relation se transforme, passe par toutes les nuances du « deux » de l’isolement au partage, en passant par la lutte. Emergent des zones d’expression solitaires, des recoins où parler, des lieux où se taire, où danser pour soi seul ; des noeuds aussi, où geste, écriture, parole, bouche, feuille, mains et mots semblent ne plus former qu’une seule matière informe, en constante métamorphose. Dans une chorégraphie sans filet, Dominique Jégou et Charles Pennequin s’appuient l’un sur l’autre ou se mettent des bâtons dans les roues se confrontant chacun à sa propre limite, à sa béance : «  danser dans le trou de soi, c’est ça qu’il faut ». Deux « je » dans un jeu de miroirs déformants, cherchant leur image, cherchant à se faire un appui du corps de l’autre sans l’écraser. Cherchant – dans cette production perpétuelle de chair par la parole et de parole par le mouvement – à produire un petit quelque chose qui tienne, une constellation, un accord mineur dans « le grand désaccord ».

Coproduction / CCN de Rennes et de Bretagne / Musée de la danse (35), Théâtre de Lorient (56). La diffusion de ce spectacle a bénéficié du soutien financier de Spectacle vivant en Bretagne. Ce spectacle est labélisé “Printemps des Poêtes”. La compagnie les danses de Dom bénéficie du soutien de DRAC Bretagne, de la Région Bretagne et de la Ville de Rennes.

ACCUMULATION #2 / CRÉATION CHORÉGRAPHIQUE

© Thomas Seité

ACCUMULATION #2

Chorégraphie
Dominique JégouInterprétation
Dominique Jégou et Catherine LegrandMusique
Olivier SensCostume
Laure FonvieilleProduction
Marion Le Guellec

Accumulation #2 prend appui sur les archives chorégraphiques personnelles de Catherine Legrand et Dominique Jégou, et les traite de multiples manières, l’ensemble de la pièce allant vers une accumulation de contraintes de plus en plus difficiles à tenir pour les interprètes. La musique composée par Olivier Sens travaille la danse par des propositions allant d’une synchronisation extrêmement précise au micro-décalage temporel, jusqu’à trouver des moments de « non-rapport » où elle existe de façon autonome, très en distance par rapport à la danse.
Les lumières de Ronan Bernard assument aussi une part d’improvisation à partir d’une grille élémentaire de propositions.

ENTRETIEN /

Dominique Jégou : « J’ai choisi de prendre appui sur nos archives, celles de Catherine et les miennes, et de les traiter de plusieurs manières, de façon simultanée et de voir ce qui ce qui allait nous arriver. Ensuite, il y a eu tout ce travail d’accumulation de contraintes, notamment en faisant des danses avec trois ou quatre indications au moment où on danse avec les ear monitors. Je pense que l’on pourrait continuer à développer cela car quand Catherine danse cette partie qui reprend un extrait de Dominique Bagouet mixé avec une pièce de Boris Charmatz tout en tournant rapidement la tête de droite à gauche, tout en sautant, et tout en parlant, soit cinq tâches simultanées, je me dis que l’on pourrait encore ajouter une autre consigne avec cette idée que l’on a fait ce travail de saturation pour approcher une zone d’expérience qui serait un décrochage, qui pourrait suspendre la possibilité d’être virtuose. »

Olivier Sens : « On parle toujours du rapport entre la danse et la musique et on a finalement exploré le non rapport, jusqu’où on pouvait déconnecter la musique de la danse, d’où l’idée de ce dispositif à base de ear monitors où Catherine et Dominique entendent des choses différentes de ce qui est diffusé comme musique en façade ».

Dominique Jégou : « C’est toi qui, dans un deuxième temps, a créé un décollement et des modes de jeu synchrones ou désynchrones avec des processus de transformation sonore qui ne correspondent pas vraiment à ceux utilisés par la danse. »

Olivier Sens : « On surfe sur une limite où en permanence on se demande ce qui va se passer, si c’est fait exprès ou pas. C’est à dire qu’en partant d’une musique autonome, cela permet de donner un autre timing à la danse. On génère des respirations où il ne se passe rien. Ce ne sont pas seulement des moments dansés, ce sont des moments extrêmement lents, ce n’est presque plus de la danse, cela devient des photos musicales, j’aime bien cette idée-là. »

Coproduction/ CCN de Rennes et de Bretagne / Musée de la danse (35), Théâtre de Lorient (56). La diffusion de ce spectacle a bénéficié du soutien financier de Spectacle vivant en Bretagne. La compagnie les danses de Dom bénéficie du soutien de DRAC Bretagne, de la Région Bretagne et de la Ville de Rennes.

Accumulation #1 – PEUX-JE et Accumulation #2 sont les deux premiers volets d’un triptyque dans lequel Dominique Jégou expérimente trois contextes de travail à partir desquels différentes possibilités de danse émergent.
Pour ce projet, il travaille avec :
– le poète et performeur Charles Pennequin,
– le musicien et compositeur de musique électronique Olivier Sens,
– le plasticien designer Jocelyn Cottencin (projet en cours de création – 2015)
Chacun de ces volets est une collaboration, une co-écriture avec les artistes invités un à un.
En les associant lors d’une même soirée, ces projets s’éclaireront l’un l’autre.

ACCUMULATION #1 – PEUX-JE

© Richard Volante

ACCUMULATION #1 PEUX-JE

Danseur
Dominique JégouPoète
Charles PennequinAccumulation # 1 – PEUX-JE est une friction tragi-comique entre la danse aérienne et fluide de l’un et la puissance des mots précipités de l’autre. Tour à tour, les artistes s’affirment, s’associent et se confrontent, entraînant avec eux le public dans une transe poétique partiellement renouvelée à chaque présentation.

À PROPOS… / GILLES AMALVI

Ils sont liés physiquement, le poète et le chorégraphe : Charles Pennequin, le marteleur de mots, l’enragé de la répétition et Dominique Jégou, le danseur aérien et fluide. Entre eux, une question d’espace : l’occuper, le parcourir, le recouvrir de signes, se l’approprier, l’épeler, le dire pour le fabriquer : comment se faire le sien, comment s’en faire un, d’espace commun, à deux ? A deux identités, deux formes, deux « je » ? Comment se faire un corps de cette masse de chair, produire un filet de sens de ce tas de mots qui encombrent la bouche : comment désépaissir la langue, la cerner, la défier, l’enfoncer, la remplir ? Inventer des creux, des failles, expulser, repousser, trouver des espaces pour dire ou pour danser ?

Dans Peux-je, la relation entre écriture et danse se retrouve sauvagement chamboulée, mise sens-dessus-dessous dans un corps-à-corps où langage et mouvement ne cessent de s’engendrer et de se contraindre. Ils sont deux, un grand et un petit, qui se cherchent, se trouvent, se cognent, se poussent. Au fil des textes lus, marmonnés, lancés comme des bouées de sauvetage ou des bombes, la matière-mot, spatialisée, se diffracte, vire bourdonnement, murmure inaudible. La relation se transforme, passe par toutes les nuances du « deux » de l’isolement au partage, en passant par la lutte. Emergent des zones d’expression solitaires, des recoins où parler, des lieux où se taire, où danser pour soi seul ; des noeuds aussi, où geste, écriture, parole, bouche, feuille, mains et mots semblent ne plus former qu’une seule matière informe, en constante métamorphose. Dans une chorégraphie sans filet, Dominique Jégou et Charles Pennequin s’appuient l’un sur l’autre ou se mettent des bâtons dans les roues se confrontant chacun à sa propre limite, à sa béance : «  danser dans le trou de soi, c’est ça qu’il faut ». Deux « je » dans un jeu de miroirs déformants, cherchant leur image, cherchant à se faire un appui du corps de l’autre sans l’écraser. Cherchant – dans cette production perpétuelle de chair par la parole et de parole par le mouvement – à produire un petit quelque chose qui tienne, une constellation, un accord mineur dans « le grand désaccord ».

Coproduction / CCN de Rennes et de Bretagne / Musée de la danse (35), Théâtre de Lorient (56). La diffusion de ce spectacle a bénéficié du soutien financier de Spectacle vivant en Bretagne. Ce spectacle est labélisé “Printemps des Poêtes”. La compagnie les danses de Dom bénéficie du soutien de DRAC Bretagne, de la Région Bretagne et de la Ville de Rennes.

ACCUMULATION #2 / CRÉATION CHORÉGRAPHIQUE

© Thomas Seité

ACCUMULATION #2

Chorégraphie
Dominique JégouInterprétation
Dominique Jégou et Catherine LegrandMusique
Olivier SensCostume
Laure FonvieilleProduction
Marion Le Guellec

Accumulation #2 prend appui sur les archives chorégraphiques personnelles de Catherine Legrand et Dominique Jégou, et les traite de multiples manières, l’ensemble de la pièce allant vers une accumulation de contraintes de plus en plus difficiles à tenir pour les interprètes. La musique composée par Olivier Sens travaille la danse par des propositions allant d’une synchronisation extrêmement précise au micro-décalage temporel, jusqu’à trouver des moments de « non-rapport » où elle existe de façon autonome, très en distance par rapport à la danse.
Les lumières de Ronan Bernard assument aussi une part d’improvisation à partir d’une grille élémentaire de propositions.

ENTRETIEN /

Dominique Jégou : « J’ai choisi de prendre appui sur nos archives, celles de Catherine et les miennes, et de les traiter de plusieurs manières, de façon simultanée et de voir ce qui ce qui allait nous arriver. Ensuite, il y a eu tout ce travail d’accumulation de contraintes, notamment en faisant des danses avec trois ou quatre indications au moment où on danse avec les ear monitors. Je pense que l’on pourrait continuer à développer cela car quand Catherine danse cette partie qui reprend un extrait de Dominique Bagouet mixé avec une pièce de Boris Charmatz tout en tournant rapidement la tête de droite à gauche, tout en sautant, et tout en parlant, soit cinq tâches simultanées, je me dis que l’on pourrait encore ajouter une autre consigne avec cette idée que l’on a fait ce travail de saturation pour approcher une zone d’expérience qui serait un décrochage, qui pourrait suspendre la possibilité d’être virtuose. »

Olivier Sens : « On parle toujours du rapport entre la danse et la musique et on a finalement exploré le non rapport, jusqu’où on pouvait déconnecter la musique de la danse, d’où l’idée de ce dispositif à base de ear monitors où Catherine et Dominique entendent des choses différentes de ce qui est diffusé comme musique en façade ».

Dominique Jégou : « C’est toi qui, dans un deuxième temps, a créé un décollement et des modes de jeu synchrones ou désynchrones avec des processus de transformation sonore qui ne correspondent pas vraiment à ceux utilisés par la danse. »

Olivier Sens : « On surfe sur une limite où en permanence on se demande ce qui va se passer, si c’est fait exprès ou pas. C’est à dire qu’en partant d’une musique autonome, cela permet de donner un autre timing à la danse. On génère des respirations où il ne se passe rien. Ce ne sont pas seulement des moments dansés, ce sont des moments extrêmement lents, ce n’est presque plus de la danse, cela devient des photos musicales, j’aime bien cette idée-là. »

Coproduction/ CCN de Rennes et de Bretagne / Musée de la danse (35), Théâtre de Lorient (56). La diffusion de ce spectacle a bénéficié du soutien financier de Spectacle vivant en Bretagne. La compagnie les danses de Dom bénéficie du soutien de DRAC Bretagne, de la Région Bretagne et de la Ville de Rennes.

Détails

Date :
7 novembre 2014
Heure :
21:00 - 23:00
Prix :
payant
Catégorie d’Évènement:

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