Paris Santa Muerte, 30 avril 2019-2 mai 2019, La Générale Paris .

du mardi 30 avril au mercredi 1 mai à La Générale Santa Muerte concert et performance requiem kitsch pour deux musiciens et deux danseurs. **Jean-Brice Godet** – Direction Artistique / Clarinettes / Dictaphones / Composition **Simon Drappier**– Arpegionne / Électronique **Yumi Fujitani** –Danse / Performance **Stan Briche**- Danse / Performance **Marine Mane**- Mise en Scène **Jimmy Boury**- Lumières Suite de 13 mouvements 13 rituels de vie 13 épiphanies. Durée :50-60minutes Intention : Travailler la stratification des mémoires qui s’empilent de tous ces moments éphémères et fragiles qui nous signifient le vivant. Traverser accompagner recevoir rendre visible/audible les épiphanies rappeler au sensible la solidité/fragilité des intervalles de grâce. La création d’une partition commune aux danseurs et aux musiciens est l’un des enjeux passionnants de cette création. L’utilisation de partitions graphiques est la piste que nous souhaitons requestionner explorer et mettre en jeu avec nos références picturales littéraires aussi bien qu’ethnologiques. “Se ve se siente la Santa está presente” le rosaire de Tepito. LaSanta Muerteest aujourd’hui une des figures  païennes les plus vénérées au Mexique. Elle est la sainte patronne des délinquants des populations à la marge des parias ou de ceux qui se sentent délaissés par la société. Cette représentation de la mort s’inscrit dans un processus de croisements incessants entre les cultures précolombiennes et le catholicisme européen. Au culte de cette  déesse de la mort  sont rattachés de nombreux rites ou rituels qui fédèrent de plus en plus de fidèles.Le culte de la Santa Muerte lui-même n’est pas mortifère car il est orienté vers la vie et la libération la santé et le bonheur l’amour et la protection des gens de milieu modeste. La mort n’est pas envisagée comme une fin mais comme un passage. Au contraire de la vision occidentale vie et mort ne s’opposent pas elles se succèdent et se regardent.  Lors despremièresrésidence de recherches nousavons établi une grille d’invariants communs à toutes les cultures dans les rituels funéraires et dans les récits cosmogoniques traditionnels. Il y a une temporalitéparticulière liée aux mythes fondateurset une écriture orale qui se dessine aussi bien formellement que métaphoriquement. Nous nous sommes ensuite interrogés sur la composition du requiem dans la liturgie catholique. Du point de vue musical sa forme actuelle se déclinent en 13 parties. Ces 13 étapes constituent pour nous un chemin archétypal de gestualités qui s’apparentent à des processus d’initiation ou de sacralisation. La permanence decessignifications métaphysiques philosophiques et politiquesest à la base de l’écriture de la partition commune aux danseurs et aux musiciens.  Jean Brice Godet et Marine Mane octobre 2018. La Générale 14 avenue Parmentier Paris Paris mercredi 1 mai 2019 Participation libre Paris 11e Arrondissement