Rennes EXPO LUANDA-KINSHASA : STAN DOUGLAS 10 octobre 2017-8 janvier 2018, Rennes Les Champs Libres Les Champs Libres. Tarif : Gratuit

Dans Luanda-Kinshasa, l’artiste canadien Stan Douglas, photographe et cinéaste internationalement reconnu pour ses installations vidéo autour des utopies du 20e siècle, met en scène un enregistrement FIctif, dans un décor qui reconstitue jusque dans les moindres détails (vêtements, instruments, accessoires, etc.) le studio légendaire de la Columbia Records à New York.

Installé dans une église arménienne désaffectée sur la 30e rue, le studio était apprécié par des artistes de tous horizons : Leonard Bernstein, Johnny Cash, Aretha Franklin ou encore Charles Mingus. Il a accueilli entre 1949 et 1981 certains des enregistrements les plus fameux du 20e siècle : Kind of blue de Miles Davis (1959), Highway 61 revisited de Bob Dylan (1965) et The Wall de Pink Floyd (1979), figurant parmi les disques fondateurs enregistrés à “The Church”.

Stan Douglas a travaillé à plusieurs reprises sur les racines africaines de la scène musicale new-yorkaise du début des années 70. Des influences musicales étrangères et une affinité avec l’afrobeat sont clairement identifiables dans le studio reconstitué ici, de même qu’un intérêt marqué pour la fusion des sons et des genres.

Luanda-Kinshasa s’inspire du portrait des Rolling Stones enregistrant leur tube Sympathy for the Devil (Sympathy for the Devil, 1968) lmé par Jean-Luc Godard. Le film est connu pour mêler des plans du groupe enregistrant et réenregistrant des passages du morceau, avec à première vue sans rapport, des coupes sur des militants des Black Panthers. La confrontation des deux univers abouti à une métaphore du climat politique de l’époque.

De la même manière, le style expérimental de Stan Douglas se joue des attentes d’une narration linéaire. En utilisant un cadre contextuel pré-existant, il pousse encore plus loin son propre genre, à la fois unique et hybride, de « reportage mis en scène ».
Les musiciens qui jouent dans Luanda-Kinshasa ont été choisis par le pianiste et compositeur de jazz Jason Moran. Parmi les autres contributeurs-clé figurent les producteurs Christopher Martini et Trivium Films, le producteur/arrangeur Scotty Hard, le chef-opérateur Sam Chase et la décoratrice Kelly McGehee.

À l’instar de ses lms précédents, qui étaient fondés sur des boucles arbitraires se déployant parfois sur plusieurs jours, Luanda-Kinshasa combine et recombine 6h de musique pour permettre des variations musicales. L’accent est mis sur le processus de composition en tant que tel, plus que sur une composition aboutie. L’attention apportée à la qualité visuelle et sonore de la projection produit un effet d’immersion total.

Le pôle Musiques de la Bibliothèque des Champs Libres met à disposition du public, pendant toute la durée de l’exposition, une selection de la discographie des musiciens ayant participé au projet, des documentaires et des tables thématiques. Une valorisation proposée également en ligne sur le portail des médiathèques de l’agglomération.

STAN DOUGLAS
STAN DOUGLAS

Né en 1960 à Vancouver, Stan Douglas a été l’un des premiers artistes représentés par la galerie new-yorkaise de David Zwirmer. En 2012, il a été recompensé du prestigieux Infinity Award de l’International Center of Photography de New York. Il a également été lauréat du Scotiabank Photography Award en 2013.

Au cours de la dernière décennie, le travail de Stan Douglas a fait l’objet d’expositions dans des institutions prestigieuses à travers le monde : le Carré d’Art – Musée d’Art Contemporain, Nîmes (2014) ; Minneapolis Institute of Arts, Minnesota (USA – 2012); The Power Plant, Toronto (Canada – 2011) ; la Staatsgalerie Stuttgart et le Württembergischer Kunstverein, Stuttgart (Allemagne – 2007) ; The Studio Museum, Harlem, New York (USA – 2005) ; Kestnergesellschaft, Hanovre (Allemagne – 2004) ; la Serpentine Gallery, Londres (Grande- Bretagne – 2002).

De nombreuses œuvres de Stan Douglas sont entrées dans les collections de grands musées comme l’Art Gallery of Ontario à Toronto ; le Centre Georges Pompidou à Paris ; l’Israel Museum à Jerusalem ; le Museum of Contemporary Art à Chicago ; le Museum of Modern Art à New York ; la National Gallery of Canada à Ottawa ; le San Francisco Museum of Modern Art ; le Solomon R. Guggenheim Museum à New York ; la Tate Gallery à Londres ; la Vancouver Art Gallery ; le Walker Art Center à Minneapolis.

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Since the late 1980s, Stan Douglas has created films, photographs, and installations that reexamine particular locations or past events. His works often take their points of departure in local settings, from which broader issues can be identified. Making frequent use of new as well as outdated technologies, Douglas appropriates existing Hollywood genres (including murder mysteries and the Western) and borrows from classic literary works (notably, Samuel Beckett, Herman Melville, and Franz Kafka) to create ready-made contextual frameworks for his complex, thoroughly researched projects.

Douglas was born in 1960 in Vancouver, where he continues to live and work. Over the past decade, Douglas’s work has been the subject of solo exhibitions at prominent institutions worldwide, including the The Fruitmarket Gallery, Edinburgh (2014); Canadian Cultural Centre, Paris (2013); Minneapolis Institute of Arts, Minnesota (2012); The Power Plant, Toronto (2011); Staatsgalerie Stuttgart and Württembergischer Kunstverein, Stuttgart (2007); The Studio Museum in Harlem, New York (2005); Kestnergesellschaft, Hanover (2004); and the Serpentine Gallery, London (2002).
Major museum collections which hold works by the artist include the Art Gallery of Ontario, Toronto; Centre Georges Pompidou, Paris; The Israel Museum, Jerusalem; Museum of Contemporary Art Chicago; The Museum of Modern Art, New York; National Gallery of Canada, Ottawa; San Francisco Museum of Modern Art; Solomon R. Guggenheim Museum, New York; Tate Gallery, London; Vancouver Art Gallery; and the Walker Art Center, Minneapolis, Minnesota.

(Source: David Zwirner)