Le Logis du Puy-Blain ouvre ses portes au public Logis du Puy-Blain, 20 septembre 2019 14:00-22 septembre 2019 19:30, Bressuire.

20 – 22 septembre Gratuit.

Venez découvrir une maison forte de la fin du XVIe siècle, sa tour, ses vestiges antérieurs, son fortin bastionné et sa longue histoire.

Logis du Puy-Blain Allée Pihoué, 79300 Bressuire 79300 Bressuire Deux-Sèvres

vendredi 20 septembre – 14h00 à 19h30
samedi 21 septembre – 14h00 à 19h30
dimanche 22 septembre – 14h00 à 19h30

Le Puy-Blain est un ensemble architectural clos composé d’un manoir de plaisance de l’extrême fin du XVIe siècle, d’une tour et de vestiges d’une maison forte du XVe siècle, d’un portail d’entrée crénelé et d’un fortin bastionné. Il est placé sur un petit promontoire dominant la vallée du Dolo, à la sortie de Bressuire sur la route de Clazay.

Arrière-fief de Bressuire, il dépendait de la châtellenie de Pugny (près de Moncoutant) et était détenu, à la fin du XIVe siècle, par Jean de la Coussaie. Jean des Loges en fait aveu en 1442. Au XVIe siècle, il appartient à Perrine Le Blanc, de Saint-Porchaire, qui l’apporte en dot lors de son mariage avec Hilaire Goguet, avocat de Fontenay-le-Comte, ami de Rabelais (qui lui dédia son premier livre) et arrière-arrière-grand-père de Scarron.

À la fin du XVIe siècle, un nouveau logis est élevé. C’est un des rares manoirs du bocage dont on peut dater la construction. En effet, sur un claveau d’un arc du vestibule est inscrite la date de 1589 (que l’on peut lire aussi 1586). Cette date est corroborée par un aveu rendu par Jean Tondreau le 25 août 1602, qui signale « un hôtel nouvellement basty ». En 1625, sa veuve fait mention dans un autre aveu « d’un hôtel et édifice construit et bâti de nouveau, garni de trois tours, d’un portail, de cour, allées et jardins pour le maître et d’un autre logis et fournil pour le métayer… »

Les Tondreau, officiers de la baronnerie de Bressuire, conserveront le Puy-Blain au XVIIe siècle, puis il passera à la famille Garnier de Breuil. La tradition locale rapporte que sa partie nord fut incendiée au moment des guerres de Vendée. De fait, des traces d’incendie subsistent sur certaines poutres et murs des combles, et la charpente de cette partie est postérieure à l’Ancien Régime.

Transformés en exploitation agricole au début du XIXe siècle, les terres et les bâtiments sont achetés par Nicolas Branger, notaire à Bressuire, qui le transmettra à sa petite-fille et à son mari, Félix Pihoué, maire de Bressuire de 1838 à 1842. Inhabité depuis la fin des années 1970, il est en cours de restauration par une famille possessionnée à Terves depuis le début du XVIIIe siècle. L’ensemble architectural est classé “zone archéologique” en 1976 et obtient le label de la Fondation du patrimoine au début de 2009. Avec l’ancien jardin attenant, ils sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis septembre 2009.

L’ensemble architectural s’ordonne selon un plan rectangulaire, autour d’une cour bordée d’un mur d’enceinte au sud et à l’est. Le logis, flanqué d’une tour ronde, occupe le côté ouest. Un fortin bastionné à toit polygonal est placé dans l’angle à droite de l’entrée. Percé d’éléments défensifs (meurtrières, canonnières), il est prolongé par le mur d’enceinte auquel ont été accolées ultérieurement des dépendances. Au nord, l’ancien logis d’habitation (prolongé d’une grande grange et d’une ancienne étable) était encore relié au nouveau logis dans le premier tiers du XIXe siècle.
L’entrée se fait au sud par une porte charretière en plein-cintre surmonté d’un crénelage décoratif, accostée d’une porte piétonne aujourd’hui obstruée par une servitude. L’allée qui s’ouvre en face a été créée lors du percement en 1836 de la nouvelle route de Bressuire à Fontenay-le-Comte. Auparavant, l’accès se faisait en passant par le bourg du Vautour.

La façade du manoir, orientée à l’est, est ornée d’éléments décoratifs que l’on retrouve dans les autres puys et logis du Bressuirais. Elle est percée, au rez-de-chaussée et au premier étage, de fenêtres à meneaux correspondant à chacune des pièces réparties de part et d’autre de l’escalier central, ainsi qu’au palier du premier étage. L’étage de combles est éclairé de lucarnes à frontons triangulaires. L’entrée a fait l’objet d’un soin tout particulier avec un blason sculpté dans le granit. La porte, en plein-cintre, est flanquée de pilastres. Elle est surmontée d’un œil-de-bœuf orné flanqué de deux accolades garnies de pots à feu et sommée d’un fronton triangulaire.

La tour est percée au sud-est de trois fenêtres ainsi que de quatre canonnières. Ses combles abritent un pigeonnier avec quatre-vingt-dix boulins.
Le Puy-Blain est évoqué à plusieurs reprises dans les romans de Georges Bordonove : La caste, Les armes à la main, Chien de feu et Les tentations. Il y est appelé “Puy-Chablun” et est la demeure de Joachim de Chablun et de ses ancêtres.

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