Lille La Déesse Verte, 27 avril 2019-4 novembre 2019, Gare Saint Sauveur – Lille Lille .

du samedi 27 avril au dimanche 3 novembre à Gare Saint Sauveur – Lille La Déesse Verte Établissant un parallèle entre les formes de l’art et les formes de la nature l’exposition prendra la forme ludique d’une vaste serre. **Pour cette exposition la commissaire Dorothée Dupuis s’est inspirée du célèbre jardin Las Pozas réalisation fantasque et utopique située dans l’état de San Luis Potosí au Mexique du poète Edward James dans les années 70.** Sujet d’une guerre sans fin tant à l’encontre de ses pouvoirs destructeurs que pour le contrôle de ses ressources la Nature est un Eldorado que l’humain a très tôt considéré comme une divinité symbolisée dans différentes mythologies par des animaux des figures féminines et d’autres entités souvent anthropomorphes. Si l’homme a par expérience toujours compris le côté fragile de la nature — d’où son incarnation par ces personnages délicats que sont les nymphes et autres entités sylvestres — sa possible fin voire son extinction n’est envisagée que depuis peu de temps. Cependant on pense que la Nature survivra à notre extinction humaine. Comme une sorte de cyborg chaque feuille chaque plante chaque organisme a la capacité constante de muter de réinitialiser ou modifier ses circuits pour s’adapter à de nouvelles circonstances. La notion de nature n’existe qu’en relation dynamique à celle de culture prise comme définition de la présence humaine sur terre ainsi que la façon dont les modes de vie globaux de celle-ci impulsés par la colonisation et le capitalisme tardif influent sur l’environnement et vice et versa. La Déesse Verte est alors pensée à la fois comme un personnage incarnation générique de l’idée de nature mais aussi comme un paysage sollicitant nos sens et composé par les oeuvres de l’exposition. Ces dernières font le portrait des mutations subies par les hommes végétaux et animaux depuis le siècle dernier et référencent autant le rapport technologique contemporain que nous entretenons avec notre environnement que d’autres systèmes de compréhension de ce dernier notamment ceux des peuples autochtones des Amériques. Établissant un parallèle entre les formes de l’art et les formes de la nature l’exposition prend la forme ludique d’une vaste serre reconstituée dans l’espace de la Gare Saint Sauveur. Dans un dialogue incessant avec la notion cruciale elle aussi de monde bâti à travers la figure de la ruine qu’elle soit urbaine ou issue de civilisations disparues mais aussi de l’idéal architectural moderniste l’exposition référence de nombreux paysages jardins représentations mythiques imaginaires et/ou historiques de la nature en lien avec l’art les cultures indigènes la technologie ou la science-fiction soulignant les ambiguïtés des notions de naturel d’authenticité et d’exploitation. **Artistes :** Gwladys Alonzo María José Argenzio Mariana Castillo-Deball Carolina Caycedo Chelsea Culprit Dewar &amp Gicquel Naomi Fisher Galerie Rezeda David Gumbs Cristóbal Gracia Cynthia Gutiérrez Renaud Jerez Lake Verea Lucile Littot Engel Leonardo Caroline Mesquita Miguel Penha Calixto Ramírez Correa Clémence Seilles María Sosa Fabiola Torres-Alzaga. **Commissariat** : Dorothée Dupuis Avec le soutien d’Accor Gare Saint Sauveur – Lille 17 boulevard Jean-Baptiste Lebas Lille Nord dimanche 3 novembre 2019 Gratuit