Paris IMAGES EN LUTTE, 21 février 2018-23 février 2018, Beaux-Arts de Paris (Palais des Beaux-Arts) Paris .

IMAGES EN LUTTE. du mercredi 21 février au dimanche 20 mai à Beaux-Arts de Paris (Palais des Beaux-Arts). LA CULTURE VISUELLE DE L’EXTRÊME GAUCHE EN FRANCE (1968-1974). Commissaires : Philippe Artières et Éric de Chassey Fruit des regards croisés de deux disciplines souvent opposées, l’histoire de l’art et l’histoire, cette exposition propose une lecture documentée de ce moment particulier de l’histoire contemporaine, les années 1968-1974, où l’art et le politique, la création et les luttes sociales et politiques furent intimement mêlés. L’exposition n’est pas une histoire visuelle du politique mais une histoire politique du visuel. Elle présente des affiches, des peintures, des sculptures, des installations, des films, des photographies, des tracts, des revues, des livres et des magazines, dont quelque 150 publications consultables dans le cadre d’une bibliothèque ouverte. C’est donc un long cortège qui est ici dévoilé, qui commence dans les grandes manifestations contre la guerre du Vietnam, s’attarde dans l’Atelier populaire des Beaux-Arts en mai et juin 1968 pour, dans les années suivantes, parcourir les boulevards parisiens, occuper les usines, les mines, les universités, les prisons et tant d’autres lieux dans toute la France. La mémoire collective des événements de mai 68 est largement liée aux affiches produites par l’Atelier Populaire, émanation de l’occupation de l’École des Beaux-arts de Paris à partir du 14 mai par ses étudiants et ses enseignants, bientôt rejoints par de nombreux artistes. Ces affiches témoignent bien sûr de la mobilisation en France et à travers le monde de toute une génération dans cette révolte politique du tournant des années 1960-1970 mais ces affiches sont aussi porteuses d’une autre histoire, loin de celles des partis politiques désireux de participer au système parlementaire, mais proche de celles des organisations d’extrême gauche interdites dès juin 1968 et qui vont se multiplier pendant plusieurs années. Elles démontrent que ce soulèvement d’une génération a partie liée avec les images et avec l’art d’avant-garde de cette époque – non sans contradictions. Elles ne sont en même temps que la partie la plus connue d’un foisonnement de la création, qui répond à une volonté de renverser radicalement les systèmes en place. L’exposition IMAGES EN LUTTE,la culture visuelle de l’extrême gauche en France (1968-1974), entend redonner à la création portée par ces utopies révolutionnaires, sans distinguer a priori ce qui relève de l’art et ce qui tient de la propagande visuelle, leur soubassement et leur complexité, en même temps qu’elle souhaite interroger les contradictions et les ambiguïtés des rapports entre art et politique, en considérant, depuis une époque où ces rapports ont perdu de leur acuité, une période où une grande partie de la création ne pouvait se penser sans eux. Avec les oeuvres de Gilles Aillaud, Eduardo Arroyo, Francis Biras, Hélène Bleskine, Pierre Buraglio, Louis Cane, Coopérative des Malassis, Henri Cueco, Guy Debord, Marc Devade, Daniel Dezeuze, Noël Dolla, Erró, Gérard Fromanger, Monique Frydman, Jean-Luc Godard, Jean-Robert Ipoustéguy, Françoise Janicot, Michel Journiac, Elie Kagan, Julio Le Parc, Chris Maker, Maurice Mathieu, Annette Messager, Anne-Marie Miéville, Tania Mouraud, Olivier Mosset, Jean-Pierre Pincemin, Ernest Pignon-Ernest, Bernard Rancillac, Martial Raysse, Claude Rutault, Carole Roussopoulos, Gérard Tisserand, Philippe Vermès, Claude Viallat, Nil Yalter, Claude Yvel… Avec le soutien de la Maison Sonia Rykiel et de son président Jean-Marc Loubier Palais des Beaux-Arts Du mardi au dimanche de 13h à 19h. Beaux-Arts de Paris (Palais des Beaux-Arts). 13, quai Malaquais 75006 Paris. Paris. Tarif plein : 7,50€ Tarif réduit : 4,00€ Gratuité pour les étudiants.