Paris Gonzaï Night : Dollkraut band, Die Wilde Jagd, Abschaum, 18 janvier 2019 19:30-18 janvier 2019 23:30, La Maroquinerie .

Pour sa première soirée de l’année, Gonzaï revient aux fondamentaux avec une programmation 100% krautrock avec les Hollandais volants de DOLLKRAUT, les Allemands planants de Die Wilde Jagd et les Français résistants de Abschaum. Un siècle après l’armistice, une soirée qui marquera la réconciliation franco-allemande avec trois bombes sur scène.

50 places à 10 € avec un mail à desk@gonzai.com

En partenariat avec nos gentils partenaires : Just Rock, les Balades Sonores, Radio Campus Paris (93.9FM).
Soirée interdite aux gilet jaunes devant marron derrière.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬ Dollkraut (band) ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Parmi l’incroyable diversité des producteurs et formations musicales d’Amsterdam, Dollkraut se démarque sensiblement des autres. Que ce soit en dj set ou en live band, Pascal Pinkert explore des univers sonores souvent délaissés, mêlant subtilement breakbeat et pop, héritages du space synth, de la proto-disco et de la new wave. Qualifié par Resident Advisor de « sorcier du son analogique », Dollkraut déploie sa magie depuis 2009 sur différents labels tels que Doppelschall, Charlois (sous-label de Pinkman Records) ou Permanent Vacation. Son premier album, « Schimanski’s Black Lullabies », sorti sur The Gym, marque un temps fort dans sa carrière et le propulse sur le devant de la scène électronique hollandaise, invoquant des sonorités orientales sur « Zaghrouta (Part 1) » ou une électro vintage sur le génial « Theme Of Fukoyama ». Un artiste complet à l’esthétique cinématographique, inspiré par les légendes urbaines, la pop culture rétro et les histoires de vampires. Dollkraut jouera ce soir en formation live.

▬▬▬▬▬▬▬▬▬ Die Wilde Jagd ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Pas facile de rentrer dans l’inconscient collectif quand votre nom est à coucher dehors. A l’heure du libre échange et des standardisations culturelles, les Allemands de Die Wild Jagd ont préféré rester de l’autre côté du mur de Berlin et leur deuxième album chez bureau B, « Uhrwald Orange », est tel un parpaing accroché au pied de l’auditeur ; impossible de ne pas plonger dans cette formidable envolée motorique. Fasciné par l’eurodance des années 90, Sebastian Lee Philipp mélange en huit morceaux aux durées irrationnelles (de 6 à 15 minutes) le krautrock historique de son pays et l’électronique de transe, sans jamais perdre de vue la dimension européenne consistant à réunir les populations du vieux continent autour d’un groove transfrontalier. Flederboy, le titre d’ouverture, est une barre à mine métronomique qui se place entre Amon Düül II, Drame et le deuxième album de The Horrors (celui produit par Geoff Barrow, et après lequel les Anglais creusèrent leur cercueil doré). Pendant 15 longues minutes, un riff de basse agit comme un mantra dans la tête de l’auditeur qui, s’il n’a pas immédiatement envie de se lever pour tabasser tous ses voisins en criant comme un mec refoulé au Berghain, est soit fan de Phil Collins, soit probablement déjà mort.

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▬▬▬▬▬▬▬▬▬ Abschaum ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬

Depuis le début des années 2010, Chris Poincelot capture comme peu d’autres ont su le faire, l’essence des musiques synthétiques, la piégeant dans d’inextricables filets de voix noire et d’hypnotiques boucles de batteries et de guitare. Tel l’héritage de Suicide, Abschaum nous fait entrevoir avec émotion l’ombre d’Alan Vega, nous assourdi avec des riffs saturés à la Spacemen 3 et nous plonge dans une ambiance sombre et froide digne de Kraftwerk. Leur nouvel et précieux album est sorti à l’automne 2017 sur le label Macadam Mambo, et le track démentiel « Moon Tango » voilà quelques semaines. Mangez vos morts.

https://abschaum.bandcamp.com/