Frankenstein – N’ai je pas raison de me lamenter de ce que l’humanité a fait d’elle même ? – présentation de projet – création janvier 2022 Theatre de Belleville, 25 septembre 2020-25 septembre 2020, Paris.

Frankenstein – N’ai je pas raison de me lamenter de ce que l’humanité a fait d’elle même ? – présentation de projet – création janvier 2022
Theatre de Belleville, le vendredi 25 septembre à 14:00

Après _Jamais jamais ! (Peter Pan)_ et _Fahrenheit 451_, les arpenteurs de l’invisible sont heureux de vous inviter à la présentation de leur prochaine création _Frankenstein – N’ai je pas raison de me lamenter de ce que l’humanité a fait d’elle même ?_ dans une mise en scène de Florian Goetz et de Jérémie Sonntag, création prévue pour janvier 2022.

Dans une atmosphère hybride entre XIXe et XXIe siècle, où dialoguent éclairages à la bougie, ciels tourmentés, vidéo et body mapping, ce classique du « mystère et de la terreur » pose la question de l’hubris de l’homme et de sa responsabilité vis à vis de l’Humanité et de son environnement. En donnant la parole aux laissés-pour-compte, notre adaptation rend à l’oeuvre sa dimension politique en interrogeant les rapports de domination et l’origine de la violence.

ADAPTATION Florian Goetz et Jérémie Sonntag, d’après Mary Shelley
MISE EN SCÈNE Jérémie Sonntag et Florian Goetz
DISTRIBUTION Roxane Kasperski, Makita Samba et 1 comédien (en cours)
PRODUCTION Les arpenteurs de l’invisible
COPRODUCTION Le CDNOI – CDN de l’Océan Indien, la Ferme de Bel-Ébat
Guyancourt, le Théâtre de Saint-Maur, le Sud-Est Théâtre – Villeneuve Saint Georges, la Courée – Collégien (en cours)
AIDES À LA RÉSIDENCE La Ferme du Buisson – Scène Nationale (en cours)
PARTENAIRES Le Théâtre R. Barat – Herblay, l’Espace B. Vian – Les Ulis, le Centre d’Art et de Culture – Meudon, le TEC – Plaisir, le Théâtre Montansier – Versailles (en cours)

_Frankenstein_ est un Faust modernisé qui touche au mythe de la création et à la démesure de l’orgueil humain : le jeune savant Victor Frankenstein est un Prométhée négatif si aveuglé par son ambition qu’il déchaîne puissances de mort et désastres. Parabole sur la science, ce mythe fondateur questionne de manière plus large l’hubris de l’homme et sa responsabilité vis à vis de l’Humanité et de son environnement.

Nous souhaitons rendre à l’œuvre sa dimension politique qui ouvre une réflexion sur les effacés, les sans voix, ainsi que sur la violence engendrée par la domination. Mary Shelley fait parler le « monstre » : il met en échec son créateur en lui donnant à regarder en face son abandon et dénonce la violence de la société qui l’a précipité dans la haine et la vengeance. Cette plaidoirie est pour nous une défense clandestine des exclus, de ceux qui sont privés de parole. Elle fait écho au statut des femmes, des esclaves, des juifs, des homosexuels, des colonisés, dénué.e.s de droit au XIXème siècle. Elle fait place aux victimes d’une époque bouleversée par les ruptures sociales, engendrées par l’industrialisation naissante et par la crise climatique et sanitaire mondiale de 1815-1819 causée par l’explosion du Volcan Tambora, qui provoqua famines, épidémies et flux migratoires massifs.

_Frankenstein_ fait écho à nos temps troublés, il nous renvoie à nos sociétés capitalistes patriarcales qui, ayant réduit au silence toute altérité dissidente depuis des siècles, ont engendré les monstres d’aujourd’hui. Ce mythe interroge les fondements de notre humanité en posant la question du regard qui assigne l’Autre aux identités réductrices du genre, de la race et/ou de la classe. Mais qui est donc véritablement le monstre ? Le créateur ou sa créature ? La haine éprouvée par la créature n’est-elle pas engendrée par la violence instituée par son créateur ? Victor Frankenstein, archétype de l’homme blanc dominant n’est-il pas, lui aussi, une créature monstrueuse engendrée par les assignations d’une société patriarcale qui le surplombe ? Les assignations et les déterminismes hérités de l’Histoire ne font-ils pas de nos sociétés contemporaines les Léviathans qui, malgré les avancées humanistes, dévorent toujours nos humanités multiples ?
sur réservations
les arpenteurs de l’invisible – Florian Goetz et Jérémie Sonntag

Theatre de Belleville 16 Passage Piver, 75011 PARIS Paris Paris 11e Arrondissement Paris


Dates et horaires de début et de fin (année – mois – jour – heure) :
2020-09-25T14:00:00 2020-09-25T15:00:00