Pour l’abolition universelle de la peine de mort, Amnesty à la MIR 7 octobre 2014 14:00-17 octobre 2014 18:00 Exposition Tarif : Gratuit

Exposition : « Pour l’abolition universelle de la peine de mort », réalisée par Amnesty International. Elle présente la réalité de la peine de mort dans le monde et les raisons de se mobiliser pour son abolition. Accueil de la Maison Internationale de Rennes, du 7 au 17 octobre, du mardi au vendredi, de 14h à 18h. 7 Quai Châteaubriand, 02 99 78 22 66.

 

pendaison
Pendaison

Le 6 mars 2013, le Sénat du Maryland a approuvé le projet de loi qui propose l’abolition de la peine de mort. Bien que ce texte doive être soumis à l’appréciation de la Chambre des représentants du Maryland pour induire véritablement un bouleversement des pratiques de la punition, son adoption par le Sénat marque assez, pour cet État, un désir de rupture et une étape non négligeable vers la recherche d’un changement de politique pénale. Une chose demeure claire : sur la question de la peine de mort, le Maryland semble plus sensible au progressisme pénal que, par exemple, le Texas ou la Géorgie. Ces derniers continuent à mettre en œuvre aujourd’hui des exécutions capitales par injection létale. Même quand il s’agit de sanctionner des individus diagnostiqués comme faisant l’objet d’une déficience mentale ! Analyse approfondie.

Les tentatives de légitimation de la peine capitale

Si, sur un axe historique qui nous mène, en Occident, de l’Antiquité à nos jours, la pratique de la peine de mort a reculé, elle n’a pas disparu, tant s’en faut ! C’est que les chantres de cette pénalité, qu’on retrouve jusques et y compris les États-Unis considérés pourtant comme la plus grande démocratie au monde et le pays même de la liberté, ne manquent pas. Les arguments en faveur de la peine de mort, puissamment populistes, sont, du reste, connus :
–    d’abord, puisque celui qui s’est rendu coupable de meurtres ou d’assassinats a ôté la vie à la victime, il doit payer de sa vie cet homicide. Par où l’on voit que c’est dans l’idée même  d’endettement et de rétribution que s’enracine la doctrine de la peine de mort : celui-là même qui a tué doit mourir à son tour, parce qu’il a contracté une dette infinie envers ses semblables, la société, la loi, en commettant l’irréparable;
–    ensuite, sur fond d’une organisation sociale historiquement et religieusement indexée sur le principe de la méritocratie, qui s’exprime tout particulièrement à travers le couple sanction/récompense, il s’avère que le mis en cause n’est plus digne de vivre dès lors qu’il a lui-même tué, et mérite la sanction la plus proche ou à hauteur du crime qu’il a commis. En l’occurrence ici, (lire la suite de cet article)