Eugène Carrière, peintre de l’intime Musée Eugène-Carrière, 22 septembre 2019 11:00-22 septembre 2019 19:00, Gournay-sur-Marne.

Dimanche 22 septembre, 11h00 Entrée libre

50 œuvres pour comprendre le parcours d’un peintre intimiste, ses obsessions et ses rêves

Eugène Carrière, peintre de l’intime : 50 œuvres pour comprendre son parcours, ses obsessions et ses rêves

Eugène Carrière appartient au courant des peintres intimistes. C’est une être méditatif porté sur l’intériorité de l’homme, son sens profond, essentiel et délicat :

“Le mystérieux de la réalité et la réalité de l’invisible m’a attiré. Je sais que pour moi l’évidence est ce qui ne se perçoit pas au premier instant ; inconsciemment je me suis laissé aller à cette fascination”.

Il avait hérité d’un don pour le dessin mais 40 ans s’écoulent avant que ne se réalise son vœu le plus cher : devenir peintre et mettre en cadre la vie, pas celle factice des salons mais les scènes empruntées au quotidien des siens.

Musée Eugène-Carrière 3 rue Ernest-Pêcheux 93460 Gournay-sur-Marne 93460 Gournay-sur-Marne Seine-Saint-Denis

dimanche 22 septembre – 11h00 à 19h00

06 17 20 46 45 http://www.eugenecarriere.com De sa venue au monde à Gournay le 16 janvier 1849, on retiendra une double naissance à la vie et à l’art. C’est en raison de son lieu de naissance qu’Eugène Carrière obtient une bourse d’étude pour les Beaux-Arts qui s’avère déterminante dans sa volonté de devenir peintre. Dans la salle d’entrée, autoportraits et photographies révèlent le visage d’un homme de tempérament dont l’assurance masque les interrogations sur son époque. Des aspects plus confidentiels de son œuvre, comme le volet lithographique, sont exposés. À l’avant-garde des peintres-graveurs, Eugène Carrière transpose sur la pierre ou le cuivre la construction sculpturale de ses œuvres. Inspiré par l’enfance, à laquelle est consacrée une section de l’exposition, Eugène Carrière se révèle un portraitiste de l’intime et de l’émotion. Paysagiste à ses heures, le peintre livre en de rares tableaux une compréhension de la nature très personnelle. La représentation de la féminité occupe une place centrale dans l’œuvre d’Eugène Carrière. Elle a souvent pris les traits de Sophie Adelaïde Desmousseaux (1855-1922), son premier modèle et la compagne de toute une vie. Elle a inspiré son œuvre et forgé sa sensibilité d’artiste. Le fonds graphique du musée dévoile des études dessinées qui plongent le visiteur dans les coulisses de la création : comprendre la démarche, de la première idée du peintre jusqu’à la mise en peinture sur la toile. Le dessin d’après le modèle est souvent utilisé indépendamment comme un espace de liberté et d’expérimentation. La peinture feutrée de Carrière tente de capturer les effets lumineux. Son pinceau renonce peu à peu à la maîtrise du visible. Eugène Carrière et Auguste Rodin sont deux complices en art. Leurs combats communs se doublent d’une amitié forte depuis les années 1880 que retrace la dernière partie de l’exposition. Devenu un artiste de notoriété publique, le peintre se veut en communion avec ses contemporains pour partager l’universalité de l’homme. Résolument engagé, Carrière affiche ses revendications de tolérance et de liberté, révélées très tôt dans une de ses toutes premières lithographies, »Les Droits de l’Homme ». En 1903, il exprime son pacifisme au sein du groupe de la Conciliation internationale avec Paul d’Estournelles de Constant. « Carrière ne s’est pas contenté de rêver la paix, il l’a servie. » Paroles prononcées sur la tombe du peintre en 1906 par Paul d’Estournelles de Constant.

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